I : LES RUES DE LA TESTE, PYLA et CAZAUX.

 

Les noms sont suivis de celui du quartier actuel et de la date de dénomination ;  parfois, lorsqu'il s'agit de lotissements dont le nom est identique, c'est la date d'incorporation dans la voirie communale). Afin de ne pas surcharger, les noms des personnages qui figurent dans les dictionnaires n'ont eu droit qu'à l'indication de leurs dates et de leur métier (écrivain...) sauf s'ils ont un rapport avec le pays.

Quant aux photographies d’élus, ne pouvant me les procurer toutes, j’ai pris le parti de n’en mettre aucune ce qui évite de froisser les absents.

D’autre part, je n'ai pas séparé les sections de Cazaux et du Pyla. En effet cela aurait conduit à répéter parfois la même chose.

    

ABATILLES (chemin des).

Le chemin dénommé des Abatilles, sur la carte de l'Office de Tourisme, part de l'ancienne Maison du Juge, longe le pied sud des dunes de Lagrua et du Hourn Somard passe au sud de l’Etrier arcachonnais et arrive au pied de l’ancienne piste de ski sur grépins avant de rejoindre l'angle sud-est du cimetière d'Arcachon. Il est, en grande partie, emprunté par une piste cyclable. (Voir la carte des lieux-dits). En réalité, ce chemin rural classé en 1846 s’appelait « chemin de La Teste à la Chapelle d’Arcachon »

Quant au chemin appelé actuellement  «des Abatilles »il portait, à l’origine le nom de « chemin de la bat de ninot »,  partait de la cabane de Lagrua et rejoignait l’angle sud-est du cimetière d’Arcachon en suivant à peu près le tracé de l’actuelle allée Camille Jullian puis la fin de l’allée Jean Balde. D’autres tracés le font arriver au bout de l’allée Auriol aux Abatilles. Mais il est interrompu, près de Lagrua par la zone d’épandage éventuel du SIBA puis, dans sa partie centrale par le golf, et à l’arrivée par le camping d’Arcachon…. !

Enfin il y avait en 1849 un « chemin des Abatilles » qui partait de « la maison du juge »dont le tracé a été complètement « recouvert » par des lotissements.

 

Chemins ruraux et date des semis. (R.Aufan 1994)

 

Sur cette carte établie d’après le cadastre de 1849, on distingue du nord au sud les quatre chemins qui reliaient La Teste à son quartier d’Arcachon. Le plus au sud est le chemin du Moulleau (voir ce mot)

Les Abatilles est un diminutif du mot "abat" (vallée) auquel on a ajouté le suffixe ancien "ilh". Il signifie donc "les petites vallées".

 

ACACIAS (chemin des) Le Pyla    (20-08-1928)                                                          

                  (avenue)                      (16-11-1976)

Le robinier, ou "faux acacia", importé, vers 1600, d'Amérique du Nord par le  jardinier Robin, a été longtemps utilisé pour lutter contre la mobilité des sables. Son bois l'est souvent pour faire des clôtures.             

                       

ADER Clément (rue) La Teste : la Magrette.   (20-02-1992)                

Aviateur français (1841-1925) considéré comme le "père de l'aviation" pour avoir, en 1890, fait  voler pour la première fois un "plus lourd que l'air".

 

AERODROME (avenue de l') La Teste : Zone Industrielle. (06-06-1976)                                          

Elle évoque l'aérodrome de Villemarie qui a été fondé en 1949.

Le premier projet d'aérodrome date de 1931 et le lieu d'implantation proposé était ...les prés salés entre La Teste et Arcachon !

Villemarie fut choisi en 1938, mais ce n'est qu'en 1949 que les 60 hectares de terrains nécessaires furent achetés par le Syndicat Intercommunal Arcachon-La Teste-Gujan à Mlle Fontmarty, en vertu d'une déclaration d'utilité publique du 12 Octobre 1948.

L'ensemble fut concédé à l'Aéro-club d'Arcachon présidé par le général Terrasson. Il demanda, pour servir au gardien, à conserver l'ancien moulin construit sur le canal de dérivation, mais il n'en reste que deux meules...

Les autres bâtiments, non utilisés par l'Aéro-club, furent démolis et leurs matériaux vendus au profit du Syndicat. Quant au "canal des usines", il fut comblé sur 352 mètres et dérivé vers le canal de fuite de l'ancien moulin qui en 1849 était en ruines.

Il resta à régler le problème du libre pacage qui, en vertu de la baillette de 1550, pouvait continuer à s'exercer sur les pistes...Le Préfet  proposa  le cantonnement qui fut repoussé par les communes au motif évident qu'elles étaient propriétaires du bien concerné. Les élus testerins suggérèrent à l'aéro club de clôturer son périmètre et de le mettre en culture afin de respecter la baillette selon laquelle le captal ne pouvait concéder les terrains et donc les soustraire au libre pacage que pour y semer des blés...! Finalement, après la suspension du droit de pacage (1949) puis un projet avorté d'adjudication  de ce droit (1950) il  fut définitivement interdit en 1950.

  Hangar de l’escadrille « Mouillard » au pied de la dune (Collection particulière)

 

La Teste avait compté, jusqu'en 1951, une activité de vol à voile très importante dont la base était la dune du Pilat. Après la tempête de Décembre 1951, qui détruisit le hangar situé sur la plage, cette activité se replia sur le tout nouveau terrain de Villemarie.

 

 

AFRIQUE (impasse d') La Teste, Miquelots : hameau de Pierille.  (04-02-1977) 

Nom d'un crassat au sud-ouest de l'île aux oiseaux.

 

AIGRETTES (allée des) La Teste, Miquelots : la colline du soleil  (28-11-1984=

Oiseau blanc à pattes et bec noirs, l'aigrette garzette, proche du héron, a une touffe de plumes sur la tête. Il est protégé en France depuis 1962, car il eut à souffrir, dans le passé, des ravages de la mode....

 

AIGUILLON (rue de l') La Teste : l'Aiguillon. (06.01.1960)                                                     

Le nom apparaît au XIIIe siècle. Mesnil, Cassini et Belleyme, cartographes français du XVIIIe siècle, mentionnent la pointe de "l'éguillon". En 1789, cela s'écrit "Léguillon", puis en 1849 "Pointe de l'aiguille".

Jacques Ragot évoquait  "le guillon", désir instinctif (guilhe) éprouvé par les marins rentrant au port après les campagnes de pêche, en vieux français l'aiguillon de la chair ; ou encore l'aiguille (agulhe) dont se servaient les douaniers pour sonder les paquets. Mais le poste de douane était au "Moing" et non à l'Aiguillon .

Il y a une autre possibilité, l'aiguillon est aussi le bâton ferré pour stimuler les bœufs, or la pointe était très fréquentée parles bovins, les dessins de Léo Drouyn en témoignent.

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    Léo Drouyn 1857. L’Aiguillon, le chenal du Hourquet et le port de La Teste (le caillaou, ainsi dénommé car les bateaux y déchargeaient les pierres qu’ils avaient récupérées pour lester leur embarcation en cas de retour à vide) Au fond, La Teste ; à gauche, les moulin des Prés et du Pujeau.

 

L'explication est beaucoup plus simple, le nom est tiré de la forme du territoire avançant en pointe dans la mer.    

 

AIRE d'ACCUEIL DE LA DUNE.

Cet ensemble a été réalisé dans le cadre du Grand Site National de la Dune du Pilat en 1986/87.

 

AIRIAL(avenue de l’)    La Teste : Pinède de Conteau.(18-11-1987)                                                

L'airial n'existe pas en Buch, c'est, dans les Landes, une clairière autour de la maison du  maître, regroupant celles des métayers, la bergerie et tous les bâtiments nécessaires à  l'exploitation.

En Buch, le terme le plus proche, bien que de sens différent, est "les places"(voir ce mot).  

               

AJONCS (avenue des)  Le Pyla : les Pins de la Famille.   (09-06-1938)                                                Ancienne avenue de Pissens du nom d'une dune.

Très commun dans les landes atlantiques où il pousse à l'état sauvage, l'ajonc d'Europe fut  utilisé pour fixer les sables mobiles. On l'appelle "jaougue" en gascon.         

 

ALBATROS (avenue des) Super Pyla 2. (10-09-1974)                                               

Palmipède des mers australes d'une amplitude d'environ 3 mètres semblable au poète, disait Baudelaire, car "exilé sur le sol.....ses ailes de géant l'empêchent de marcher".

 

ALBBIZIAS (allée des) La Teste Miquelots : la Chamade. (28-11-1984)

Arbre de la famille des mimosas, très utilisé depuis quelques années comme arbre d'ornement.

 

ALEXANDRINE (Rue) La Teste L’Aiguillon.  (31-08-1901)

C’est le vestige testerin d’une rue d’Arcachon baptisée ainsi en l’honneur de l’épouse (Alexandrine, Charlotte) du neveu d’Adalbert Deganne, Fernand de Maupassant qui était inspecteur Général des chemins de fer.

 

ALISIERS (rue des)  La Teste : Pinède de Conteau.  (31-01-1991)                                                       

De la famille des rosacées, le bois de cet arbre de 10 à 30 mètres de hauteur, est utilisé en ébénisterie.

L'alisier torminal le fut aussi, à l'époque romaine, contre la dysenterie.

 

ALIZES (avenue des) Super Pyla 2.    (10-09-1974)

Ancien "square du vent d'autan" ou voie N° 6. Les alizés sont des vents qui soufflent des tropiques vers l'Equateur. Dans l'hémisphère nord, du N.E. vers le S.W., ce sont les vents porteurs des traversées Europe-Amérique.

          

ALLIES (rue des)La Teste centre.   (29-11-1918)                                                      

Ancienne rue appelée "des places" le 13 Février 1847. Les places étaient les endroits où l'on  réunissait les troupeaux, à l'entrée de la lande. Ce genre d'enclos: le triangle délimité par les rues des Alliés, de la Victoire et du Président Carnot, existait en 1748.

Tout à côté se trouvait un moulin à vent dit "moulin des places" ; il y en a deux sur les relevés de Mesny en 1762. D'après la carte de Charlevoix de Villers en 1778, il s'agissait des moulins dits de Chassin et de Broc. Ces moulins sont parfois appelés de Cap lande car c'était là que commençait la lande. D'ailleurs, la prolongation de la  rue du Président Carnot qui borde les Places à l'Est s'est depuis longtemps appelée rue des landes. En 1849,les deux moulins à vent appartiennent à Taffard (moulin de Cap lande) et à Fleury (moulin des places). Le lieu dit "Cap lande" étant mitoyen, il doit s'agir des mêmes .

Elle fut  nommée rue des Alliés en l'honneur des 27 états vainqueurs de la guerre de 1914-18.

         

ALOUETTES (rue des) La Teste : la Pantière.    (28-11-1984)                                     

Passereau commun  qui se prend depuis le Moyen Age (Orthez 1400)dans les pantes ou pantières. Le piège est constitué de deux grands filets plaqués au sol qui se rabattent l'un contre l'autre lorsque les alouettes, attirées par un appeau vivant et par le sifflet du "chioulayre" (le chasseur caché dans une cabane), se sont posées. Ce type de chasse n'est plus autorisé que dans trois départements du Sud-ouest : Gironde, Landes et Pyrénées Atlantiques du 10 octobre au 20 novembre, les autorisations préfectorales devant être renouvelées chaque année. 

La plus commune dans le sud-ouest est l'alouette-calandre.

A La Teste, dans l'entre deux guerres, les pantes étaient nombreuses entre le bourg et la forêt dans les quartiers de Palu et Braouet et la vente des alaudes était florissante.

                 

AMPERE André (avenue) La Teste : Zone Industrielle. (16-1-1976)                                            

Savant français, inventeur de l'électro-aimant et du télégraphe électrique (1775-1836).

 

ANGOULINS (impasse des) La Teste : Miquelots : Hameau de la dune   (27-01-1993)

C'est le nom d'un crassat (terrain émergé à marée basse sur lequel sont installés les parcs à huîtres) et d'un estey (chenal qui serpente entre les crassats) au nord de Meyran. Il est déjà présent sur la carte de 1860.

Un angoù, dans les Landes, est un  endroit marécageux, mais  anguila est dans le gascon gujanais une anguille...

                

ANJOU (enclos de l') La Teste : l'enclos du Ping. (28-11-1984)                                            

Province dont le douzième comte, Henri Plantagenet, futur Roi d'Angleterre, épousa Aliénor, Duchesse d'Aquitaine, en 1152.

 

APPERT Nicolas (1749-1841) rue La Teste (4 Avril 2013)

Inventeur du procédé de conservation des produits alimentaires, son nom a été donné à la rue qui conduit aux terrains consacrés aux jardins familiaux.

 

AQUITAINE  (allée d') La Teste: les Chênes verts.   (28-11-1984)                                

Les Aquitains, avant la conquête romaine, étaient, entre Garonne et Pyrénées, un peuple différent des "Gaulois" par leur langue dite "aquitanique" ancêtre à la fois du  basque et du gascon d'où viennent les noms de  lieux en os. Le nom, dérivé du latin aqua, signifie "pays des eaux".                

               

ARAGO (rue)  La Teste : le Coum.   (15-05-1973)                            

Parmi les trois frères Arago : François (1786-1853, astronome et physicien, membre du  gouvernement provisoire en 1848), Etienne (1820-1892, écrivain et homme politique) et Jacques (1790-1855, écrivain), il semble logique de retenir le dernier, auteur, en 1829, d'une "Promenade historique, philosophique et pittoresque dans le département de la Gironde" au cours de laquelle il vint à La Teste et logea à l'hôtel Legallais situé, depuis 1823, sur la plage d'Arcachon.

                             

ARBOUSIERS (avenue des) Le Pyla.   (24-07-1925)                                                    

Arbuste d'origine méditerranéenne de la famille des éricacées. La zone de prédilection des lédouneys est à l'abri de la dune du Pilat, à cause d'un microclimat .

Les "ledounes", ses fruits en gascon, étaient utilisées pour faire des gelées et une  boisson rafraîchissante, "le lédounat". Ils constituent aussi l'aliment principal des grives mauvis dont le nombre augmente considérablement en automne, lorsque les fruits sont mûrs. Son bois est utilisé en marqueterie.

 

ARCACHON (boulevard d’) La Teste : les Abatilles.   (18-10-1958)                          

La Teste connut, en 1847, une rue d'Arcachon, l'actuelle rue du Général Chanzy. La route actuelle fut ainsi appelée suite à la décision d'Arcachon de nommer boulevard de La Teste, la voie qui la  prolonge dans les Abatilles.

Comme je l’ai expliqué dans mon site « http://naissancedarcachon.free.fr »,le nom d'Arcachon apparaît vers 1205/1243 sous les formes Arquasson, Arcaisson. La forme -iss- correspondant au son -ch-, la prononciation était donc déjà la nôtre .Il connut ensuite nombre de graphies.

Deux explications possibles : soit, c'est le plus vraisemblable, l'endroit où il y a des chênes (du latin cassanus), soit, d'après Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, la "brêche", donc l'estuaire de la Leyre (de l'antique suffixe aquitanique "ixone").Il est intéressant de noter qu’à plusieurs reprises au XVIII° siècle, notamment en 1748,la forêt d’Arcachon est appelée «Montagne de la Canau», c’est-à-dire la vieille forêt qui longe le chenal de «Techan ou de Bernet», principal exutoire de la Leyre.

D’autres y ont vu une analogie avec «Kar», la roche. En effet, au XVIe siècle, le nom devient Carcassone ou Carcaxon, (x = ch) et sur les portulans, on peut voir de petites croix signalant un danger aux navigateurs. Plus que des brisants rocheux, ce devaient être des bancs de sable et l’analogie vient peut-être de là. Une dune en gascon se nomme roque ou règue.

Par contre l’explication « grecque » qui est malheureusement toujours colportée est à bannir car, forgée de toutes pièces, elle est de la même veine que l’exotique « Pyla ».

Cette étymologie grecque formulée en 1869 par l’abbé Bauvois associait trois éléments :la ville d’Arcachon, l’arcanson ou colophane (le brai sec)et la ville grecque d’Asie mineure de Colophoon où on en fabriquait. Des dictionnaires « sérieux » continuent à la propager faisant même d’Arcachon une déformation au XVIII° siècle (!) du mot arcanson.(sur ces produits et leurs dénominations voir mon site http://brais-poix.chez.alice.fr)

                                  .                                                                   

ARMAILLE Comte d' (rue du) La Teste    (31-03-1984)                                             

Germain René de la Forest d'Armaillé acquit aux enchères, le 7 Mai 1845, les Prés salés.

Il voulut mettre en culture les terres endiguées au sud de la route d'Arcachon et transformer le reste en réservoirs à poissons avec l'accord de l'Etat. Il s'opposa à la commune et après son décès, le 22 Octobre 1859 à Arcachon, c'est son épouse qui continua  la lutte. La partie Est, endiguée en 1869, fut ensuite acquise en 1872 par Harry Scott Johnston, négociant bordelais Président des Pêcheries de l'Océan et la partie Ouest fut adjugée en 1877 à...son frère Nathaniel Johnston qui ne put l’endiguer en raison d’un accord passé en 1851 entre M. d’Armaillé et l’Etat selon lequel si la partie est pouvait être endiguée (ce qui fut fait en 1868),les zones situées à l’ouest et au nord de la craste douce ne le seraient pas. Malgré cela, une digue fut édifiée en 1930-35, s’effondra en 1944 et fut rétablie en 1978. Pendant tout ce temps d’innombrables procès eurent lieu, toutes les juridictions administratives ou civiles eurent à en connaître, jusqu’à ce que la domanialité des terrains soit reconnue et que la commune reçoive l’autorisation de les aménager. (voir Prés salés)

 

ARMANDY André (avenue) La Teste : les Abatilles.  (16-11-1976)                           

Albert André Aguilard dit Armandy (1882-1958), écrivain français, auteur du livre "Les cribleurs d'océan", composé au Cap Ferret où, après y avoir passé des vacances, il fit construire, en 1945, une villa.

 

ARROUSINEY (rue de l') La Teste : l'Arrousiney.   (30-06-1992)                    

 Improprement traduit par "résinier", l'arrousiney est, au XVIIIe siècle, celui qui transforme les gemmes (la résine) et le galipot en gommes (rousine, brai sec et colophane) en les cuisant dans un grand chaudron, la caoudeyre.

A ne pas confondre avec celui qui fait couler la résine de l'arbre, le « gemier » ou « gemmeur ».

Le lotissement fut autorisé en 1988.

                                                                       

ATLANTIQUE (boulevard de l') Le Pyla.   (16-11-1976)                                              

Artère principale prévue pour desservir par l'Est les lotissements qui s'étalent sur le flanc ouest de la dune de Pissens, elle a été réalisée au fur et à mesure de leur création ; mais elle est interrompue par celui du Domaine dont la voirie est restée privée, c’est pourquoi le Conseil municipal a décidé, le 27 Juin 2002, pour des raisons d’intérêt public, de classer les voies de ce lotissement dans le domaine public « y compris par l’expropriation » afin de rétablir la circulation sur le boulevard mais en 2008 la situation n’a toujours pas évolué.

Elle suit la ligne de crêtes de la dune de Pissens à une altitude moyenne de 67 mètres.

En 1762, on planta un signal sur cette dune "blanche" pour tracer les parallèles à la méridienne de Paris. En 1763,l'ingénieur Mesny recommença l'opération et constata que la dune avait reculé de 30 mètres vers l'est. Le chiffre est peut-être exagéré mais c'est l'époque où l'on parle le plus de fixer ces sables menaçants.

 

AUBEPINES (avenue des)  La Teste : Lotissement Triscos.   (13-08-1971)

Cet arbrisseau de la famille des rosacées, appelé "bré" en gascon, a des rameaux qui portent des épines (brèdes) et des fleurs blanches. Il est très fréquent dans la forêt et dans les jardins.

 

AURORE (allée de l') Le Pyla : la Forêt. (08-09-1978)                                                

                                                 

BAIES  (avenue des) Le Pyla : l'Ermitage.   (22-06-1990)                                     

             (square)                                         (13-11-1992)

Prolongement de l'avenue de l'Ermitage. Il s'agit ici des fruits charnus (arbouses....)

                                     

BAINES (avenue des) Le Pyla : le Domaine.   (26-10-1995)                                             

Les baïnes sont des dépressions creusées par la mer, visibles à marée basse, en bordure de plage, elles deviennent très dangereuses quand le banc de sable qui les délimite au large est coupé par les vagues. Il se produit alors un phénomène d’aspiration qui peut entraîner les baigneurs.

 

BAILLONS (Rue des) La Teste « le clos de la chênaie »   (3-03-2006)

Elle débouche rue de la Migreque, sur l’ancien chemin des baillons (voir Migreque)

 

BAL  Pierre Valmont (allée) Cazaux.   (27-02-1948)                                                     

Né à Biscarrosse le 22 Avril 1832, décédé à Cazaux le 30 Mars 1924. Conseiller municipal en 1895 et en 1906, adjoint spécial de 1877 à 1878 et de 1895 à 1902, cet instituteur fut membre de la Commission Spéciale qui, le 8 Mai 1909, demanda l'érection de Cazaux en Commune indépendante. Elle était en outre composée de Elie Daugey, Jules Noailles, Clément  Sémiac et Jean Sensey.

Ironie de l'Histoire, en 1790, c'est son ancêtre, Jean Bal, qui avait conduit, parce que lui seul savait signer, la délégation de cazalins venus demander l'intégration de la paroisse de Cazaux à la nouvelle commune de La Teste...                        

 

BALANCE(allée et square de la) Le Pyla : la Forêt.(16-11-1976)                                   

Signe du zodiaque et symbole de la Justice.

 

BANC d'ARGUIN (avenue du) Le Pyla.   (09-07-1997)                                                

Ancienne avenue des passes. Le nom avait été en fait changé en 1987 puisque, le 4 Février, une délibération prévoyait la construction d'un épi au droit de cette avenue et qu'en Décembre, le même projet parlait de l'avenue du Banc d'Arguin ; mais il n'y a pas eu de décision officielle d'où le vote de 1997.

Le banc d'Arguin a été mis en réserve naturelle le 28.12.1972.Il est géré par la SEPANSO (Société d’étudeset de protection de la nature du sud-ouest)

Son nom apparait pour la première fois en 1835 sur la carte de Monnier. Le fameux naufrage de la Méduse a eu lieu, sur le banc d'Arguin, au large de la Mauritanie, en 1816 ; le tableau du "Radeau de la Méduse" a été peint par Géricault en 1817.Il y a peut-être une corrélation.

                                                  

BAOU (rue du) La Teste centre.  (31-03-1949)                                                             

Ancien chemin du même nom. C'est le nom d'un quartier.

Le nom orthographié "bau" (1748 et 1810) est aussi écrit "beau" (1775, 1810, 1821), "baux"(1849) ou "baou" (1775, 1849, 1888). Pour Simin Palay, un baou, dans les Landes, est une friche.

 

BART Jean (rue) La Teste : le Grand large.  (28-11-1984)                                            

Corsaire français (1650-1702).

 

BASSIN  (avenue du) Le Pyla.   (16-11-1976)                                                               

Certains ont parfois protesté contre ce nom pourtant célèbre mais qui évoquait pour eux le "lavement des pieds". Ils proposaient "baie" mais, le bassin n'étant pas grandement ouvert aux vents du large, le bon sens a triomphé.

Il s'est successivement appelé "hâvre de La Teste (1533) ou d'Arcasson (1616)","golfe", "petite mer de Buch" (1660), puis "bassin" (1689).

 

BASTIE Maryse (rue) La Teste : La Magrette.   (12-10-1971)                                    

Aviatrice française (1898-1952), détentrice de 10 records mondiaux.

           

BEARN  (rue du) La Teste : les Chênes verts.   (13-10-1983)                                       

Province dont la capitale est la ville de Pau.

 

BECASSES (allée et Avenue des) Le Pyla : les Hirondelles.   (16-11-1976)                   

         (rue)                 Cazaux.                      (06-02-1965)                                              

Oiseau fétiche de la forêt testerine, la "bécade" se chassait aux pantes après avoir ouvert,  dans la forêt, un couloir de 20 pieds de large sur 200 de long appelé "fenêtre" ou "bétey". En 1752, le seigneur recevait deux paires de bécasses par fenêtre utilisée et l'on en prenait par milliers : ainsi, en 1790, la Veuve Peyjehan fut-elle accusée d'avoir dissimulé de ses revenus 1000 paires de bécasses.

 

Une fenêtre. Gravure du XVIII° s. Encyclopédie de Diderot et d’Alembert

 

On les chassait aussi "à la passée" aux moments, lever ou chute du jour, où elles passaient des clairières à la forêt. Cela est interdit depuis 1978 tout comme la chasse "à la croule" pratiquée au moment des amours. Actuellement la pratique la plus courante est la chasse au chien d'arrêt avec des prises limitées (30 par chasseur et par an en 2006/2007) consignées sur un carnet de prélèvements.

                                                                                    

BECQUEREL Henri (avenue) La Teste : Zone Industrielle.  (25-06-1993)

Fils (1852-1908) et petit-fils de physicien, il a découvert la radioactivité. Prix Nobel en 1903.                     

 

BEETHOVEN Ludwig Van (square) Pyla : bois de la Chapelle.  (27-01-1993)

Compositeur allemand (1770-1827).

 

DU BELLAY Joachim (allée) La Teste, Miquelots, Hameau de l'estran.  (28-11-1984)

Poète français (1522-1560).

        

BELLEVUE (avenue) Le Pyla : Bellevue.     (16-11-1976)                                              

                     (impasse)      "      "    .             (25-04-1990)                                                   

L'impasse dessert les N°28 et 30 de l'avenue.

 

BELLONTE Maurice   La Teste : La Magrette  (07-2007)

Aviateur (1896-1984)qui réussit, avec Dieudonné Coste, la première liaison Paris New York en 1930.

 

BERANGER (chemin de) La Teste. (06-01-1970)

                      (   rue   )                    (06-11-2001)       

D'une orthographe fantaisiste, ce nom n'a rien à voir avec celui du célèbre chansonnier. Il s'agit de l'ancien « carreyrot (chemin bordé de haies) de Bellangé » attesté en  1810,  du nom des propriétaires riverains : en 1728, un Jean Bellangé, y est propriétaire d'une vigne ; en 1746, un Bellangé père est tonnelier et on  trouve aussi un Bellangé conseiller municipal en  1790 et un Jean Bellangé, secrétaire de Mairie en 1821. Ce chemin se terminait au ruisseau de Notre Dame des Monts.

L'erreur pourrait venir de la carte dressée en  Juillet 1934 par André Rebsomen.

Le lotissement autorisé en 1974 fut incorporé en 1983.

                     

BERGERONNETTES (impasse des) La Teste: les Alouettes.   (31-11-1992)

La bergeronnette printanière ou  "coudeyte" est un passereau migrateur.

 

BERLIOZ Hector (square) Le Pyla.    (28-11-1984)                                                      

Compositeur français (1803-1869).

 

BERNET (avenue de) Le Pyla: le Domaine    (26-10-1995)                                         

 S'il s'agit d'évoquer le  vieux lieu-dit testerin,  il ne peut évidemment pas être à sa vraie place  puisque "le Bernet" se trouve actuellement en mer, face au Parc Pereire, car la côte a reculé. Le banc de sable en face  des Abatilles tire son nom de ce lieu.

C'était un endroit planté de "bernes" ou "vergnes", les aulnes. Dans la forêt, cet arbre, souvent associé aux saules

(aulnaie- saussaie), colonise les anciens marais. Le nom apparaît dès 1559. Il est certainement plus ancien , mais le Bernet de l'époque a depuis longtemps disparu, rongé par la mer.

                    

BERRY (square du ) La Teste : le Parc de l'estey.    (28-11-1984)                                  

Province française, capitale Bourges.

 

BEYRIE Jean (rue)  La Teste centre.     (22-11-1961)                                                      

Ancienne impasse Jules Ferry, elle porte le nom de Jean Beyrie, né le 5 Juillet 1910. Ostréiculteur, il fit naturellement son service militaire dans la Marine et fut mobilisé dans cette même arme en 1939. Servant sur le cuirassé Bretagne, il périt le 3 Juillet 1940 à Mers el Kébir lorsque son navire, désarmé en application de l'armistice, fut coulé, avec d'autres, par l'aviation et la marine britanniques.

Ce drame, qui coûta la vie à 1297 marins, fut la conséquence du refus de l'amiral Gensoul et du gouvernement de Vichy, de répondre positivement à l'ultimatum britannique dont une des clauses prévoyait un départ de la flotte vers les Antilles où les bateaux auraient pu être confiés à la garde des Etats-Unis, alors puissance neutre. Les Anglais craignaient en effet que les Allemands puissent mettre la main sur la flotte malgré les promesses échangées lors de l'armistice.

 

BIDAOUS (square des)  La Teste Miquelots : les Courlis    (07-04-1972)                           

Champignons jaune soufre qui ont la particularité de pousser dans le sable ou sous la mousse et qui, bien que charnus, sont très appréciés dans la région.       

                                              

BIGHAMTON (rue de) La Teste : Caillivole.     (30-03-1995)                                       

Ville américaine jumelée à La Teste depuis 1990. Ce jumelage est dû à la présence à Bighamton d'un Testerin ingénieur chez IBM et à la naissance au même moment à La Teste d'une équipe de base ball, "les Pirates du bassin". La conjonction de ces deux faits a été à l'origine de l'opération.

 

BIREKA (porte du)  La Teste : Grand Village.   (16-03-1982)                                          

Orthographe fantaisiste d'un mot gascon local, le "bireca", endroit réservé pour que tournent (bire) les charrettes.(ca)  

Cette impasse piétonnière se trouve entre les calantes des pirelons et des tilloles    

                       

BISCARROSSE (avenue de) Pilat Plage.  (17-01-1948)                                             

                           (route de)        

Biscarrosse, nom de la  commune landaise voisine, vient du nom pré-latin "biskar" qui signifie "la dune", augmenté du suffixe aquitanique "os". C'est donc le lieu où  il y a des dunes (Durègne de Launaguet).

                                                        

BISSERIE (avenue de ) La Teste.     (01-08-1964) 

                  (impasse)                        (27-06-2006)

Ancien Chemin vicinal ordinaire N°11 de Cap lande, il fut rebaptisé, sur la

proposition de M. Garnung : "cette voie qui est la plus belle de La Teste par sa longueur et sa largeur aura ainsi l'honneur de perpétuer le nom de l'ancien  Maire qui fut à l'origine de ce quartier".

Joseph Bissérié (1802-1889), arrivé à La Teste comme fonctionnaire des Contributions indirectes en 1824, termina sa carrière en 1862 à Libourne. Ayant épousé une demoiselle Fleury, héritière du moulin situé dans ce quartier, il revint à La Teste pour sa retraite et fut maire de 1862 à 1865 et de 1874 à 1876. C'est lui qui, en 1863, rédigea le rapport de la Commission du cantonnement de la forêt usagère, présenté à la Société des propriétaires.

                      

BLANCHARD Jeanine  La Teste.    (09-07-1998)                                                        

La salle du groupe vocal du Captalat fut ainsi baptisée en hommage à son ancienne présidente (Juin 1924 -7 Mars 1998).   

                                                                                         

BLERIOT Louis (rue) La Teste: La Magrette.     (12-10-1971)                                       

Aviateur français (1872-1936) qui réalisa la première traversée de la Manche en 1909.

                                                

BOIS DE ROME (allée du ) La Teste.    (06-03-1981)                                                  

Des pins de laricio (de Corse) et des glands de chênes y furent semés par le garde Camicas en l'honneur  de la naissance du Roi de Rome le 20 mars 1811. Cette  nouvelle, parvenue le 25 mars, fut  saluée de 101 coups de canon par la garnison de La Teste commandée par le Capitaine polonais Czerminski.

Longtemps occupé par un terrain de camping, ce bois fut en partie rasé, en 1973, lors  de la construction de la bretelle qui permet aux automobilistes venus du Pyla de rejoindre la voie directe, puis il fut urbanisé. Il en reste encore quelques vieux chênes.

Le véritable nom de l'allée : "Allée du Bois du Roi de Rome" a été heureusement rétabli, mais elle ne se trouve pas à l'emplacement de l'ancien bois...

                                                                                                                 

 

BOISOT Jacques  (rue) La Teste    (28-11-1984)

                                                                             La Teste en 1954 (Archives municipales)

L’axe de prise de vue est l’avenue du Général de Gaulle avec, au fond, l’église. La cheminée, à droite, est celle de la Coopérative des résineux, en arrière les stocks de planches de la scierie Boisot. A gauche la cheminée de l’ancienne usine de sardines Laffitau. Remarquable est la proportion des jardins. La Teste est encore un gros bourg.

            

Il était issu d'une famille venue des Landes en 1865 après avoir, en 1864, acheté aux enchères, avec deux associés, 942 hectares de forêts vendues par l'Etat.

Il est né le 17 Avril 1885 à La Teste. Sergent au 344°RI jusqu'en  1915, puis affecté à sa scierie testerine (fondée en 1865) pour fabriquer des caisses d'obus. Conseiller Municipal chargé des forêts en Novembre 1919, il rédigea, en 1923, un dossier  sur la revendication des dunes qui fut malheureusement rejeté par le Conseil d'Etat en 1941.

De 1928 à 1949, il s'occupe de la protection contre les incendies. Adjoint de 1928 à 1936 il  remplace M. Mouliets décédé en Novembre 1932. Réélu en 1935, (il  démissionne pour raisons privées en 1936) ; Premier Adjoint pendant la guerre, il n'est pas réélu à la Libération.

Animateur du patronage St Joseph (Jeunes du Captalat), administrateur de l'école Saint-Elme, il fut un défenseur des droits d'usage, un spécialiste des Prés salés et de l'Histoire locale.

Il disparut le 18 Août 1969.

Le lotissement fut autorisé en 1974

 

BOLETS (impasse) La Teste : Miquelots.    (20-09-1994)                                               

Nom de famille des cèpes.

 

BOLLAND Adrienne (rue) La Teste : l'Orée de la Seuve.    (25-06-1997)

Aviatrice française (1895-1975), elle fut la première femme à traverser la Cordillère des Andes en 1921 et la première à avoir réalisé un "looping".               

 

BONIS Etienne (rue) Cazaux: la Clé de Cazaux.     (20-09-1994)                                  

Né le 24 Juillet 1893 à Segonzac, en Corrèze, décédé le 22 Mai 1970 à Cazaux,.Ouvrier civil sur la base, il fut Adjoint de Cazaux de 1944 à 1945 après avoir été nommé membre de la "délégation spéciale" le 1er Septembre 1944.

 

BORDES (rue des)  La Teste.     (06-07-1959)                                                                 

Le nom « village de Bordes » est attesté dès 1621. On trouve sur les cartes du XVIII° siècle les lieux-dits "le Petit Bordes" et "Bordes".

Tous ces lieux se trouvent entre l'ancienne route de Bordeaux et le bassin. Mais il y avait aussi ,au XVIIIe siècle, où ces mots s'écrivaient parfois sans "s" final, le "bois de bordes" au sud de la route. (Voir quartiers).

Une borde est une petite bergerie au toit de chaume ou de brande ; mais il y avait aussi à Bordeaux, en 1610, un BORDES marchand de résines aux Salinières...Y aurait-il un rapport ? 

 

BOSQUET (Impasse du)  La Teste (vers l’hôtel Ibis)    (06-11-2001)

Le petit bois

                 

BOUCHER Hélène (rue) La Teste: l'Oustalet.      (10-11-1987)                                     

Aviatrice française (1908-1934), détentrice de sept records du monde.

 

BOUGAINVILLE Louis Antoine de (allée) La Teste : la Matelle.     (28-11-1984)

Navigateur français (1729-1811), auteur d'un voyage autour du monde.

 

BOUIN Jean (rue) La Teste : Clair bois.   (28-09-1976)                                                 

Athlète français (1888-1914),champion de course à pied .

 

BOULEAUX (Allée des ) La Teste : Aigues Marines.     (28-09-1976)                             

Arbres fréquents dans les lieux humides de la lande.

 

BOURGOGNE (impasse de)  La Teste: le parc de l'estey.    (28-11-1984)

Province française.

 

BOUVREUILS (avenue des) Super Pyla 1.     (16-11-1976)                     

Oiseau d'origine montagnarde qui s'est répandu dans les régions de bosquets et surtout de vergers. Il se régale en effet de leurs fruits.

 

BOYENS (rue des)  La Teste.      (13 -02-1847)                                                     

La rue des Boyens traverse le ruisseau de Menan avant d'être prolongée par la rue de Dadé.

Cette partie était l'ancien "chemin de Tignadeuy" (1846) ou de "Tignaduy" qui traversait le ruisseau sur une "planque" (pont formé de deux planches). Ce nom évoquerait d'après J.Ragot une "tignade", une peignée, soit une violente dispute.

Les Boïens étaient un ancien peuple celte originaire de Bohème, installé au IVe siècle av. J.-C. en Italie, au sud du Pô, dans la région de Bologne, et soumis définitivement par les romains en 191 av. J.-C. Une partie émigre avec les Helvètes vers la Gaule (55 av. J.-C.) où ils sont installés par César et, en reconnaissance, ils envoient 1000 hommes participer à la bataille d'Alésia.

   Leur  présence en Aquitaine est hypothétique ; il semble qu'ils aient été confondus  avec un peuple local appelé BOIATES, dont BOII, au lieu-dit Lamothe, sur la commune du Teich, était la capitale de civitas. Le passage de BOIAS à BOIOS pourrait faire penser à une tribu  préceltique, alors que le suffixe ate serait celte. Le seul lien semble la diphtongue BOI qui a pu créer la confusion (F.Thierry).

                                                                                                                          

BRAMELOUP (impasse)  La Teste : Enclos des pins.   (10-01-1994)                            

Du nom d'un lieu dit  cadastré en 1849, écrit alors en 2 mots (Brame Loup), il vient du verbe "brama" qui signifie au choix :  beugler, braire, bramer, brailler, gueuler, huer, mugir, rugir, vociférer...(Palay et Moureau), bien que les loups hurlent, certains de ces sons peuvent leur être attribués.

Adrien Lassié disait qu'il y avait eu des loups jusque vers 1837.          

                                        

BRANLY Edouard (rue)  Pyla.    (23-11-1959)                                                               

Physicien français (1844-1940), inventeur du télégraphe sans fil.

 

BRAOUET (chemin) La Teste         (1846)                                              

LA MOLE DE BRAOUET (rue de) (20-12-2001)

Le braouet, c'est un petit marais. Cette zone mal drainée par la "craste douce" est particulièrement humide. Le nom, cadastré en 1810, apparaît en 1660. Il y avait aussi, au pied des dunes, sur la craste douce, un moulin à eau attesté en 1775 appelé aussi "moulin de la mole" ou, sur les cartes du XVIIIe siècle, "moulinot" qui est vraisemblablement issu du diminutif français "moulinet" employé au XIIIe siècle.

C’est la raison pour laquelle la partie située entre la voie directe et la forêt a été pompeusement appelé « chemin de la Mole de Braouet » alors qu’il aurait fallu simplement écrire « du braouet»

C’était dans son prolongement que se trouvait le « chemin du pilat »(voir ce mot)

 

BRASSERIE (Rue et Place de la) La Teste : Le Hameau.   (15-03-1982)

La brasserie

En 1897 fut créée, par la Compagnie Gérard, déjà propriétaire à Bordeaux, une brasserie de bière et limonade, dirigée par Louis Balland. Elle fut plus connue sous le nom de "brasserie Brülh" du nom de Louis Brülh (son successeur à partir de 1898) et de son fils René Brulh vers 1920.

La brasserie (col. Studio Images) 

Elle se trouvait à l'emplacement de l'actuel lotissement, près de la place Thiers.

                                                                                                                                                                            BREMONTIER (rue) La Teste.                        (31-03-1949)  

                           (groupe scolaire) La  Teste.     (06-10-1975)  

                                       

En 1846 le chemin Brémontier partait de l'église et menait à l'entrée des semis (près du Cippe), ce secteur ayant été bouleversé par l'urbanisation (voie directe, lotissements, centre commercial),  il n'est plus visible.

 

                                                                                                                                                                                   Nicolas Brémontier (Société scientifique d’Arcachon)

 

Né en 1738 au Tronquay (Eure), décédé en 1809 à Paris, Brémontier, ancien clerc de procureur fut d'abord sous Ingénieur (1779-1780) puis Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (1784) à Bordeaux.

Grâce à sa position officielle, il a largement contribué aux semis de pins pour fixer les dunes qui furent commencés en 1787 au large de  l'actuelle plage des Abatilles et poursuivis, du Verdon à l'Adour, selon les techniques du Testerin Jean-Baptiste Peyjehan, son adjoint.                       

Dans cette rue se trouvait en 1663 la « maison Lalesque » évoquée, en 1900, par  Gustave Labat dans son livre « Le vieux La Teste et le château des Captaux de Buch (photo ci-contre)

 

 

 

BRETAGNE (impasse de)  La Teste: Parc de l'estey.(28-11-1984

Province française.

 

BRIS (rue et chemin de) La Teste.  (1846)                   

Ancienne rue des maraichers (partie nord), c'est le nom d'un quartier cadastré en 1810. S'étendant au nord de l'avenue de Verdun et du boulevard du Pyla (coupés par la voie directe) il  est attesté en 1756. 

Il y avait là des fossés et des digues qui empêchaient la mer de pénétrer plus avant dans les terres.

En 1793, elles furent abimées, déclara leur propriétaire Dumora ,"sous l'impétuosité de la mer" qui donc venait s'y briser. Il est possible que des bateaux aient subi le même sort. C'est l'origine du nom qui fait aussi penser à l'antique "droit de bris ou de naufrage" que percevaient les seigneurs locaux.

Ces digues se trouvaient, en particulier, sur l'emplacement du lotissement "la lisière du golf" et au nord du "Truc des Hargues ou Truc des baillons ". A l'emplacement des Ets. Picard et Casa, ce "truc" était une butte sur laquelle d'après A. Rebsomen, il y aurait eu, en 1754, un détachement de garde-côtes. En 1786,l'Abbé Baurein  signalait toujours un détachement de garde-côtes sur le "truc … qui est un tertre ou une espèce de butte où il y a un retranchement ».

Cette même année 1786, le sieur Gier, concessionnaire des prés salés, vendit à Taffard de la Ruade un terrain sur lequel sa veuve obtint, en 1842, le droit de construire une maison . Elle se trouve au tout début du boulevard du Pyla, à l’angle de la « bretelle routière » qui vient d’Arcachon.

 

BRUMAIRE(allée) Le Pyla : Domaine de la Forêt.    (06-05-1982)

Deuxième mois du calendrier révolutionnaire ( 22-10 au 20-11). C'est le 18  Brumaire an VII (9 Novembre1799) que Bonaparte, par un coup d'état, prit le pouvoir. C'est le mois des brumes.

 

BRUYERES    (Avenue) Le Pyla : Bellevue.   (06-02-1965)                                         

                        (Rue)       Cazaux.                          Id°

Plante commune de la lande connue, en gascon, sous le nom de callune ou "bruc". Une des espèces, qui pousse dans les zones humides, la bruyère blanche (érica lusitania), est protégée. La grande bruyère ou brande, "Brana", sert, une fois sèche, à fabriquer des balais mais est surtout utilisée pour des palissades bien que ce soit déconseillé voire interdit à cause des risques d'incendie.

                     

CAILLIVOLE (chemin de) La Teste.   (16-11-1976)                                                      

Appelé par erreur Caillions, le nom a été rectifié lors de l'incorporation  du lotissement (27 Juin 1995). Le quartier, cadastré en 1849, tire son origine d'un surnom de la famille Moyés (1790). Le mot "cailliouole", avec lequel J.Ragot faisait le rapprochement, désignait la cheville du pied (Moureau).

                       

CAIOCS (allée des) La Teste : Miquelots : les Genêts d'or.    (29-11-1984)                    

Appellation gasconne locale des mouettes (calhoc-cayoc), oiseaux protégés.

 

CALANDRELLE (rue de la)  La Teste.     (10-11-1987)                                                   

Orthographe fantaisiste du mot gascon calandrète (Vidal) ou calendre (Palay) : l'alouette. Le lotissement date de 1985.

     

CALANDRETA (école)  La Teste les Miquelots

Ecole "occitane" de La Teste.

 

CALANTE (impasse et lotissement de la )  La Teste Aiguillon.                        

La calante est vraisemblablement une déformation du provençal "calanca" qui, au XIIIe siècle, désignait un chemin ou un sentier, puis sous la forme "calanco" et enfin "calanque" a désigné une crique ou une cale à bateaux.

 

CAMELIAS (avenue des) Le Pyla : l'Ermitage. (28-01-1961)                               

Ancienne voie 2 ou E du  lotissement

Arbrisseau d'ornement, originaire d'Asie, familier de nos contrées.

 

CAMICAS (chemin de).                                                          

En l'année 1801 (le 18 Ventôse An 9), un certain Vital Camicas, perruquier, né à  Saint Mons, dans le  Gers, épouse Marie Anne Dubosq. En 1811, on  retrouve un Camicas garde des semis au Moulleau, auteur des plantations du bois du Roi de Rome, puis, en 1823, son fils qui est recommandé lui aussi comme garde des semis. 

Camicas est actuellement le nom de la dune sur laquelle se trouvent les antennes de radio maritime.

(Voir lieux-dits)

CAMICAS (rond-point de)

Sur un lit de coquilles d’huîtres s’élève, depuis fin avril 2012, le « phare des Boïos ». Commandée par la municipalité, cette œuvre, d’un coût de 150 000 euros, a été réalisée par le sculpteur Michel Stefanini.

 

 

Photos R.Aufan            

 

 

Les pilotis qui la supportent (elle pèse cinq tonnes) évoquent les pins, tandis que cables et « voiles » rappellent les activités maritimes de la Teste. Ces éléments ont été inspirés par l’ancien blason de la ville qui n’est plus d’actualité depuis que le phare, situé à Lège-Cap Ferret ne symbolise plus la commune.

 

Ancien blason

                                                         

L’originalité de ce monument vient de ce que sa matière, du verre dichroïque, diffracte la lumière et change de couleur selon le moment ou l’endroit d’où on le regarde.

Destiné à marquer l’entrée de La Teste, bien que la plus grande voile portant le nom de La Teste de Buch regarde vers la  ville et que  le « foc » regarde Arcachon…, il introduit une nouveauté historique : les « boïos », confusion avec les « boïens », n’ont jamais existé ! Le nom ne désignait pas un peuple mais leur capitale. Elle se trouvait, dans ce qui deviendra le pays de Buch, sur le territoire actuel de Facture Biganos, et non sur celui de La Teste.

                                                                                        

 

 CANARIS (avenue des) Le Pyla lotissement Trichot.   (16-01-1976)                             

Le  lotissement date du 3 Juillet 1954. Un canari est un serin jaune des îles (serinus canaria).

 

CANDALE DE Frédéric de Foix (Avenue de)  La Teste.    (25-05-1975)

Ancienne piste 213.

 Frédéric de Foix Grailly, Comte de Candale, Captal de Buch de 1536 à 1571, est l'auteur de la "baillette" de 1550 qui accorda aux habitants des droits de pacage sur les vacants et padouens.

Ce texte fut en partie responsable des retards dans la plantation des pins tant sur les dunes que dans la lande. En effet lorsque le Captal, Jean Baptiste Amanieu de Ruat, vers 1720, ensemença en pins la lande du Becquet, les habitants, en 1733, y mirent le feu car la baillette ne permettait la suppression des usages que pour "semer en bleds" (céréales) à l'exclusion de "toutes espèce de bois".

De même, lorsque son petit-fils François Amanieu de Ruat voulut ensemencer les dunes menaçantes, selon le projet  adressé par son père François Alain Amanieu à l’Intendant de Guyenne, il leur fallut  non seulement obtenir l'accord des habitants des trois paroisses de La Teste, Cazaux et Gujan, mais encore  engager une longue procédure devant le Conseil du Roi qui ne se termina qu'en 1782.

Mais cette baillette eut un autre effet puisque, garantissant le libre parcours, elle interdisait de fait toute clôture dans les vacants, et donc dans les dunes ; lorsque celles-ci furent semées de pins, le texte ne fut pas abrogé, d'ailleurs quand l'Etat vendit ses forêts, en 1863, il prit bien soin, sachant cela, de préciser que la vente se faisait "sous réserves de tous les droits d'usage connus ou cachés". Ainsi la possibilité de circuler librement dans tout le massif forestier, nous la devons à Frédéric de Foix Candale et la loi a permis depuis aux élus d'interdire toute clôture qui contreviendrait aux usages locaux...

Une remarque : les mérites de François Alain sont souvent attribués à son grand-père Jean Baptiste qui n’a pas, on vient de le voir, ensemencé de dunes. Cette erreur est consacrée à Bordeaux sur la plaque de la rue de Ruat, et souvent reprise y compris dans des publications « sérieuses ». 

                                                         

CANELONS (impasse des) La Teste, Miquelots : Hameau des barons.    (27-01-1993)

Nom d'un estey et d'un crassat en face du Canon, le nom vient vraisemblablement du mot chenal.

       

CANELOT (allée du)La Teste: lotissement du canelot.     (16-10-1996)      

Ancien chemin du canelot.

                                                                                                           Le canelot (ph. R.Aufan)

 

Le canelot est un petit chenal terminé par une écluse. Il est parallèle à la digue est du port de La Teste.

L’écluse étant ouverte à marée haute, il se remplit  et son eau sert ensuite à alimenter les bassins dégorgeoirs ostréicoles.

 

CAONE(Chemin de la ) Cazaux.   (06-01.1970) 

                et impasse de…             (02.02.2011)

Une caune est une  ruche (cauén en Bigorre). 

 

CAP DU MOUNT Cazaux.      (30-03-1995)                                                    

Le cap du mount est l'entrée (cap) de la vieille forêt usagère (la montagne, le mount).

 

CAPITAINE (chemin du ) La Teste.  (08-06-1975)                                                     

Cadastré en 1822,l'enclos du capitaine devait appartenir à un ancien gradé. Il y a là, à cette époque, un four à résine.

Parmi les membres célèbres de la Capitainerie des gardes-côtes de La Teste qui date de 1721, il y a un Peyjehan (1749), un Bernard Baleste Marichon (1757), un Pierre Dumora, chirurgien (1785) mais l'appellation semble postérieure.

(Voir lieux-dits)

 

CAP OCEAN (rue)  La Teste (22.10.2008)

Elle porte le nom du Centre commercial tout proche.

 

CAPTALAT (rue du) La Teste.  (13-02-1847)                                                              

Elle allait jusqu'à la rue Jules Favre, une partie est devenue la rue Henri Dheurle.

Ancienne seigneurie des Captaux de Buch, comprenant les paroisses de La Teste, Cazaux et Gujan elle apparaît en 1288 avec Pierre Amanieu de Bordeaux  "miles capitalis de bogio" Le mot vient du latin caput (la tête).

A ne pas confondre avec le Pays de Buch qui était beaucoup plus étendu et dont La Teste n’a jamais été la « capitale »     

                                  

CAREYROT (rue du) La Teste: lotissement du carreyrot.   (28-11-1984)

Le carreyrot (chemin bordé de haies) était  le nom de l'actuelle rue des Facteurs toute proche qui s'appelait auparavant le "carreyrot des places" du nom du quartier qu'il desservait.

Le lotissement date de 1982.

 

CARNOT Président (rue du)  La Teste.      (16-02-1896)

Ancienne rue des landes (13.02.1847) qui allait de la rue du Captalat au Cap lande où s'arrêtait le bourg et commençait la lande ; en 1896 le nom fut donné à une  partie de la rue des landes (de la rue du Captalat  jusqu'à la rue Desbiey) puis, le 28 Janvier 1961, à la  totalité de l'ancienne rue des landes.

LinteauCarnot, Marie, François, Sadi (1837-1894) était Président de la République lorsqu'il fut assassiné, à Lyon, par Casério.

Dans cette rue, Gustave Labat avait, en 1900, repéré un linteau de porte actuellement conservé par la Société scientifique d’Arcachon, dont le texte signifie « C’est en vous Seigneur que j’espère, que je ne sois à jamais confondu 

 

CARROUSEL  (rue du)  La Teste: lotissement de Caillivole.     (26-10-1995)

Un carrousel était une fête pendant laquelle des cavaliers exécutaient des évolutions; le dernier grand carrousel de l'Ancien Régime eut lieu en 1662 sur la "place du carrousel" devenue "Place des Tuileries". La tradition fut reprise sous l'Empire avec une tonalité plus militaire.

Le rapport avec l'actuelle rue n'est pas établi.

 

CARTIER Jacques (allée)  La Teste : Les Miquelots.   (28-11-1984)

Elle relie deux lotissements : la Matelle et Cante l'aouset (chante l'oiseau).

Explorateur  français (1491-1557) qui prit possession du  Canada.

 

CASINO (Avenue du)      Le Pyla.    (23-11-1959)                                         

Elle tire son nom d'un projet avorté de construction d'un casino. Le premier projet avait été déposé en 1930 par le groupe Rulh mais était conditionné par le classement de Pyla en station climatique. Le terrain vague qui en est résulté a vu aussi fleurir un projet, lui aussi avorté, de thalassothérapie.

     

CASTANDET Jean, Guillaume, Louis (Rue)  Cazaux.    (24-06-1998)

                                       Les pins de Cazaux (prolongation)  (18-09-2000) 

                                                         Confirmée        (29-03-2005)

Né le 25 Août 1902 à Gujan Mestras, décédé le 16 Mai 1982 à Arcachon, il fut Adjoint spécial de Cazaux de 1953 à 1959.

 

CASTELNAU Général  (Rue du) La Teste.      (28-11-1918)                                            

Ancienne rue de l'aîné ou rue Lainé du nom de Joseph Lainé : né à Bordeaux en 1767, mort à Paris en 1835, député en  1808. Disgracié  en 1813 car il réclamait la paix, il se retira à Bordeaux où il reçut en 1815 le Duc d'Angoulême. Avocat, royaliste modéré, il fut élu député de la Gironde en 1815. Exilé à Londres pendant les Cent Jours, il fut réélu puis devint Ministre de l'Intérieur et Président de la Chambre (1815-1818). Revenu au gouvernement en 1820-21, Pair  de France et membre de l'Académie, il rallia Louis Philippe en 1830. Il  s'intéressa aux indigents mais surtout à la fixation des dunes, envisageant même de s'installer à La Teste.

La partie de la rue qui va de la Place Gambetta à la rue Pierre Dignac, s'appelait alors Rue Franklin d'où le nom de l'ancienne salle de réunion où siège le Conseil Municipal.

Le Général Edouard de Curières de Castelnau, né en 1851, fut adjoint de Joffre ; élu député de l'Aveyron de 1919 à 1924, il  fut Président de la Fédération Nationale Catholique. Il disparut en 1944. Sa particule a été oubliée

 

CASTERA Joseph (rue) la Clé de Cazaux.   (14-09-1999)                                          

Né en 1805, il fut, le 16.12.1843, le premier adjoint spécial de Cazaux et  le resta jusqu'en 1877. Il  participa, en 1851, à la deuxième demande d'érection en commune (la première émanait en 1841 de Jean Castéra).

Fils d'Etienne Castera et de Marie Fabre, il disparut le 26.08.1877.  

                    

CATALANS (allée des)  La Teste, Miquelots : la Pignada.     (29-07-1986)                   

Lactaire délicieux, champignon très fréquent dans les pinhadars de la  région.

 

CATALPAS (allée des)  La Teste, Miquelots : la Chamade.    (29-07-1986)

Arbre de la famille des bignoniacées, découvert en 1726 en Caroline (Etats-Unis) par le naturaliste anglais Mark Catesby. Le nom est d'origine amérindienne.

 

CAUDRON Frères  (impasse) La Teste: l'Orée de la seuve.     (18-02-1999)

Gaston (1882-1915) et René (1884-1959). Aviateurs  et constructeurs.

 

CAZAUX (boulevard et route)       (16-11-1976)                                                               

Ancienne avenue (28-01-1961) menant à Cazaux.

Orthographe fantaisiste franco-gasconne de "casaus". Un casau est un jardin potager ou un enclos autour de la maison. Saint Pierre de Cazaux est attesté dès le XIIIe siècle comme paroisse indépendante de l'archiprêtré de Buch mais ses habitants demandèrent, en 1790, leur rattachement à la commune de La Teste car il n'y avait, dans la paroisse, que 27 feux soit 132 personnes environ. Dès 1841, leurs descendants regrettèrent ce choix et demandèrent sans succès jusqu’à nos jours l'indépendance... La dernière demande en cette année 2008 est en cours d’instruction.           

                                               

CEDRES (allée des)  La Teste : Pinède de Conteau.   (10-11-1987)                              

                                                              prolongée le (31-01-1991)

Si le cèdre de l'Atlas (introduit en France en 1860) s'allie au chêne, c'est sur les sols  calcaires... Quant à celui du Liban (introduit par Jussieu en 1733), il est lui aussi peu représentatif de la région !

L'allée des cèdres a vraisemblablement été tracée sur une partie de l'ancien chemin de tamboutayre (Voir Coutoum)

 

CENT FRANCS (allée) Cazaux.     (06-02-1965)                                                              

Le creusement de la craste qui longe la rue a été fait pour drainer le quartier après que la construction de la base ait modifié l'écoulement des eaux. Cela aurait coûté I00 francs, d'où le nom.

 

CHAMBRELENT (rue) Pilat Plage.                          (22-09-1948)       

                              (groupe scolaire) La Teste.            (10-06-1975)                                                                  

Ancienne rue Brémontier, débaptisée pour double emploi.

Ingénieur des Ponts et Chaussées (17 Février1817 à la Martinique -11 Novembre1893 à Paris), en poste à Bordeaux de 1842 à 1865 puis Ingénieur en chef du Service Hydraulique de la Gironde de 1872 à 1879, il expérimenta l'assainissement des Landes dans son domaine de Saint Alban, à Pierroton, en y développant le creusement de fossés. Il prépara la loi de 1857 obligeant les communes à vendre leurs pacages communaux pour, après assainissement, les planter en pins. Il est un des créateurs de la forêt des Landes.

                                            

CHANTEBOIS (avenue)  La Teste : Les Sternes.   (27-07-1975)                                   

Mot crée de toutes pièces.

 

CHANTEBRISE (allée) Cazaux.      (13 -11-1992)                                                            

Même remarque.

 

CHANTERELLES (allée des ) La Teste, Miquelots: Les Sternes.  (27-07-1975)

Champignons plus connus dans la région sous le nom de girolles.

 

CHANZY Général  (rue et boulevard)  La Teste.    (22-01-1883)

Ancienne  rue d'Arcachon (13.02. 1847) qui allait de l'Eglise au Coum (actuelle place Jean Jaurès) d'où partait le chemin de la Chapelle d'Arcachon. En 1898  il est dit que c'est l'ancien "passage Méran et Caupos" et en 1905 la partie Brémontier-Coum est devenue la rue Edmond  Rostand.               

Alfred Chanzy (1823-1883) commanda l'Armée de la Loire en 1871, gouverna l'Algérie en 1873, fut ambassadeur en Russie en 1879.

 

CHAPELLE (allée de la) Le Pyla-les Alouettes.   (16-11-1976)                                     

La première chapelle du Pyla fut construite en bois vers 1935. L'actuelle, la chapelle du Saint Esprit, l'a remplacée en 1975.

 

CHAPELLE FORESTIERE (avenue de la) Le Pyla.     (20-12-1994)

Même sens, mais c'est le nom du lotissement.

 

CHAPPE Claude (rue)  La Teste : Zone industrielle.   (21-11-1989)                           

Ingénieur (1763-1805), il construisit le premier télégraphe de Paris à Lille en 1794.

 

CHARCOT Commandant (allée du) La Teste, Miquelots : la Matelle.   (28-11-1984)

Navigateur, (1867-1936), explorateur des régions polaires, naufragé sur "le Pourquoi pas."

 

CHARDIN Jean-Baptiste (rue)   La Teste : Enclos Dalis.     (28-02-1984)                      

Peintre français ((1694-1779).

 

CHARDONNERETS (impasse des ) La Teste: les Alouettes.     (13-11-1992)

Passereau appelé ici "cardounét".

 

CHARLEVOIX DE VILLERS (rue) La Teste.    (13-05-1973)

Ancien Chemin Vicinal N°29.

A partir de 1742, le baron Charlevoix de Villers travaille au dépôt des cartes marines, on le retrouve ensuite à Dunkerque puis à Saint Domingue, en 1746, où il est nommé ingénieur du Roi(1753).

Colonel en 1778, Ingénieur en chef de la Marine et des Colonies, il est chargé, sous le règne de Louis XVI, par son ministre Sartine et par Necker, d'étudier la création d'un port militaire dans le bassin d'Arcachon ainsi que le creusement de canaux afin de le relier à Bordeaux et à l'Adour. Séjournant plusieurs années à La Teste, chez Cravey père, il proposa, en préalable, la plantation des dunes depuis la Pointe de Grave jusqu'à l'Adour. Il  écrivit 5 rapports  de 1778 à 1781 dans lesquels il prévoyait, entre autres, les procédés qui seront "utilisés" plus tard par Brémontier. En proie à l'hostilité de son adjoint, le cartographe Clavaux, et de l'Intendant de Bordeaux, Saint Maur, il est accusé d'avoir des intérêts personnels dans l'entreprise envisagée par Gier en 1780 d'endigage des prés salés, il repartit à Saint Domingue vers 1783.

 

CHARMES (allée des)   La Teste: Aigues marines.   (28-09-1976)                            

Compagnon  et concurrent du chêne.

                                  

CHASSEURS (rue des )  La Teste.     (06-01-1970)                                                      

Ancien chemin vicinal N°19 (y compris l'actuelle rue de Menan). Son nom vient du fait que c'était le chemin emprunté pour aller chasser les alouettes (voir ce mot).

Les Testerins ont semble-t-il toujours chassé. Sous l'Ancien régime, si la chasse  était effectivement interdite aux

roturiers, il s'agissait essentiellement du gibier sédentaire et cette interdiction royale était limitée par les coutumes locales et les nombreuses tolérances, sans oublier le braconnage qui était général.

Le Masson du Parc : « Pesche des oyseaux marins dans la baye d’Arcasson-1727»

 (BM Bordeaux, publié par  Les éditions de l’Entre deux mers)

 

Par contre la "pesche" au filet des oiseaux de passage était tolérée car nourricière.

Ce droit, vraisemblablement très ancien, est attesté en 1604 puisque les habitants peuvent prendre dans la forêt "des perches pour fournir à leur pêcherie et chasse des oiseaux."

 De plus, bien que ce soit théoriquement interdit, les seigneurs concédaient souvent le droit de chasse dans la forêt, les marais ou dans les "lacs d'eau douce" qui se formaient en hiver dans les lettes, entre les dunes. Cela contre de l'argent et une part du gibier. C’est ainsi qu’en 1775,les « eaux qu’il y a sur les terrains en marais » à l’emplacement du golf actuel, sont concédés à Peyjehan, contre 1/6° des canards tués et 5 sols de droit d’entrée. D’autres concessions sont faites la même année ; Pierre Portié et ses trois associés sur les « lettes entourées de sables blancs, de Pissens et des Abatilles où il y a des eaux » et, à Pierre Taffard de la Ruade, sur « le marais et lac de Palu »

 

CHATAIGNIERS (allée des) La Teste : Aigue marine.        (28-09-1976)

Le "castagney" aime les terrains siliceux d'où sa présence ; en ouvrant, sans se piquer, le bogue, on trouve la savoureuse châtaigne: la "castagne" qui, dans le langage populaire méridional, désigne aussi, avec son cousin le marron, un coup de poing.

 

CHEMIN DES DAMES ( rue et impasse du) La Teste.    (18-11-1918)

Ancien chemin puis rue du Mourillat  et Chemin vicinal N°29 dans la partie Coum. Mourillat viendrait peut-être du nom de la famille Moureau.

Le Chemin des dames, route de crêtes tracée à l'origine pour "Mesdames", filles de Louis XV, fut le théâtre d'une bataille aussi meurtrière qu'inutile qui eut lieu du 9 au 16 Avril 1917 . Elle valut un procès à son organisateur le général Nivelle. Elle fut en partie à l'origine des mutineries qui secouèrent l'armée française.

 

CHEMIN DE LA TESTE A LA CHAPELLE D’ARCACHON

Ce chemin rural classé en 1847, était, dans les temps anciens, une des principales voies d’accès à l’ermitage de Notre Dame d’Arcachon. Prolongement de l’ancien « chemin vicinal N°52 de la forêt d’Arcachon », l’actuelle rue Lagrua, il partait, en 1810, de la Place du coum, vers la cabane de Lagrua ; son tracé a en partie disparu lors de la construction de la voie ferrée. Long de 4400 mètres, il avait 8 mètres de large pour le passage des troupeaux. Passant par la règue blanque, il rejoignait le cours Desbiey en longeant le pied de la dune de Peymaou sur laquelle s’étend la ville d’hiver d’Arcachon jusqu’à la chapelle.

Un autre chemin porte ce nom sur la carte de Rebsomen établie en 1934, partant de la cabane de Lagrua, il correspond, à partir du chemin de Camicas, à la piste cyclable qui longe au sud la dune de Peymaou et, au-delà de l’Etrier arcachonnais, l’allée des Dunes. (voir la carte des quartiers). En fait ce chemin était, en 1857, lors de la naissance d’Arcachon,

appelé « chemin de la bat de Ninot ».       

 

 

 

Les anciens chemins de La Teste à Arcachon en 1857 , du nord au sud :

 

 

 -la route départementale ( actuel boulevard de la plage)

 

-le chemin de La Teste à la chapelle d’Arcachon,

 

-le chemin de La bat de ninot,

 

-le chemin des Abatilles,

 

-le chemin du Moulleau.

 

 

 

CHENAIE  (square) Le Pyla Domaine     (26-10-1995)

Endroit planté de chênes.

 

CHENES (avenue des)  Le Pyla l'Ermitage et Bellevue.    (24-07-1935)

                                         (Prolongée en 1961 et 1976).

Les chênes, "cassi", qui poussent à l'état sauvage dans la vieille forêt (montagne) ont été introduits dans les forêts modernes par Peyjehan, dès le début des semis.

Mélanger des glands de chênes pédonculés ou tauzins voire de chêne-liège aux semis de pins était effectué dès 1791. Au XXe siècle, les plans d'aménagement de la forêt ont, pour des raisons économiques, éliminé le chêne, dont on reconnaît aujourd'hui les vertus en particulier dans la prévention des incendies...

 

CHENES VERTS (avenue des) Le Pyla : Pins de la famille.    (22-06-1990)

Appelés aussi « yeuse » les chênes verts sont des arbres à feuilles persistantes, très touffus, des régions méditerranéennes.

                 

CHERGUI (avenue du)  Super Pyla 2.   (10-09-1974)                                        

Vent saharien...

 

CHEVREFEUILLES (avenue)   La Teste : lotissement Triscos.      (13-08-1971)

                (allée)        «  

Arbrisseau grimpant qui s'enroule autour des autres végétaux.

     

CHOPIN Frédéric (rue) Cazaux : Lotissement du   Clavier.   (22-04-1986)

Compositeur polonais né de père français (1810-1949).

           

CHEYRON Capitaine Louis du (rue) La Teste : Bordes.    (20-12-1994)

Ancien passage Saint Georges et du petit Bordes.

Né le 21 Août 1889  en Dordogne, décédé le 14 Septembre 1971 à La Teste, le Comte Louis du Cheyron, cavalier émérite sorti de Saumur, (il était Chevalier de la Légion d'Honneur et Croix de guerre 1914-18),  arriva à La Teste en 1946 et acheta une partie du domaine où avait existé le haras de Jacques Meller (piste, écuries ) et qui, par les Allemands, avait été miné et "aménagé".

Il habita donc la villa  "Mardochée" et l'appela "Chantilly" (mais le premier nom est resté inscrit). Outre de ses propres chevaux, il s'occupa de relancer les courses du Becquet et tous les ans a lieu une course qui porte son nom.

Malheureusement l'impasse n'a rien à voir avec le domaine qui se trouve au nord-est de l'hospice Saint Georges et qui est traversé par un chemin sans nom qui prend sur celui du Petit Bordes.

 

CIGALES (avenue des)  Le  Pyla.      (18-02-1988)                                              

"Inséparable de la résine, elle chante quand l'arbre suinte au plus chaud du soleil" (Charles Daney) mais elle était décimée par le gemmage à l'acide.

 

CIPPE BREMONTIER (allée du) La Teste : « Les greens de Brémontier »   (12-06-2003)

Brémontier (1738-1809) Ingénieur général des Ponts et Chaussés, occupa de 1765 à 1802 différents postes à Bordeaux et travailla en particulier à la fixation des dunes. (voir rue Brémontier)

 

Un cippe est une demi-colonne sans chapiteau ou un pilier quadrangulaire. Celui-ci, en marbre rouge, a été érigé en Septembre 1819 pour commémorer les premiers semis attribués à Brémontier. Il a été transporté (ainsi que les pierres du socle qui proviennent de la démolition du Château Trompette de Bordeaux) par voie maritime de Bordeaux à La Teste.

 

                                                                                                                                 Le cippe (collection privée)

 

On peut y lire l'inscription suivante : "L'an MDCCLXXXVI (1786), sous les auspices du Roi Louis XVI, Nicolas Brémontier, Inspecteur Général des Ponts et Chaussées, fixa le premier ces dunes et les couvrit de forêts.

En mémoire du bienfait, Louis XVIII continuant les travaux de son frère, éleva ce monument. Antoine Lainé, Ministre de l'Intérieur ; Camille, Comte de Tournon, Préfet de la Gironde. MDCCXVIII (1818) "

Cette carte postale a induit en erreur beaucoup de gens qui croyaient, à cause du terme « mausolée » que c’était un tombeau.

On voit au fond du pare feu l’église Saint Vincent. Aujourd’hui, du même endroit on ne voit que … des villas.                                                                                                                                                                                                  Ce monument, qui appartient aux Eaux et forêts, fut longtemps négligé par les testerins. En effet il passait sous silence les mérites des prédécesseurs de Brémontier :en particulier de Desbiey, de Charlevoix de Villers, de François Amanieu de Ruat et surtout de Jean Baptiste Peyjehan qui aida Brémontier dans sa tâche.

D’autre part, le monument , isolé de La Teste, ne se trouvait pas, et pour cause, à l’emplacement des premiers semis puisque ceux-ci furent faits, en 1787, au large de la côte actuelle du bassin , depuis le Bernet (au droit de l’actuelle plage Pereire) jusqu’au au Moulleau,

 Les semis

Les semis, dessin de Brémontier  (Ecole Nationale des Ponts et Chaussées-Paris)

  

Pourtant la forêt dite de Pachou (voir lieux-dits) qui se trouvait, il y a peu, en arrière du Cippe, était la plus ancienne des forêts « modernes » puisqu’elle fut plantée en 1803. On y voit d’ailleurs, à l’est du cippe, quelques petits renflements dunaires qui sont dus à l’installation de palissades pour arrêter les sables et protéger les semis.

C’est donc la dernière forêt dont Brémontier a dirigé les semis puisqu’il fut nommé, l’année suivante, à Paris. Le Cippe, quoiqu’en ait pensé les notables testerins est donc bien placé et son relatif abandon totalement injustifié. Ce fut, en 1972, un des premiers soucis de la Société Historique et de son président Jacques Ragot et j’en entrepris alors le nettoyage avec mes élèves. Mais ces appels restèrent vains.

Lors de la construction du lotissement situé en arrière et dénommé « les greens de Brémontier »( on est près du golf), je fus contacté pour une mise en valeur du site afin de rappeler cette histoire.

Mais le projet s’enlisa dans …les sables et les seuls « travaux » réalisés furent l’enlèvement iconoclaste des bornes et des anciennes chaînes qui délimitaient le périmètre.

Depuis, l’ONF, pour le bicentenaire de sa disparition, a, en 2009, installé un panneau indiquant le monument mais la mise en valeur du site ne se fit pas.

 

CIVELLES (impasse des)  La Teste : Petit Bordes .                                 voie privée

Les anguilles retournent, pour se reproduire et mourir, dans la mer des Sargasses, au large de la Floride ; leurs larves mettent 3 à 4 ans pour traverser l'Atlantique, elles se transforment alors en civelles ou pibales à l'entrée de nos estuaires puis deviennent anguilles et remontent les cours d'eau.

 

CLAIRIERE (allée de la ) Les pins de Cazaux.     (18-09-2000)

                                       (Renommée  29-03-2005)

Dans la région on appelait souvent les clairières "places", lieu de réunion des troupeaux.

 

CLAPOTIS (impasse des)  Pyla : Les Hauts de Moulleau.   (27-02-2000)

Elle est bien loin de la mer...

 

CLAVIER (avenue et stade du)  Cazaux, lotissement du  Clavier.  (22-04-1986)

Nom du quartier cadastré en 1810.

                       

CLE de CAZAUX  (rue de la)    Cazaux.      (26-01-1994)                                                      

Artère du lotissement qui est à l'entrée de Cazaux.

     

CLEMENCEAU (avenue Georges )   La Teste.       (23-11-1959)

Homme politique (1841-1929),chef de la gauche radicale, surnommé "le Tigre" ou "le Tombeur de ministères". Président du Conseil de 1906 à 1909 il gagna le nouveau surnom de " briseur de grèves", puis après avoir de nouveau dirigé le gouvernement de 1917 à 1920, il fut alors "le Père la Victoire" ce qui ne l’empêcha pas d’être, en 1920, battu à l’élection présidentielle… (A l’époque c’étaient les parlementaires qui votaient)

 

CLOS ALBY (rue du)   La Teste (Le clos Alby)       (17-07-2003)

Sens inconnu

 

CLOS d’ALICE (Allée du) La Teste : Le clos d’Alice       (27-06-2006)

Baptisée ainsi à la demande du promoteur

 

CLOS des CHENES (square)     La Teste.      (31-03-1994)

un clos est un terrain cultivé fermé de haies ou de murailles, ce qui n’est pas le cas ici.     

     

CLOS DES IRIS  La Teste : Arcachon Marine.           

Place proche du centre commercial

                        

CLUB du LARGE (rue) La Teste.        

Porte le nom du lotissement 

 

COLAS Alain (rue)  La Teste : Marbella.       (07-07-1988)

Navigateur français né en 1943, disparu en mer en 1978.

 

COLCHIQUES (Allée des )         Cazaux                                    voie privée   

« Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent

  Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été. »

 

COLI François (Rue)  La Teste : la Migrèque.     (10-11-1987

Aviateur né à Merville en 1881, compagnon de Nungesser sur l'Oiseau Blanc, il disparut avec lui, le 8 Mai 1927, en tentant la traversée de l'Atlantique.

 

COLIBRIS (rue des)La Teste centre.                                        ?                   

Passereaux d'Amérique.

 

COLISEE (rue-impasse) La Teste centre      (07.7.2010)

Son nom est celui de la résidence qu’elle dessert. Le Colisée, est l’amphithéâtre de Rome……

 

COLOMB Christophe (allée) La Teste, Miquelots : les Océanes    (28-11-1984)

Navigateur et explorateur génois (vers 1451-1506) au service du Roi d'Espagne, il "découvrit" l'Amérique en 1492.

 

COLOMBES (avenue)  Haut Pyla.      (16-11-1976)

Nom  littéraire ou religieux d'une espèce de pigeons, la "coloume", de couleur blanche. Elle est le symbole de la paix.

 

COLS VERTS (avenue)  Haut Pyla.      (16-11-1976)

Espèce de canards sauvages.

 

COMPRIAN (impasse de)  La Teste: Les Miquelots.     (27-01-1993)

Comprian, quartier de Biganos, était une église appartenant, en 1085, au Chapitre Saint-Seurin de Bordeaux qui l'aurait obtenue de Charlemagne. Etape sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, ses liens avec La Teste sont doubles :

- au XIIIe siècle, elle servit de nécropole aux premiers Captaux de Buch de la famille de Bordeaux (y fut enterré en particulier Pierre Amanieu, aux côtés de son épouse et de sa fille).

- en 1791 l'église et son domaine furent vendus comme bien national à Marie Portier épouse de Pierre Cravey, membres éminents de deux vieilles familles testerines.

 

CONCHYLICULTEURS (impasse des) La Teste.  (15-05-1973)

Ancienne impasse de l'Yser.

Tous ceux qui élèvent des coquillages (huîtres, moules, palourdes.. il n'y a guère plus d'autres espèces sur le bassin...).

 

COOK James  (rue) La  Teste Grand Large.     (28.11.1984)

Jacques Cook (1728-1779), navigateur anglais qui découvrit la Nouvelle Zélande, les îles Hawaï et l'Antarctique...

 

COQS ROUGES (rue des)  La Teste          (1927)

Le patronage Sainte Eulalie fondé en 1891 à Bordeaux prit le nom de "Coqs rouges" en 1901 C'est en 1927 qu'il acheta  le domaine de Brameloup, pour remplacer sa  colonie de vacances située dans  la villa Titati à l'Aiguillon.

 

 La colonie de Brameloup (Ph. Coqs rouges)

 

 Elle fut d'abord installée dans des bâtiments en bois, et c'est en 1941 qu'il inaugura son local en dur lequel comportait un dortoir de 220 lits.

L'obligation de respecter les normes modernes d'hygiène et de sécurité fut fatal au patronage qui, n'ayant pas les moyens de moderniser les locaux, les abandonna en 1978 après 50 ans d'activités.

Actuellement c'est un bâtiment municipal.  

                                                                                

COQUELICOTS (impasse) La Teste Les coquelicots        (06-11-2001)

Plante herbacée, voisine du pavot.

                 

CORDERIES (rue des)  La Teste.       (13-02-1847)

Ancien "carreyrot" qui traversait le lieu appelé "les places"(où se réunissaient les troupeaux à l'entrée de la lande) devenu ensuite Place Lepelletier de Saint Fargeau  (1760-1793) qui, Président de la Convention Nationale, fut assassiné par un royaliste en 1793. En Novembre de cette année 1793 on y brûla les titres féodaux (et peut-être l’original de la fameuse baillette de 1468) avant d'y célébrer l'anniversaire de la prise de la Bastille en 1794.

Le nantais Pierre Jollin, y est  cordier en 1759, il cède sa corderie à Etienne Turpin, originaire de Le Vignac, en Agenais.

Elle devient rue de la Victoire en 1918, son axe sud-est gardant  son  ancien nom.

      .

CORMORANS (allée des) La Teste, Miquelots : les Genêts d'or. (28-11-1984)

                            (rue)       La Teste, Miquelots : les Fougères.    (24-05-1984)

Oiseau marin palmipède, le corp est spécialiste du "plongeon".

 

COSTE Dieudonné (rue)  La Teste : La Calandrelle.     (10-11-1987)

Aviateur (1892-1973), il réalisa en 1930, avec son ami Bellonte, une traversée Paris New York.

 

COTY Président  (rue du)  La Teste : Notre Dame des Monts     (11-01-1964)

René Coty (1882-1962) fut le dernier Président de la Quatrième République de 1954 à 1959.           

                                              

COUBERTIN Pierre de (rue)   La Teste  (5-05-1973)

                    (Salle omnisports)      

Initiateur des Jeux Olympiques modernes (1863-1937).

 

COULEMELLES (square des) La Teste, Miquelots :les Courlis.     (28-09-1976)

Champignon à large chapeau apprécié dans les omelettes.

 

COUM  (rue du ) La Teste.      (31-10-1990)                                                                

Ancien chemin Grouvel (du nom d'une famille testerine ), puis impasse du coum (31 Mars 1949), enfin rue. Un chemin du coum existe déjà en 1847. Le quartier est cadastré en 1849. Le coum est un arbre creusé pour laisser passer de l'eau sous une chaussée. Le lotissement du Coum à Lagrua date de 1961, ses voies sont incorporées le 6.02.1969.

De la Place du coum, partait , en 1810, le chemin de La Teste à la Chapelle d'Arcachon qui, par la règue blanque, rejoignait le cours Desbiey et longeait le pied de la dune de Peymaou jusqu'à la Chapelle d'Arcachon. Long de 4400 mètres, il avait 8 mètres de large pour le passage des troupeaux. Son tracé a été perturbé par la création de la voie ferrée.

 

COURANT (chemin du) La Teste, Miquelots :Hameau de la Dune.    (31-03-1994)

Ancien Chemin  des grahudes (27-01-1994), ce nom, qui évoquait un banc du bassin et  venait de "gravudas", les graviers, fut refusé par les riverains ! C'est aussi l'origine de l'huître gravette.

Le courant est le chenal  qui relie le Teychan à celui de Girouasse.

 

COURBEY (rue du)  La Teste, Miquelots  : Hameau des barons.      (27-01-1993)

Nom du chenal "courbe" au sud ouest des crassats de l'île aux oiseaux, il les sépare du banc de muscla. Il n'existait pas sur les premières cartes mais il y avait, en 1860, "la pointe du courbey" et, tout près, un "lac du courbey" à l'emplacement du crassat dénommé actuellement "la laque".

 

COURLIS (avenue des)  Super Pyla 1         (05-07-1952)

                              (Prolongée le 28.01.1961 puis le 16.01.1976).

Echassier, appelé "courbagaout".

 

COUTOUM (rue du)  La Teste (1846)

En 1748, on écrit contom, mais en l'an V sont vendues des parcelles de pins à Bordes et à Coutou qui étaient exploitées par Baleste et où il y avait un four à résine.

Le coutou est en gascon local le duvet de certains arbres en fleurs et par association le coton que Moureau écrit "coutoun", mais celui-ci n'a jamais poussé à La Teste…. Le m final serait donc une erreur de transcription récente puisqu'en 1935 Rebsomen écrit "chemin vicinal N°9 de Countoun".

La rue donne donc accès à des forêts qui existaient sur les cartes du XVIII° et la "pinède de conteau" (sud du bois appelé alors "de bordes") serait une déformation de coutou. Lors du classement de 1867, le chemin vicinal N°9 porte le nom de « cantau », il va « de Cap lande à La Hume en passant par les pins de Bordes ».

En 1847, à son extrémité, après avoir franchi la voie ferrée, un chemin partait, sur la droite, vers le sud, traversait "le bois du coutoum, le chemin de la procession et le fossé du moulin de la lande" avant d'aller vers les landes cultivées. Il s'appelait chemin du Temboutayre, parfois écrit tembounayre et devait emprunter, sur une partie de son parcours, le tracé de l'actuelle Rue des cèdres. Or, au lieu dit "la lande" qu'il devait traverser (entre avenues de Bisserié, de Candale et la voie directe) habitait, en 1822, un Dessans, tambour de profession...

Au delà du chemin de la procession, le chemin du coutoum était prolongée par le "chemin des landes de La Hume" qui traversait la craste de Nezer  et, vers le sud, par le "chemin de patouch" qui, en 1846, rejoignait lui aussi la craste. Le "gat pétouch" était un putois . Il est vraisemblable que patouch soit une déformation.

 

CRASTES(impasse des deux)La Teste Parc d’activités du pays de Buch    (4-05-2007)              

Voir aux lieux-dits : « la lande des deux crastes »

 

CRAVEY Pierre  (Salle des Fêtes).       (20-12-1994)                                           

"Maire de la Teste de 1790 à 1793, à l'âge de 31 ans. Spécialisé dans le négoce du poisson ; ardent défenseur des usagers de la forêt et de leurs droits contre les propriétaires.(1759-1832)", tel est le texte qui figure sur le registre municipal.

Elu conseiller en 1790, il remplaça le Maire Turpin en devenant Président de la Municipalité le 14 Novembre 1790. Il exerça cette fonction jusqu'au 30 Décembre 1792 et fut ensuite battu aux élections de Décembre 1793 par Jean Fleury, représentant des "ayant-pins". Il fut ensuite membre,en 1793, de la Société des Hommes Libres et des Comités de surveillance et de subsistance.

 

CRETES (boulevard des )  Le Pyla : La Forêt.   (16-11-1976)

Suit les crêtes de la dune dite de Tournon.

 

CROIX DU SUD (allée de la)  Le Pyla : la Forêt.    (16-11-1976)                

Constellation de l'hémisphère austral donc invisible d'ici. Il s'agit plutôt de l'avion  avec lequel Jean Mermoz s'est abîmé en mer, au large de Dakar, en 1936.

 

CROSNIER (rue)  Cazaux.        (21-01-1998)

Né à Ruan (Loir et Cher) le 15 Juin 1892, il fut adjoint spécial de Cazaux de 1925 à 1932 et démissionna pour des raisons personnelles. Il serait décédé au Maroc. 

 

CROULE (avenue de la)  Le Pyla : les Pins de la famille.    (06-11-1975)

Nom de la chasse à la bécasse au printemps : la croule est l'appel amoureux des bécasses à la tombée du jour. Le mot apparaît dans les dictionnaires en 1863 mais existe déjà en 1555 au sens de roucouler (de l'allemand grillen qui signifie crier).

 

CUREPIPE (boulevard de)  La Teste.    (28-09-1976)

Ville de l'Ile Maurice, connue dès 1868, jumelée depuis 1960 à La Teste. Le lien, obscur, et vraisemblablement dû au hasard, entre les deux villes est lié à l'existence d'une cabane de Curepipe au dessus du Gurc de Maubruc, au sud de Cazaux. Elle est appelée par erreur Peyroutas sur les cartes de l'I.G.N.

 

CURIE Pierre et Marie (avenue) La Teste-Zone Industielle (Avril 2013)

Située au sud du nouveau « Pôle de santé », elle est destinée à l’entreé du personnel et des fournisseurs.

Pierre 1859-1906) et son épouse Marie (1867-1934) obtinrent en 1903 le prix Nobel de physique pour leurs études sur la radioactivité et en 1911, Marie obtint aussi le prix Nobel de chimie.

                

CYPRES (rue des)  La Teste : Pinède de Conteau.     (31-01-1991)

Arbre méditerranéen utilisé comme coupe vent dans le Midi.

 

DADE (rue  de)   La Teste.       (11-01-1964)

Ancien chemin vicinal N°17 de Dadé qui allait jusqu’au chemin de Braouet

Le nom est celui du quartier, cadastré en 1810 sous la forme Dadé ou Badet. Le nom apparaît en  1684 avec  Pierre Crabey dit Dadé, enterré dans l'église Saint Vincent .

Le sens de ce chaffre reste obscur. Le lotissement date de 1975.

 

DAGROS Jean (allée)   Cazaux., (22-01-1948)                 

                                               «        Lotissement « L’orée du lac » (27.11.2012)   

      Né à Mios le 12 Septembre 1885, Jean Dagros est mort pour la France le 7 Septembre 1916 sur le front de la Meuse.

                 

DAISSON Alain  Boulodrome de Cazaux.    (04-06-1999)

Président du club de pétanque, né à La Teste le 10 Mai 1941, décédé le 20 Mars 1999.

 

DANDREAU François, Charles (rue)   Cazaux.   (21-01-1998)

Appelé familièrement "Charlot", il est né le 22 Décembre 1919 à Cazaux ; il y est décédé le 1 Octobre 1986. Ouvrier d'Etat à la base comme ajusteur, il fut Adjoint spécial de Cazaux d'Avril 1958 à 1977.

 

DANEY Jean Armand (rue et square)   Le Pyla.    (16-11-1976)

Le prénom a été ajouté en 1994.

Armand Daney né et mort à Gujan (2 Juin 1860-10 Avril 1914) fut Maire de sa commune de 1904 à 1908 et de 1912 à 1914. Il était, au Pyla,  propriétaire de terrains qui furent lotis en 1925, et construisit vers  1901, la villa "les brisants" qui fut détruite et remplacée par un hôtel  après avoir été vendue en 1932.

 

DANTIN  (Rond Point)  La Teste

Ce n’est pas une dénomination officielle mais un nom d’usage donné à cette entrée de La Teste à cause de la présence des Etablissements Dantin.

 

DARRIET (impasse)  La Teste.     (07-07-1988)                                                                

Nom d'un quartier, "l'enclos darriet", cadastré en 1849. Il tire son origine d'une vieille famille testerine :, en 1451 on trouve déjà Guilhem et Jehan Darriet, en 1530, un Arnaud Darriet et en 1535 un Fourtant Dariet enfin Arnaud Darriet était "comte" (=syndic) de La Teste en 1557.

Leur  nom a aussi été donné à  une craste dite "craste d'arriet" (attestée en 1621) l'apostrophe étant ajoutée par les scribes qui devaient penser au gascon "arriu" qui signifie ruisseau.

 

DASSAULT Marcel   (rue) La Teste : Zone Industrielle.     (21-11-1989)

Homme politique français et constructeur d'avions  (1892-1986).

 

DASSIE Jean (allée)  Cazaux.      (27-02-1948)

Né à Escource, dans les Landes, le 3 Juin 1880, il fut mobilisé et mourut au combat à Lizerne, en Belgique, le 24 Avril 1915. 

 

DAUDET Alphonse (rue)  La Teste : lotissement Jean de Grailly.     (28-11-1984)

Ecrivain français (1840-1897).                            

 

DAUGEY Raymond (rue)   Cazaux.      (27-02-1948)

Ancienne carreyre au nord du stade Alban Chanard. Elle avait été proposée pour prendre le nom de "route de Sanguinet " mais la préfecture refusa.

Né en 1872, Raymond Daugey a été tué pendant la guerre de 1914/18, le 3 Mai 1917 à Cormecy dans l'Aisne. Il fut titulaire de la médaille militaire à titre posthume.

 

DAUPHINS (allée des)  Le Pyla : les Fauvettes.     (06-11-1975)

Mammifères marins fréquents dans le bassin d'Arcachon.

 

DAUSSY Pierre dit Paul (rue)  La Teste      (16-02-1993)

Ancienne impasse Gaston de Foix (11 Août 1934).          

Né le 29 Janvier 1834 à La Teste, décédé le 2 Janvier 1918. Donateur des terrains permettant de percer l'impasse. L'affaire date de 1911 quand il offrit gracieusement son terrain contre la reconstruction de son chai par la municipalité qui refusa. On en reparla en 1913, et la balle fut renvoyée dans le camp des "propriétaires intéressés".

 

DAURAT Didier (Allée) La Teste : La Magrette     (07-2007)

Aviateur (1902-1940), il commence sa carrière comme pilote de chasse pendant la grande guerre puis devient un pionnier de l’aviation commerciale comme directeur de l’aéropostale Latécoère  où il fit entrer, entre autres, Mermoz, Guillaumet et Saint Exupéry, puis à Air France.

 

DAVID Louis (rue)   La Teste : les Bruyères.   (28-11-1984)

Peintre français (1748-1825).

 

DEBRAY Henri (allée)  Le Pyla : bois de la Chapelle.     (06-11-1975)

Ancienne voie Debray, elle évoquait, sans donner son prénom, l'ancien propriétaire des terrains qui furent lotis en 1930.

Le 27-01-1993, le Conseil Municipal prend une nouvelle délibération et par ignorance ajoute le prénom Henri. Elle honore donc désormais, comme le précise la délibération, le chimiste français (1827-1886) collaborateur de Sainte Claire Deville, inventeur d'un procédé de fabrication de l'aluminium...!

 

DEBROUSSE Marie (Rue) La Teste :  Notre Dame des Monts.    (11-01-1964)

Marie Dessans, née le 3 Février 1826 à La Teste, est décédée le 1er Avril 1913. Sa sœur Catherine était mariée à  François Hubert Debrousse (1817-1878), entrepreneur de Travaux Publics, mais elle disparut en 1841 et Marie, le 22 Mars 1843, épousa son beau frère.

Celui-ci construisit de nombreux ouvrages : chemins de fer, canaux, ponts suspendus, barrages dont la liste se trouve sur son monument funéraire au cimetière d'Arcachon.

Ses enfants, une fille disparue en 1886 et un fils (1846 La Teste-1899)  avaient fondé un hospice à Paris (la Fondation Debrousse existe toujours sur l'emplacement de l'ancien château de Bagnolet).

Elle-même en créa un à Lyon (800 personnes en tout), et reçut en 1908 la médaille d'or de l'Assistance Publique. 

En 1912, le 20 Janvier, elle lègue à La Teste 50.000 francs pour restaurer l'église et aménager un hôpital. La guerre survenant ce n'est qu'en ...1924 (avec l'adjonction des legs Peyret Poque et Desvegenez) que l'hôpital Saint Georges fut réalisé.        

 

DEBUSSY Claude (avenue)  Le Pyla : Chapelle  Forestière.      (29-07-1986)

Compositeur français (1862-1918).

 

DE GAULLE Charles (avenue)   Le Pyla.       (16-11-1976)

                  (place)    Cazaux (ancienne place de la Mairie).   (12-05-1948)                                 

                  (avenue)   La Teste (ancienne rue d'Haussez)       (01-12-1944)                                                                          

La rue d'Haussez, anciennement chemin de Bordeaux, avait été dénommée le 13 Février 1847 en l'honneur du baron, Préfet de la Gironde de 1824 à 1829, Ministre de la Marine en 1830, qui s'intéressa au développement des bains Legallais à Eyrac. En 1883, afin que les touristes passant place de Tournon (actuelle place Jean Hameau) n'aient plus à demander la direction de Bordeaux, elle fut appelée Route de Bordeaux.

Le Général de Gaulle (1890-1970)  fut le Chef de la France Libre, Chef du Gouvernement de 1944 à 1946, puis Président de la République de 1959 à 1969.

 

DEJEAN Pierre (impasse) La Teste  . (31.01.2013)

Pierre Dejean (1775-1845) était le gendre de Jean Baptiste Peyjehan, Inspecteur des semis en 1801, l’adjoint de Brémontier.

Il avait en effet épousé sa fille, Marie, en 1797, le 5 Floréal An V. En 1803, à la suite du décès de Peyjehan, c’est lui qui le remplace

On lui doit en particulier un état des semis effectués de 1887 à 1832.

Il habitait place Jean Hameau, à l’angle des rues Victor Hugo et de Verdun (actuellement rue P.Dignac)

 

La maison Dejean (d’après J.Ragot, c’est là qu’il reçut le Préfet le 29 avril 1801

 

 DE LATTRE DE TASSIGNY (rond point)  Pyla .     (05-07-1952  et 16-11.1976)

Inauguré le 15 Août 1952 (après la réunion de l'association Rhin et Danube à Arsac).Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), commanda la 1ère armée Française, puis fut envoyé en Indochine (1950-52), Maréchal à titre posthume.

 

DESBIEY (Rue)  La Teste.     (13-02-1847

                          et  10-05-1960)                                                                                                               

Deux frères au choix....

 

GUILLAUME : (13 Octobre 1725 St Julien en Born - 22 Juin 1785 à La Teste), .notaire, capitaine général des Fermes du Roi, secteur de Bayonne puis de Bordeaux .n 1769, retraité en 1771 achète la recette des traites et l'entrepôt de tabac de La Teste. Il habitait quartier de Lavie dans une maison louée aux Verthamon.

Co-auteur avec son frère Louis Mathieu du Traité de 1774 sur "L'incursion des sables de nos côtes", auteur, en 1776, du "Mémoire sur la meilleure manière de tirer parti des landes de Bordeaux quant à la culture et à la population " et  rédacteur d'un "Mémoire  sur les marais salants de Certes" (1779) et du rapport sur "La perception des droits sur les résines" à l'occasion de ses démêlés (1780) avec les Testerins.      

Trois de ses mémoires ont été publiés par la Société Historique. 

                                                                                                                                                                                                                                            Louis Mathieu Desbiey

 

LOUIS MATHIEU (1734-1817) : prêtre exerçant de 1758 à 1778 dans diverses paroisses bordelaises, chanoine de la Cathédrale Saint André, bibliothécaire depuis 1775 de l'Académie Royale des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux où il présente en 1774 le mémoire de son frère. Exilé en Espagne (1792-1802).

Ils sont tous les deux des précurseurs pour avoir, vers 1750, fixé une dune de Saint Julien en Born (Broque finage) à l'aide de semis de pins.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                    

DESSANS Hubert  (rue) Cazaux .          (16-10-1996)

Adjoint spécial de 1908 au 13 Juin 1913, date de son décès.

 

DHEURLE Henri (rue)  La Teste.            (23-04-1948)

              (collège) La Teste.         (28-07-1975)

Ancienne route de Bordeaux, sur la carte de Charlevoix de Villiers (1778), puis chemin vicinal N°7.

Henri Dheurle (1917-1945),normalien de 1935 à 1938, habitait 27 rue du Président Carnot.

Il était professeur d'Histoire et Géographie au Cours complémentaire de La Teste. Résistant, membre du réseau Gallia en 1943 comme Sous-lieutenant chargé de mission, il fut arrêté le 10 Octobre 1943, emprisonné au Fort du Hâ puis déporté au camp de Bergen Belsen, annexe de Buchenwald, dont il n'est pas revenu.

 

Henri Dheurle (Photo publiée par F.Labatut dans un article où il retrace l’action d’Henri Dheurle et les circonstances de son arrestation. Bulletin de la SHAA N°54-1987)

  

Son nom fut, le 2 Février 1946, proposé par le Conseiller Maura pour la place Thiers, mais le Maire préféra attendre l'annonce officielle du décès (17 Juillet 1946) pour prendre une décision. La délibération a été prise à la demande de M. Maura, le 18.07.1947 et une  plaque a été posée à l'intérieur de l'école de garçons.

 

DIAPASON (rue du) La Teste centre.       (21-10-1998)

La raison de ce choix ne m'est pas connue.

 

DIGNAC André (rue )  La Teste.         (19-01-1950)

                          (impasse)    id°           (23-03-2000)

Ancienne impasse du Coum (31.03.1948) ou chemin Grouvel.  

Il fut le premier soldat testerin "mort pour la France" de la guerre 1939-1945. Né en 1920, ostréiculteur et marin, il s'engage à 20 ans dans la marine marchande. Il rejoint les Forces Françaises Libres  en Angleterre et participe au débarquement de Dieppe (Corps Francs des Fusiliers marins). Surnommé Tarzan par ses camarades, il sauta sur une mine lors de la tentative d'occupation de l'île anglo-normande de Sercq (Sark), le 27 décembre 1943. Il  a été inhumé aux frais de la commune le 17.12 1949.

           

DIGNAC Pierre (rue)   La Teste..       (09-08-1974)

              (Salle municipale) Le Pyla.                                                         

Ancienne rue de la Mairie (13 Février 1847) -car celle-ci se trouvait en 1798 près de la place Jean Hameau, chez Desgons- puis rue de Verdun (29 Novembre 1918) du nom de la grande bataille de 1916.

Né le 13 Janvier 1876 d'un père Procureur impérial puis de la République, Pierre Dignac fut Maire La Teste du 8 Juin 1902 au 2 Mars 1941, il fut aussi Conseiller général en 1904, député de 1919 à 1940, vice-président de la Chambre des députés, Sous-secrétaire d'Etat à la marine militaire en 1931-32 dans les gouvernements de Pierre Laval et président de la commission d'enquête sur Staviski.

Il abandonna la Mairie de La Teste en 1941 quand il fut nommé membre du Conseil National par le gouvernement de Vichy. Frappé pour cela d'inégibilité jusqu'en 1951 en vertu de l'ordonnance du 6 Avril 1945, il revient au Conseil municipal de 1951 à 1953 et se retire alors de la vie politique.

Décédé le 21 0ctobre 1973, il était titulaire de la Croix de guerre avec palmes et Grand Officier de la Légion d'Honneur à titre militaire, pour sa conduite à Verdun.

Son nom a été aussi donné à la salle municipale du Pyla, station qui s’était développée pendant ses mandats.

 On voit sur la gauche de la carte postale, l’ancienne demeure de la famille Baleste Marichon construite à la fin du XVII° siècle. Elle a été détruite, il y a peu, pour faire place à l’immeuble appelé d’un nom qui n’a rien à voir avec le pays : «les Olympiades ».

AM La Teste                                                                                                                      L’immeuble avant sa destruction (Ph. R.Aufan) 

 

                                  

 

 

 

                                              

 

 

 

 

 

 

DIX HUIT JUIN 1940 (square)  La Teste.      ( 26-01-1994)

 

Ancienne place de la Gare puis place de la Libération (1.12.1944), elle est rebaptisée à la demande des Anciens combattants pour "rappeler l'appel du Général de Gaulle à  la radio de Londres, considéré comme l'acte fondateur de la France libre »

 

L’ancienne place de la Gare (collection particulière)

 

DOMAINE (Avenue du)                Le Pyla : lotissement du Domaine.      (26-10-1995)

Elle dessert  le lotissement éponyme, seul lotissement cloturé de la commune.

 

DOMAINE des DUNES (rue du…)  La Teste Maugis    (29.11.2011)

A pris le nom du lotissement

 

DORE Edmond (rue)  La Teste.     (01-12-1948)

                   Cazaux.       (27-02-1948)

A La Teste c'est l’ancienne Rue de l'hôpital (13 Février 1847) devenue rue Desgenevez (voir rue de l’Hôpital) puis rue du Maréchal Pétain (29 Novembre 1918).

           

Philippe Pétain (1856-1951) commanda à Verdun, fut ministre de la guerre en 1934, ambassadeur en Espagne en 1939 auprès du général Franco, Chef de l'Etat de 1940 à 1944. Il fut condamné à mort en 1945, puis vit sa peine commuée en détention à perpétuité à l'île d'Yeu. Le 25 Décembre 1940, à la demande du Préfet d'honorer le Maréchal Pétain, le Conseil Municipal  déclara qu'il avait déjà attribué ce nom en 1918.

Edmond Doré, père de quatre enfants, était membre du Parti Communiste et de la CGT. Chef d'un groupe de sabotage de moteurs d'avions à Bordeaux, il fut arrêté en Mars 1942 et fusillé au camp de Souge en Octobre 1942, à l'âge de 32 ans. Enterré dans la banlieue bordelaise, il fut ré inhumé à La Teste le 18 Novembre 1944 (l'éloge funèbre étant lu par Gilbert Sore). Médaillé de la Résistance à titre posthume (1967).

 

DUBOIS Roger (rue)  La Teste : Moulin de Bordes.       (21-01-1998)

Né le 13 Juillet 1922, disparu le 24 Octobre 1984, il fut  Conseiller municipal de 1965 à 1971, Président de Rhin et Danube et de l'Association des Amis du Rugby testerin, Croix de guerre, Médaille commémorative 39-45, médaille commémorative de la campagne d'Italie.

 

DUBOS Jean (allée)Cazaux .        (06-01-1970)    

Né le 4 Août 1896, il exerçait la profession de résinier. Mobilisé comme soldat au 418° régiment d'infanterie, il meurt pour la France le 20 Juillet 1916 à Hardecourt dans l'Aisne.     

 

DUFAURE Jacques (rue)   Cazaux : lotissement communal       (31-07-1989)

Ancienne allée N° 9 puis rue des genêts ( 6 Février1965).

Jacques Dufaure, né le 6 Avril 1925, à Facture Biganos, passa son enfance à Cazaux où son père travaillait puis fréquenta le collège Condorcet d'Arcachon. A 19 ans, voulant rejoindre les  Forces Françaises Libres par l'Afrique du Nord, il fut capturé au passage en  Espagne et s'évada pendant son transfert en Allemagne. Il rejoint les Forces Française de l'Intérieur et le 15 Février 1945 s'engage au 1er Régiment de chasseurs parachutistes. Volontaire pour l'Indochine en 1947-49 et 1950-54, il combat à Dien Bien Phu (Médaille militaire, Croix de guerre) ; affecté ensuite à Saint Maixant dont il sort lieutenant en 1956, il sert dans la Légion en Algérie (Croix de la valeur militaire) et meurt à El Madher, sur une mine, le 21 Janvier 1959. Cité à l'ordre de l'armée, il fut Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

DUFAURE Marie (allée)  Cazaux.    (28-11-1960)

Ancien chemin de Cazaux à Sanguinet     

Institutrice qui a enseigné pendant 30 ans à Cazaux où elle est née le 15 Janvier 1884. Veuve de guerre, son époux ayant été tué à Vadelaincourt le 2 Mai 1916, elle avait deux enfants, qui furent déclarés pupilles de la Nation en 1919. Elle serait décédée dans la région parisienne.

           

DUMAS Alexandre (rue)  La Teste : enclos du Cap lande.      (28-11-1984)

Ecrivain français (1802-1870).

 

DUNANT Henri (rue)  La Teste : Cité Grande dune.    (01-08-1964)

De nationalité suisse, (1828-1910), il fut  un des principaux fondateurs de la Croix Rouge. Il obtint le Prix Nobel en 1905.

 

DUNE DE L'EGLISE  (rue) La Teste, Miquelots : Hameau de la Dune .     (04--02-1997)

La véritable "dune de l'église" longe la route qui relie les Miquelots à la Dune du Pilat.

Parce que, vers 1878, le Docteur Lalesque  découvrit, dans la lette dite du Grand Baron, les traces de tombes médiévales (XIIIe siècle) et d'un "bâtiment" qu'il estima être celui d'une chapelle, le lieu a été considéré comme  l'emplacement du premier "village" testerin. Le site détruit lors du percement de la nouvelle route n'a pas fait, à cette époque, l'objet de fouilles officielles, les autorités ayant considéré que cela n'avait pas d'intérêt, mais des ramassages de surface, effectués par la S.H.A.A., ont confirmé les dires de Lalesque. Il y eut peut-être un hameau.

Depuis de nouvelles fouilles ont été entreprises.

(voir lieu-dit « barons »)                

 

DUNES (avenue des)      Pilat Plage.    (17-01-1948 et  20-06-1967)

 

La plus célèbre est bien entendu la Dune du Pilat , haute d'un peu plus de 100 mètres, longue de 3,5 kilomètres. Elle est apparue à partir de 1860, lorsqu'elle a recouvert  les forêts qui avaient été plantées, pour la fixer, sur la dune blanche de La Grave ou du Sabloney.

                                                                                                                                                                                                                                        Ancien accès à la dune du Pilat (collection privée)

                                                                                                                                           

 

DUPUY (rue des Frères)   Cazaux.       (27-02-1948)

Ancien chemin de la carreyre.

Armand (né le 5 Septembre 1886 à La Teste) et  Jean (né le 9 Octobre 1888 à La Teste) furent tous deux mobilisés et tués au combat, Armand le 28 Septembre 1919 à Bras dans la Meuse, le second, Jean, le 16 Juillet 1918 au Bois des Saverts, près de Venteuil, dans la Marne.

 

DUPUY Kléber (rue)      La Teste.    (06-01-1970)

Né le 27 Juin 1892 à La Teste, il était instituteur. Après avoir été bléssé sur la Marne (Septembre 1914) il fut lieutenant à Verdun (3° compagnie du 7° Régiment d'Infanterie) ; il défendit le fort du plateau de Souville du 11 au 16 juillet 1916. Il y a,  sur place, inscrit sur une plaque " le fort de Souville, dernier obstacle sur la route de Verdun, résista victorieusement pendant 10 heures. Gloire au Lieutenant Kléber Dupuy et à ses soldats..." (il en resta 15 ).  

                                                                                                                         Photo publiée avec l’autorisation de JL Dupuy

 

Blessé à nouveau le 13 mai 1917, il fut amputé d’une jambe ce qui rendit difficile, après la guerre, l’exercice de son métier. Il fut alors affecté dans un service préfectoral pour s’occuper des anciens combattants.  

                                                                                                         

Pendant la seconde guerre mondiale, il prit une part très active à la Résistance bordelaise. Décédé le 16 octobre 1966, il fut inhumé à La Teste.

En Mars 2011, son neveu, par l’intermédiaire du journal Sud ouest, lança un appel pour que soient retrouvées ses décorations : remises à la ville de La Teste  le 11 Novembre 1992, elles sont , malgré les recherches effectuées, pour le moment introuvables !

                 

DUPUY Osmin  (rue) Cazaux .   (27-02-1948)

Route qui mène jusqu'au lac

-La gare                                                                                    -L’hôtel                                                

                                                                                                                                                                                               

Né le 6 Décembre 1896 à La Teste, il fut Adjoint spécial de Cazaux par délégation en 1913 suite au décès de Hubert Dessans, il l'est de nouveau, en tant qu'élu, de fin Novembre 1919 à 1925. Il était propriétaire de l'hôtel situé dans le bâtiment de l'ancienne gare. Cet hôtel appartenait auparavant à la Compagnie du chemin de fer et était exploité par M. Dupin.

 

ECLUSES (allée des)  La Teste.      (16-10-1996)

Se dirigeant vers l'immense réservoir d'eau salée destiné à alimenter les bassins ostréicoles, elle évoque les écluses qui en dirigent le volume ainsi que celle qui commande le débit du canelot.   

 

ECUREUILS (avenue des)  Le Pyla, les Fauvettes.       (06-11-1975)

         (rue des)     Cazaux.                      (06-01-1970)

Les "esquiroou" sont des animaux familiers de nos forêts.

                            

EDEN  (avenue de l')   Le Pyla.           (24-08-1928)

Nom d'un lotissement "fantôme" crée en 1911 par des promoteurs parisiens qui vendaient sur plan des terrains inaccessibles faute de route ! Il n'en reste que quelques ruines, quelques rares maisons et son plan que l’on retrouve toujours surales documents d’urbanisme. La zone est classée depuis 1978 en "espace boisé classé à conserver" et inscrite à l'inventaire des Sites, une partie est un "espace naturel sensible départemental " sur lequel le département peut exercer son droit de préemption, et l'ensemble fait partie du "site classé" défini par le décret du 28 Juin 1994 confirmé par le Conseil d'Etat. Le secteur, placé depuis en zone Natura 2000, devrait donc rester inconstructible.

     

EGLANTIERS (allée des)La Teste : La Pastourelle.        (28-11-1984)

Arbrisseau épineux à l'origine des rosiers de culture.

Le lotissement date de 1982.

 

EIDERS  (Rue des)       La Teste : Clos de Bordes.    (27-06-1986)

Oiseau migrateur de la famille des canards, d'origine scandinave ; son duvet est apprécié et le mot édredon en est issu.

 

EIFFEL Gustave (Avenue)  La Teste : Zone Industrielle.     (16-11-1976)

                (Prolongation                              (24-05-2007)

Ingénieur français (1832-1923). Outre la Tour (1889) il a construit, entre autres, le viaduc de Garabit (1882), les ponts de chemin de fer de Cubzac et de Bordeaux.

 

EINSTEIN Albert (rue)    Parc des activités du Pays de Buch    (24-05-2007)

Physicien (1879-1955), auteur des Théories de la relativité.

 

EMBRANCHEMENT (chemin vicinal de l') La Teste centre.                                                              ?

Il s'agit du chemin qui, passant sous la voie ferrée, permet de relier Bordes à la route Nationale, le nom d'embranchement vient de cette liaison.

 

EMBRUNS (square des)  Le Pyla : Les Hauts de Moulleau.   (27-02-2000)

Pour que les riverains, bien qu'assez éloignés de la mer, ne l'oublient pas…(Elle est proche de l'impasse des clapotis!)

 

ENCLOS DU PING (avenue de l') La Teste.      (26-10-1995)

L'enclos du ping (1810) ou du pin (1849) était situé le long de la rue Jean de Grailly, en face du stade actuel. On trouve le terme sous la forme "ping" dès 1712. En 1849 cette zone était forestière puisqu’on y dénombre 16 parcelles représentant 58 hectares de pins.

L'avenue actuelle, qui longe la voie ferrée, était, en 1849, la limite est du quartier de Ping.

     

ENDICOTT (impasse)  La Teste : Lotissement Ducasse.   (21-01-1998)

Ville de la banlieue de Bighamton (USA) à laquelle La Teste est jumelée.

 

ERMITAGE (avenue) Le Pyla : lotissement de l'Ermitage.   (11-01-1976)

Avenue prolongée le 22 Juin 1990.

 

ESKUALDUNA (avenue)  Pilat plage.    (17-01-1948)

Prolongée le16 Novembre 1976.

Terme basque qui signifie "du pays basque".

 

ETOILES (avenue des)  Le Pyla : les Fauvettes.  (06-11-1975)

Ancienne Avenue  des écureuils.

 

ETOURNEAUX (impasse des)  La Teste : les Miquelots.    (27-06-1997)

Ces passereaux qui se multiplient et dont les vols sont la hantise des producteurs de fruits rouges, s'adaptent aussi très bien, malheureusement, au milieu urbain.

 

EUROPE (avenue de l')  La Teste : Zone Industrielle.      (13-05-1991)

Elle permet désormais d’accéder à l’hôpital par l’avenue Jean Hameau.

 

FACTEURS (rue des)  La Teste.       (26-04-1988)

Ancien chemin du carreyrot de les places en 1846 . Les places étaient l'endroit où se réunissait le bétail à l'orée de la lande, c'est à dire dans le triangle dégagé  formé actuellement par les rues des Alliés, du Président Carnot et de la Victoire. Le chemin allait vers les pins de Notre Dame des Monts (en 1849, la forêt s’y étendait sur 22 hectares), jusqu'au "chemin de brouillet" vers la rue Béranger actuelle. Brouillet pouvait être un nom de famille puisqu'en 1765 on parle d'une vigne dite "de Brouillet" mais, à l'origine c'est un nom gascon qui désigne un petit marais.

     

FARMAN Henri  La Teste : l'Orée de la Seuve.   (25-06-1997)

Ingénieur et aviateur français (1874-1958). Il réalisa, en 1908, le premier vol de ville à ville (de Bouy à Reims).    

                   

FAURE Gabriel (impasse)  Le Pyla : Chapelle  Forestière.   (31-03-1994)

Compositeur français (1845-1924).

 

FAUVETTES (avenue des)  Le Pyla.        (24-08-1928)

Une partie devint, le 6 Novembre 1995, la rue  des roitelets.          

La fauvette est un passereau.

     

FAVRE Jules (rue) La Teste.   (16-02-1896)

Ancien Chemin du Haou (le forgeron), de la rue Turgan à la rue de Graouilla.

On lit dans la délibération :"L'illustre orateur, le célèbre chef de l'opposition des cinq, l'infatigable apôtre des principes républicains sous l'Empire".

Jules Favre (1809-1880), négocia le  traité de Francfort et proposa la déchéance de Napoléon III. 

           

FERRY Jules(rue)   La Teste.     (19-06-1898)

Ancien Chemin Vicinal  N°3 dit de Jouan en 1846 et 1867, il allait « de la cazerne au chemin du haou »    

En 1896 son nom avait été  "réservé" pour "une des plus belles voies" de la commune, on empierra donc le chemin de Jouan en 1898. Jouan, à gauche, et Martin, à droite, étaient les surnoms des bœufs, puis des mules, attelés aux charettes (cas ou bros) utilisées en forêt.

Jules Ferry (1832-1893), auteur des lois sur la gratuité, la laïcité et l'obligation scolaires, fut aussi l'artisan de l'expansion coloniale et y gagna le surnom de "Ferry-Tonkin".

 

FIGUIER (avenue  et rond point)  Le Pyla  (28-04-1928)

D'abord rue en 1928, promue ensuite. Le rond point fut longtemps l'aboutissement du Pare-feu N° 3 qui venait en ligne droite de la Maison du Juge de La Teste.

Le "higuey" est, dans les Landes, considéré comme protecteur : à sa mort, il faut en replanter un autre. La tradition remonte à Rome puisque c'est sous un figuier que les fondateurs légendaires, Romulus et Rémus, avaient été trouvés, allaités par la louve.

 

FIRMAMENT (boulevard du)  Le Pyla : la Forêt.    (06-11-1975)

La voute céleste dans laquelle apparaissent les étoiles.

 

FLEMING Alexandre (allée)    La Teste Marine.   (28-11-1967)

Sir Alexander Fleming (1881-1955), médecin britannique, découvreur de la pénicilline. Prix Nobel en 1945.

 

FLEURY Alexis  (Crèche municipale).       (30-03-1990)

Jean dit Alexis, né en 1767, décédé le 3 Septembre 1841, fut membre de l'Administration municipale en Décembre 1792. Le Maire était son frère, il lui succéda, comme Président du Conseil d'Administration du canton de La Teste, de Septembre 1796 à Décembre 1797. Il fut alors destitué par le Directoire. Négociant, il était un des principaux propriétaires ayant-pins en forêt usagère.

 

FLEURY Jean (Salle des Fêtes)    La Teste : Miquelots.     (30-03-1995)

Frère du précédent, il fut Maire de la Teste (1793-96 et 1830-40 ) "Négociant et propriétaire foncier, élu en Décembre 1792, syndic des propriétaires en Forêt Usagère".

Jean Fleury aîné (3 Novembre1765,19 Novembre 1845) avait épousé une filleule de Guillaume Desbiey, Catherine Boulard. Chef de la municipalité des "ayants pins" il écrivit en l'an VIII un "Projet d'amélioration pour une partie du 5° arrondissement de Bordeaux" où il traita de la fixation des dunes et du creusement des canaux. Il fut le beau-père de Jean Hameau.

Tous deux étaient les fils de Jean Fleury Sécary (voir ce nom).

 

FLOREAL (rue et square)  Le Pyla : la Forêt.      (16-11-1976)

Huitième  mois du calendrier républicain (20 Mars à 21 Avril). C'est le mois des fleurs.

 

FOCH Maréchal (rue du)       La Teste.

              (avenue du)    Le Pyla Bellevue.    (16-11-1976) 

Ancienne rue du Chemin de fer, de la rue du Port au Mourillat (13 Février 1847), elle comprenait aussi la rue Brémontier. A la place de l'hôtel Basque il y avait l'école de filles des Cassis.   

La rue du Maréchal Foch vers 1930- Photo de Gaby Bessières (Collection privée)

  

Ferdinand Foch (1851 à Tarbes-1928), Commandant de l' Ecole de Guerre en 1907, dirige les batailles de la Marne, des Flandres et de la Somme puis est nommé Commandant en chef des armées alliées en 1918.

 

 

 

FOIX Gaston de (Rue)  La Teste.    (13-02-1847)

Son  prolongement au delà de la rue Jean de Grailly (28 Janvier 1961)  s'appelait le chemin vicinal N°8 de Pigues qui se prolongeait jusqu’à l’écluse N°4 du canal des Landes.

Cadastré en 1849, le quartier des Pigues se situe entre les rues Jean de Grailly (chemin vicinal N°10 de Ping) , Gaston de Foix, du Capitaine et du Coutoum. On trouve le nom en 1748, puis en 1817 quand Lesca fils aîné y tient une distillerie de produits résineux qui est la première à ouvrir en Gironde. Il y éclaircit ses colophanes en les exposant au soleil ("colophane de plateau ou de soleil").

En béarnais une pigue est une pie (Simin Palay), ici c'est l'agasse...

Pour la rue, nous avons le choix entre:

-GASTON I de FOIX GRAILLY :       

Né vers 1385, Captal en 1411, Comte de Benauge, de Longueville; héros de la bataille d'Azincourt en 1415 Chevalier de la Jarretière en 1438, Après le traité de Fronsac (1451) consacrant la  défaite anglaise, il part à Londres et vend le Captalat à son  neveu. Après l’échec de la tentative de reconquête ( Castillon 1453 )       

blason de Gaston I                                                                                                                                                                                                                              Blason de Gaston I 

Gaston de Foix et s’exile en Aragon. Il y meurt à Meille (1458/59)                                                                                                 

-GASTON II  (JEAN IV de FOIX) :1465-1494

Captal  en 1485 , Sénéchal de Guyenne de 1488 à1492 ; époux de Catherine de Foix (1469), dont il eut 3 enfants : Gaston III, Jean, Archevêque de Bordeaux, Anne, reine de Hongrie. Veuf, il épousa Isabelle d'Albret (1494).

 -GASTON III DE FOIX GRAILLY dit le Boiteux : Captal de 1500 à 1536, veuf de Catherine de Lescun, il épouse Marthe d'Astarac. Ses deux  fils furent évêques d'Aire.

                 

FONCK René (rue)  La Teste : La Magrette.        (12-10-1971)

Aviateur français (1894/1953 ), titulaire de 75 victoires en 1914/1918.

 

FONTAINE SAINT JEAN (rue de la) La Teste    Les cottages de la fontaine St Jean (12-06-2003)                           

La fontaine Saint Jean se trouve plus au nord. (Voir allée des Prés saint Jean).Le lotissement aurait pu prendre le nom de la dune de la Séougue sur laquelle il est construit mais le nom était déjà mal utilisé (voir Lasséougue) et «cottage» est beaucoup plus commercial...

                                                            

FORET (avenue de la)    Pilat Plage.        (17-01-1948)      

 

FOUGERES    (allée des)   Le Pyla.          (20-08-1928)

Plante caractéristique du sous bois de pins, la fougère aigle, "héougueyre" a pour cousine une espèce protégée l'osmonde royale que l'on trouve dans les braous de la Montagne et les endroits humides de La Teste.

 

FRANCOIS DE RUAT (rue du Captal) La Teste: lot. La Migrèque. (26-04-1988)     

                                                                      

Il était le petit fils de Jean Baptiste Amanieu de Ruat qui, Seigneur de la maison noble de Ruat au Teich, acheta le Captalat en 1713 à Henri François de Foix-Candale.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

François Amanieu de Ruat, fut le dernier Captal de Buch (25 Avril 1742- 4 Janvier 1803). Célèbre pour avoir le premier planté des pins dans les lettes de Pissens (11 ha)et du Garlion (ou le gartiou :13 ha) au Pyla ainsi que dans   celles de Lespalles et Laurent (18 ha)et de Bayle et Piraillan (11ha) dans la presqu'île du Ferret.(Voir Candale et Peyjehan)                                                                         

Il a été incarcéré sous la Révolution  puis libéré en 1793.

Sa fille épousa M. Lauzac de Savignac, qui hérita du château de Ruat au Teich lequel fut vendu en 1845 à M. Festugière                                                   

                                                                                                                                                                                                                           

FRANCON (rue)  La Teste : Le Hameau.     (13-02-1847)

Partait de la place Thiers soit du "Saubona à Mouréou".

Famille d’armateurs (en 1243) éteinte au XVI° siècle ;leur domaine (la maison noble de Francon) fut achetée Pierre de POMMIERS, écuyer, puis par  les PEYJEHAN au XVII°,de là vient le nom de Peyjehan, «Seigneur (=propriétaire) de la Maison noble de Francon » contracté ensuite en «Peyjehan, Sieur de Francon » puis en «Peyjehan de Francon »,selon un usage fréquent à cette époque mais qui n'avait pas de valeur de noblesse pour la famille ainsi dénommée.

A la fin du XVIII° siècle, la branche  des Sieurs de Francon, (issue de Pierre Peyjehan, décédé en 1689 dont  un des quatre fils, Pierre, fut le premier Sieur de Francon), était représentée par François Honoré Peyjehan de Francon dont la fille Jeanne Honorine épousa son cousin  au 5°degré Pierre Peyjehan fils aîné. La Révolution passant, on n'utilisa plus le "titre" rappelant la maison noble de Francon. Cette branche s’éteint en 1882.

Le 13.02 1847, le Conseil Municipal décida de nommer une rue DE FRANCON, elle fut en partie amputée en 1948, le 23 Avril, une partie devenant la rue Pierre Larrieu.
C'est alors qu'une erreur s'est produite: la délibération parle de la rue Francon au lieu de la rue DE Francon qui était son véritable nom depuis 1847,et cela a été repris ensuite.

Le 2 Février 1946, le Conseiller Maura proposa de remplacer son nom par celui du résistant  Pierre Larrieu, mais le Maire préféra attendre la notification officielle du décès pour prendre une décision. La rue Francon fut préservée et Pierre Larrieu en eut une partie en 1948 après que le Tribunal eut reconnu sa disparition .

 

FREYSSINET Eugène (rue)  La Teste : Zone industrielle.      (21-11-1989)

Ingénieur français (1879-1962), inventeur du béton vibré (1917) et du béton précontraint.

 

FRIMAIRE (allée)    Le Pyla : Domaine de la Forêt.    (26-05-1982)

Troisième mois du calendrier Républicain (21  Novembre au 20 Décembre). C'est le mois des frimas.

           

FRUCTIDOR (allée)   Le Pyla : Domaine  de la Forêt    (25-05-1982)

Douzième mois du calendrier républicain (18 Août au 21 Septembre). C'est le mois des fruits.

  

FUSILLES (avenue des)  Cazaux.     (27-08-1948)

Ancienne Route de La Teste, son nom d'origine est : "des fusillés du 22 Août 1944".

A la mémoire des trois cazalins : Bosc, sous brigadier de police, Carrazet, Chef de gendarmerie et Giret gendarme, fusillés par les Allemands.

 

FUSTEL DE COULANGES (allée)  La Teste : Le Pyla- Abatilles.   (16-11-1976)

Historien français (1830-1889) .  

 

GALIPES (avenue)   Le Pyla     (06-11-1975)                                                                

Ancienne avenue des pins. Ce substantif masculin, mal orthographié, désigne en gascon local le copeau (galip) que le résinier enlève de l'aubier lorsqu'il ouvre la care ou la ravive avec son hapchot. Il était utilisé partout comme allume-feu.

 

GALLIENI Général (rue)     La Teste     (29-11-1918)

                 (impasse)      "       (23-11-1959)

Ancienne rue Desgevenez (13 Février 1847)                                  

Joseph Galliéni (1849-1916) a combattu au Tonkin et à Madagascar ; Gouverneur militaire de Paris en 1914 il se rend  célèbre par l'épisode des "taxis de la Marne". Ministre de la guerre, Maréchal à titre posthume (1921).

 

GAMA  Vasco de (allée)  La Teste, Miquelots : la Matelle     (28-11-1984                    

Navigateur portugais (1469-1524), il fut le premier à atteindre l'Inde en doublant le Cap de Bonne Espérance (1497).

 

GAMBETTA (place)  La Teste              (22.01.1883)

          Ecole       «    rue E. Doré

Ancien "champ des Pontac" acheté par la commune  le 17 juin 1880. Les platanes y furent plantés le 3 Juin 1883. La "branche" sud de la place s'appela rue Joli cœur du nom du quartier, cadastré en 1849, qui longeait la place au sud. C'était le surnom d'une  famille Baleste au XVIIe siècle.                      

Léon Gambetta (1838-1882), Ministre de la guerre, organisa la résistance en 1870. Président du Conseil en 1881-1882, il était le chef de l' " Union républicaine ".

La décision de l'honorer fut très rapide, le procès verbal du Conseil Municipal en témoigne : "Monsieur le Maire,-Jules Lalesque-, dans un langage ému, retrace à grands traits la douleur que la France a ressentie à la nouvelle de la mort de l'illustre citoyen que nous pleurons tous et qui laisse après lui une mémoire vénérée et l'exemple d'un patriotisme antique

La place GambettaLa place Gambetta 

Le chapiteau                                                                    

                                                                                            

                                                                                        

En l’an 2000, la place fut agrémentée d'une fontaine pour laquelle on avait utilisé un chapiteau  de style corinthien qui orna longtemps le jardin de Madame Mazodier, née Lesca, sa dernière propriétaire actuellement disparue. D'après elle, il viendrait des Piliers de Tutelle de Bordeaux  et aurait appartenu à ses ancêtres.(photo au centre)

Ce chapiteau est actuellement dans le parc Jean Hameau car il a été  remplacé en 2003 par une sculpture L'invitation au voyagemoderne :                                           

                                  « L’invitation au voyage » œuvre de M. Andréa Abram, (Ph. R.Aufan)

                                                                                                                                                                                                                                                                      L'Ecole Gambetta fut construite en 1911,dans la rue Edmond Doré. Elle va bientôt occuper de nouveaux locaux de l’autre côté de la mairie, le long des Allées G.Clémenceau mais les anciens bâtiments chers au cœur de générations de testerins, que la municipalité sortante voulait réaménager pour y regrouper tous les services municipaux dispersés risquent de disparaître, selon les projets de la nouvelle équipe, au profit d’un immeuble « moderne »

 

GARDE FEU DU JUGE   Le Pyla          (24-07-1925

                        incorporé  le 16-11-1976)

Piste forestière qui reliait La Teste (Maison du juge) au Pyla (Le Figuier). Le juge était au XVIIIe siècle, Pierre Peyjehan de Francon, propriétaire des terrains au nord-est du golf actuel, où se trouvent les ruines de la "maison du juge" qui a été une maison forestière.

 

GARE  (rue de la) La Teste : Hameau des pêcheurs     (04-02-1997)   

   

 

 La gare, avant et après l’électrification de la ligne (AM La Teste)

 

La gare de La Teste a été inaugurée, avec l'arrivée du premier train, le 6 Juillet 1841, ce premier bâtiment, fut désaffecté (il a été détruit en 1986) et remplacé en 1857 lors de la prolongation de la ligne jusqu'à Arcachon. Le chemin de fer de Bordeaux à La Teste fut le premier ouvert dans le Sud-0uest.

 

 

GAROLLE (rue de la)    La Teste     (15-05-1973)

        (avenue de la) Le Pyla      (06-11-1975)

Celle de La Teste prolonge la rue de l'Yser, celle du Pyla a remplacé l'avenue des mouettes.

La  "garole" est un filet de pêche appelé  "traïne" sur le bassin. C'est un grand filet pour la pêche à pied au bord de l'eau. Une pinasse le fait passer bien au large avant de le rabattre sur la côte vers laquelle les pêcheurs (los traineys) le ramènent en tirant sur les deux bouts.

                   

GAROULET(avenue du)    Le Pyla : les hirondelles    (06-11-1976)

Amorce d’une future avenue, ce n’est qu’une impasse qui prolonge vers le nord l’avenue des vanneaux.

ou garolet, petite garolle.

 

GARROS Roland (rue) La Teste : lède de la Seuve      (03-11-1987)

Aviateur français (1888-1918), né à Saint Denis de la Réunion, il effectua la première traversée de la Méditerranée en 1913.

 

GASCOGNE (allée de)   La Teste :  les chênes verts      (13-10-1983)

Province qui tire son nom d'un groupe linguistique qui s'étend en gros de la Garonne aux Pyrénées en excluant le Pays Basque. Il vient du nom des Vascons, peuple descendu des Pyrénées après avoir été chassé par les Wisigoths au VI° siècle.

 

GAUME Jacques (école) Le Pyla.                                (2003)

Fils de louis Gaume, dont il poursuivit l’œuvre, il fut très attentif au maintien de l’école du Pilat construite en 1953 sur un terrain offert par son père.

 

GAUME Louis (avenue)     Pilat-Plage                   (14-12-1962)

            (rond point)    "   "                      (28-09-1976)

            (rue )   La Teste : Notre-Dame des Monts   (11.01.1964)

Au Pyla, c'est l'ancienne avenue de la Corniche qui remplaça, le 17 Janvier 1948, l'Avenue de l'Océan.

Louis Gaume, né le 21 Septembre 1888 à Franchesse dans l'Allier, commença sa carrière comme plombier-zingueur et travailla, entre autres, lors de son Tour de France de compagnon sur la coupole des Magasins du Printemps à Paris. Entré en 1911 dans l'Entreprise Cazaubon du Moulleau, il créa son propre bureau d'études en 1928. Achetant alors de très nombreux terrains, il  fut  lotisseur et entrepreneur, créant la station de Pyla-Plage. Disparu le 26 Mai 1962, on lui doit une grande partie des villas et hôtels du Pyla au style "basque" si caractéristique.

 

GEMEAUX (avenue des)    Le Pyla : la forêt       (16-11-1976)

Signe du zodiaque.

 

GEMELLES (allée des)   Cazaux    (15-10-1982)

Dans les Landes, la gemèle est le copeau de pin détaché de la care qui est utilisé comme chandelle. Ici on l'appelle "un galip".

 

GEMME (rue de la) La Teste    (28-11-1984)

La gemme est le nom français du galipot ou poix blanche (résine brute) qui coule de la care ouverte au flanc du pin..En gascon, il faudrait un seul m, comme dans le bas latin gema qui en est l'origine.

A l'emplacement du lotissement, se trouvait autrefois l'usine de la Coopérative des résineux. Elle fut créée en 1897 à l'initiative du Docteur Louis Lalanne et regroupait les propriétaires forestiers. Elle ferma, vaincue par la crise du gemmage, en 1975.(voir sa photographie à l’article Boisot)

Le lotissement fut créé en 1982.

 

GEMMEURS (avenue et rond point)    Le Vieux Pyla   (16-11-1976)

Le gemmeur est, en français, celui qui extrait la résine du pin. Appelé aussi à tort, le résinier alors que ce mot devrait désigner l’arrousiney , le fabricant de rousine ( brais, poix…).

 

GENETS (avenue des)   Le Pyla    (24-07-1925)

Le genêt à balais, « ginestre », est caractéristique des landes de l'ouest.

 

GENEVRIERS (rue des)  La Teste : Pinède de Conteau  (18-11-1987)

Arbrisseau dont les baies sont utilisées pour fabriquer le gin ou le genièvre. Etait dans le passé un diurétique, reconnu aussi contre les rhumatismes...

 

GENTIL Gérard (rue ) La Teste-Arcachon Marine (20-09-2011)

Cette rue a été baptisée, à la demande du Comité de quartier, pour honorer cette figure de l’Aiguillon, scaphandrier professionnel. Elle a été inaugurée officiellement le 16 février 2012.

 

GERMINAL(allée)    Le Pyla : la Forêt    (16-11-1976)

Septième mois du calendrier républicain (du 21 Mars au 19 Avril), mois de la germination des plantes.

 

GERVAIS Désiré (rue)   Cazaux     (27-02-1948)

Né à Cazaux en 1912, Sous Officier, Mort pour la France le 12 Décembre 1944 à Kouribga (Maroc)

 

GIDE André (rue)   La Teste : Clair bois    (25-02-1975)

Ecrivain français (1869-1951).

 

GIONO Jean (allée)    La Teste : Clair bois  (28-09-1976)

Ecrivain français (1885-1970).

                             

GIROLLES  (impasse des)    La Teste            (20-09-1994)

Champignons, autre nom des chanterelles.

 

GLACIERE (allée de la ) La Teste La petite maline      (29-03-2007)

Elle évoque les anciennes fabriques de glace qui se trouvaient près du port.

 

GLYCINES (impasse des)   La Teste : Clair logis.   (18-09-2000)

Originaires de Chine, les glycines sont très utilisées pour la décoration des jardins et balcons.

 

GOELANDS (avenue des)   Le Pyla   (24-08-1928) 

Cette mouette est ici appelée "cayoc", quant au grand goéland gris, c'est le "cravant".

 

GOLF d’ARCACHON 

Situé pour sa plus grande partie sur le territoire de La Teste il porte cependant le nom de la commune voisine. Ce n’est malheureusement pas le seul cas (voir Hôpital)

 

GOUARDES (impasse des)   La Teste     (28-11-1984)

En 1849, le cadastre indique "les ouardes". Il y avait, en 1621, une "carreyre de la gouarde par où passait la procession.»

Comme le "chemin de la procession" est plus au  sud-est, on peut imaginer que certains habitants du bourg se rendaient, le jour de la Pentecôte, directement à Notre Dame des Monts au lieu d'aller au bois de Bordes attendre les Gujanais et les Teichois. Ils devaient alors emprunter le carreyrot des places (Chemin des facteurs) ou  celui de Notre-Dame des Monts avant de rejoindre  par le  chemin de brouillet celui de la procession. Le gascon aurait-il gardé le sens initial et germanique de "regarder vers" (ceux qui arrivent ) perdu par le français en 980 ?

Autre possibilité, la forêt de Notre Dame des Monts étant une propriété ecclésiastique dépendant de la sauveté, c'est peut-être là qu'il y avait des "gardes".

On retrouve en 1765 une "vigne de la guarde appelée de Brouillet ". Brouillet est peut-être le propriétaire.

Le lotissement fut créé en 1971.

(voir lieux-dits)

 

GRAILLY Jean de (rue)   La Teste   (13-02-1847)

Nom mal orthographié sous la forme de GRELY en 1847.

Ce nom peut évoquer JEAN III de Grailly (1343-1377) est Captal de Buch et vassal du Duc d'Aquitaine, par ailleurs Roi d'Angleterre.

               

C'est pourquoi il se bat à Poitiers, en 1356, aux côtés du Prince Noir contre le Roi de France. Cousin de Gaston Phébus avec lequel il participa à la croisade des chevaliers teutoniques contre les baltes (I357) puis écrasa les  « jacques » et les parisiens

 

Jean III se rend à Duguesclin (Tableau de Larivière.1798-1876)                                                             Blason de Jean III     

                                                                                                                                                             

Il est ensuite capturé par Bertrand Du Guesclin à Cocherel, en 1364   

.                                     

Libéré en 1365, il refuse les propositions du Roi de France. Connétable d'Aquitaine en 1371, il est repris à Soubise en 1372. Il meurt à Paris, au Temple, en 1376, captif du Roi de France.

Veuf, sans enfant, de Rose d'Albret, épousée en 1350, il avait désigné, le 6 Mars 1368, son oncle Archambaut, époux d’Isabelle                                                                                                                                                                                                                                                                                                    de Foix,  révoltés (1358). comme héritier du Captalat.

                                                                                                                                                          

 La rue peut aussi évoquer un autre captal cher au cœur des testerins :

Jean IV de Foix Grailly. Il avait épousé Marie de Suffolk Kandall (ce qui lui permit de porter le titre de Comte de Candale), il fut blessé à Castillon (1453), fut emmené en captivité et enfermé 7 ans à Taillebourg en Saintonge jusqu’à ce que son père, Gaston de Foix, exilé en Aragon, réunisse sa rançon.

Il partit ensuite en Angleterre avant de  faire sa soumission à Louis XI (1462), qui lui rendit alors le Captalat . C’est lui qui, en 1468, confirma aux habitants ,par la fameuse baillette, leurs droits d’usage sur la forêt.

Il mourut en 1485.

Dans la rue Jean de Grailly, en face du « Point d’information jeunesse » se trouve une vieille maison que les testerins appelaient la « maison Portier » et plus récemment la « maison Poulain ».

 

La maison Portier  avant sa restauration (Ph. Patrimoine des communes de France. Editions Flohic 2001)         

 

Le bâtiment,  a été vendu, vraisemblablement en 1711, par Gérard de Caupos-Lavie à Guiraud Portier qui  entreprit de le rénover.

Il a été habité par cette famille de « gens de mers » jusqu’en 1831. Ce sont ensuite des Cravey, Bettus, Lestout et Bussy qui occupent l’immeuble au XIX° siècle. Il connut ensuite de nombreux propriétaires  et, de 1910 à 1936, servit de domicile au clergé testerin.                     

Cette maison bourgeoise,  inscrite à l’inventaire des sites sous son nom traditionnel de « maison Portier », est appelée depuis peu de temps « Hôtel de Baleste » en raison du mariage, en 1874, de l’arrière grand-père de l’actuel propriétaire avec une descendante, par alliance, d’une des très nombreuses branches des Baleste, celle des Baleste Marichon.

Une autre branche posséda en effet cette maison puisque Gérard de Caupos avait épousé en 1700 Marie de Baleste «dame d’Andernos»(1684-1749). Celle-ci descendait de Maître Jean Baleste qui, en 1600, était procureur d’office de la Teste et dont le fils Jean acheta la seigneurie d’Andernos en 1626 (d’où la particule qui n’est pas marque de noblesse).

Le couple habitant Andernos ne s’établit à La Teste qu’en 1708, lorsque Gérard de Caupos reçut l’office héréditaire de « Maire de La Teste ». Il y mourut en 1721,laissant deux enfants François et Marie de Caupos.(voir rue Maréchal Joffre)

                                         

GRAND BANC (rue du)   La Teste : les Miquelots   (27-01-1991)

Le plus au sud des crassats qui entourent l'île aux oiseaux, il s'appelle en fait le "Grand banc de muscla" (là où il y a des moules).

 

GRANGES (Allée des) Cazaux, Les platanes de Caster)    (28-12-2000)

Ces bâtiments destinés à abriter les récoltes désignaient par extension l’habitation, la ferme. Mais dans le sud de la France, le mot pouvait, au XIII° siècle, désigner une métairie.

 

GRAND VERDURA (avenue du)   Le Pyla : Le Domaine   (26-10-1995

Crassat au bord nord du chenal de Gujan, face au port du Larros.

Le nom évoque quelque chose de vert, des algues ?

 

GREPIN (Allée du) Cazaux Les platanes de Castera     (28-12-2000)

Ou gurpin, ce sont les aiguilles de pin, séchées tapissant le sol.

 

GRIVARDIERE (impasse de la)    La Teste    (26-10-1995)

Depuis longtemps mal orthographié.

En 1810, Lagribardière était le nom du propriétaire d'une pièce de terre située à "Saux". Il avait été commissaire à Nantes. Il n'y a donc pas de passage de grives.......

On reparle du lieu en 1814 car on y a construit une "levée en bois de pins contre les inondations de la lande". En 1849, il se trouve entre l' actuelle avenue de Chantebois, au nord, et le boulevard des Miquelots, au sud.

  

GRIVES (avenue des)    Le Pyla      (24-08-1928) 

Passereau friand des baies d'arbousiers, la grive mauvis est fréquente en forêt. On la chasse au fusil, "au cul levé", mais avant la généralisation des armes à feu d'autres méthodes étaient employées : filets, lacets, gluaux, collets....

 

GUERIN Camille (rue)  La Teste : Résidence Clément Ramond        (31-03-1994)

Vétérinaire et microbiologiste (1872-1961), inventeur, avec Calmette, du BCG, le vaccin contre la tuberculose.

 

GUILHEM Pierre (Allée)     Cazaux     (27-02-1948)

1923-1944 . Il a été tué lors du bombardement, en Allemagne, du camp où il se serait trouvé,dit-on, au titre du Service du Travail Obligatoire.

 

GUILLAUMET Henri (allée) La Teste : la Magrette      (07-2007)

Aviateur (1902-1940), héros de l’aéropostale (avec Mermoz et Saint Exupéry, qui s’illustra dans les Andes. Abattu par un chasseur italien au dessus de la méditerranée  le 27 novembre 1940

                                                    

GUYENNE (Allée de)    La Teste : Les chênes verts    (13-10-1983)

Province de l'ancienne France sous le nom de Guienne, dont la capitale était Bordeaux. Rattachée à la couronne en 1413, elle n'eut plus d'existence autonome après 1472.

     

GUYNEMER (rue)    La Teste       (29-11-1918)                                   

                  Cazaux         (27-02-1949)

Aviateur français (1894-1917), aux 54 victoires.

     

HAITZA (avenue)    Le Pyla      (17-01-1948)

Mot qui vient du basque haitz qui signifie le chêne.

 

HALLES ( rue des)   La Teste      (06-01-1970)

Proche du marché d'où son nom. Les anciennes halles de La Teste, "le marché aux mille colonnes", furent construites, par la municipalité Lutzy, en 1895/96, avec du bois pris dans les communaux pour une somme de 3500 francs. (Photo AM La Teste)                                                                          

Le bâtiment, qui a été transféré au village médiéval de La Hume en 1974, se trouvait à l'emplacement du parking jouxtant la « Pharmacie du Marché », à l’époque « pharmacie Mouliets ».

Il avait été précédé, au même endroit, par une halle construite en 1844, Le marché actuel fut construit en 1963 en même temps que le Centre commercial Captalat il a été rénové en 2006/7.

La "locomotive" commerciale du quartier fut le magasin Codec qui se trouvait auparavant à la place du CCSO, rue du 14 Juillet. Il se déplaça ensuite au Baou, sous le nom de Champion, puis aux Prés Tremblants, sous celui de Continent et actuellement de Carrefour.

Son état a finalement empêché qu’elle soit de nouveau implantée à La Teste, seuls les plots en pierre ont été réutilisés pour servir d’appui à l’ancien préau de l’école Saint Vincent, remonté pour pour abriter la scierie mobile des usagers de la forêt, sur le terrain du Natus.

 

HAMEAU de la DUNE (avenue du)   La Teste : Miquelots      (27-01-1993)

Comme les noms des dunes les plus proches (Barons et Eglise) ont déjà été utilisés c'est peut-être à celle du Pilat que l'on pensait.

     

HAMEAU des BARONS (avenue)  La Teste : Miquelots          (27-01-1993)

Le nom est mal situé, la dune des Barons (voir ce mot) est plus au sud, dans la forêt. La dune la plus proche est celle de la Séougue sur laquelle se trouve la voie directe.

 

HAMEAU Jean (place)   La Teste              (16-02-1896)

            (Hôpital intercommunal :Février 1978- débaptisé en Mars 2013) 

            (Avenue- Mars 2013- qui mène au nouvel Hôpital)

            (Parc) – (cité)                         

Ancienne place de Labi ou Lavie (1785). Ce  nom du quartier cadastré en 1810 vient de  la maison noble de Lavie, en Born, (titre réservé aux cadets des Caupos dont les jardins de la maison jouxtaient la place). Ce fut ensuite la  Place Marat ,du nom du rédacteur de l'Ami du Peuple, (1793-1794),assassiné par Charlotte Corday. On y planta le 8 Décembre 1793, (18 frimaire An 2), un "arbre de la liberté" qui fut renversé par un char à bœufs conduit par le citoyen....Bouvier, le 22 Janvier 1798 (2 pluviôse An 6).

Terrain vague à la rencontre de 3 chemins, proche du marché aux résines, on y planta, en 1821, un "quarteron d'arbres disposés en quinquonces formant un triangle de 6 à 7 mètres de côté", au centre duquel s'élevait le Mai de la commune qui fut ceinturé par une chaîne de fer le 15 Mai 1848. Elle prit alors le nom d' allées de Tournon (10 Octobre 1821) puis le 13 Février 1847 de Place de Tournon. (voir ce mot)

Rendez-vous de chasse à courre en 1852, elle devint place Peyjehan en 1855 et enfin Place Jean Hameau.

                                                                                                                                   Portrait de Jean Hameau par Didier Guillaume

                                                                                                                                               (Société Scientifique d’Arcachon)

 

Jean Hameau, né à La Teste le 5-10-1779 (sa maison natale, rue de Francon, porte une plaque) est mort le 1-9- 1851.

 

Il habita de 1791 à 1824,au 22 rue du quatorze Juillet dans une maison achetée par son père et résida de 1824 à 1854 dans l'actuelle Mairie, propriété de son beau père Fleury. Il revint ensuite habiter la maison familiale de 1844 à 1851.Il présente en 1807 une thèse sur « La topographie physico médicale de La Teste de Buch », en 1829, deux mémoires sur une maladie de peau la « pellagre », il publie en 1837 une "Réflexion sur les virus" et en 1841 une "Etude sur les puits filtrants des Landes". Il est présenté souvent comme un précurseur de  Pasteur.    

 

 La place Jean Hameau avec, à droite, la statue  (AM La Teste)

 

 En 1899, un emprunt de 2000 francs fut souscrit pour lui consacrer une statue qui, œuvre du sculpteur Gaston Leroux, pesant 387 kilos fut amenée de Bordeaux le 21 Mai 1900. Sur un socle en marbre des Pyrénées, Jean Hameau était représenté assis sur un fauteuil de bronze . Inaugurée le 27 Mai et placée au milieu de la place, elle fut fondue pendant la dernière guerre par les Allemands (1941), mais un moulage du buste avait été heureusement réalisé.                           Buste de Jean Hameau

                                                                                                                                                                      (photo R.Aufan)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

En 1962, son nouveau buste fondu à Bordeaux par la Maison Dormoy, fut inauguré le 1er Juin à 18 heures, mais ne retrouva pas le centre de la place désormais envahie par les automobiles, il fut installé sur la placette derrière la Maison Lalanne.

Lors de la construction de l'immeuble qui a remplacé l'ancienne Salle des Fêtes, il fut déplacé dans le "parc Jean Hameau", situé sur l'emplacement de la maison qu' habitait Mme De Salles de Hys, où, en 1611, fut construite une maison appartenant à Peyjehan.  Désormais , près d'un laurier rose, il ne regarde plus sa place.

 

Inscription du linteau de la maison Peyjehan                                                                                                                                                                                                                                                                                                Avant la parution, en 2008, du livre de Jacques Battin, « Un médecin précurseur, Jean Hameau et le bassin d’Arcachon autrefois » une association avait été constituée pour que la statue détruite en 1941 soit refaite et réinstallée sur une place testerine. Une polémique s’en est suivie, entre certains férus d’histoire locale, non sur l’idée du renouveau de la statue, mais sur la « qualité » de précurseur attribuée à ce médecin. Il est regrettable que des recherches contradictoires n’aient pas eu lieu avant.

La maquette fut réalisée par le testerin  Patrick Lesca et la statue fut, après sa disparition, terminée par Annick Leroy et fondue par Frédéric Michel.

Erigée dans l’espace gazonné situé au sud de la place Jean Hameau, elle fut inaugurée le 18 septembre 2011 mais, contrairement à l’original, elle regarde vers le nord.

Quant à l’ancien l’hôpital Jean Hameau, il a laissé place au « pole de santé d’Arcachon » qui regroupe, sur le territoire de La Teste !!!, l’hôpital public et la clinique d’Arcachon.

 

HAMEAU du LARGE  La Teste

La voie porte le nom du lotissement.

 

HARMONIE (rue de l')   La Teste       (18-02-1999)

Proche de celle du diapason, c'est donc un terme musical.

 

HAUTS DE PYLA       Le Pyla                                                               voie privée

C'est la rue qui "irrigue" le dernier né, à la date de parution, des lotissements.

 

HELIOS (rond point) Le Pyla : les Pêcheries de l'Océan       (16-11-1976)

Nom grec du soleil. Le nom du lotissement vient de ce que les terrains appartenaient à cette Société arcachonnaise.

 

HIPPOCAMPES (rue des)   La Teste                            (13-08-1971) 

Poisson appelé aussi "cheval marin ou de mer", autrefois très fréquent dans le bassin. Emblème de l'Union  Sportive testerine fondée en 1905, il est devenu depuis peu celui de La Teste mais a été à son tour détrôné par l’actuel logo qui a pour illustration le dune du Pilat.

Quant au blason d’origine, il n’a pas survécu à la séparation d’avec le quartier du Cap Ferret dont le phare ornait l’image.

 

 

 

 

HIRONDELLES (allée des) Le Pyla        (24-08-1928)

Passereau. Leur rassemblement en masse sur les fils électriques annonçait jadis la fin des beaux jours.

 

HOPITAL (Allée de l')    La Teste         (08-09-1978)

Il y eut, le 13 Février 1847, une rue de l'Hôpital, l'actuelle rue Edmond Doré, qui desservait le premier établissement de soins construit sous le nom de Saint-Aimé.

Angèle Bouge, veuve de Joseph Gigandet Desgenevez, est décédée à Paris le 30 Janvier 1844. En mémoire de son fils, disparu prématurément à La Teste, elle légua tous ses biens à la commune  pour édifier un hôpital, du nom de Saint L’hôpital Saint Aimé- AM La Teste                 Aimé.

 

Ouvert le 3 Novembre 1849, il était riche de 8 lits, servi par 5 sœurs de la Présentation de Marie. Il fut plus tard démoli et remplacé par l'actuel Hôtel des Postes.

L'actuelle allée de l’hôpital dessert l'hôpital Jean Hameau.

                    

HORTENSIAS (avenue des) Le Pyla       (06-11-1975)                                        

Une "allée des hortensias"  existait  déjà  en 1937. Elle a été promue.    

Les hortensias viennent de Chine et du Japon. Ils furent introduits en France par M.Commerson (1727-1773), membre de l'expédition de Bougainville, qui les dédia à Hortense Lepaute, épouse d'un horloger parisien. C'est l'origine du nom.     

 

HOURIQUEY (Allée du )       (20-12-2007)

Le terme apparaît comme nom de quartier sous la forme « houriguey » sur la carte du Conseil général de 1875, puis « houriquey » sur celle de Rebsomen en 1935 (voir plus haut)

Mot qui vient du verbe hourica qui signifie fouiller avec une baguette la terre , il désigne celui qui fouille. Par extension il peut s’appliquer au chercheur de cèpes.

A rapprocher de « hourique plèch » ou « hourruque » le moineau friquet qui troue la haie (plach ou plech)

 

HOUX (allée du)    La Teste : Aigue Marine        (28-09-1976)                                  

Le houx commun (agréou) dont le bois très dur était utilisé pour fabriquer les maillets qu'utilisaient les résiniers, peut atteindre plusieurs mètres. On en fait des massacres à Noël....

Plus petit le houx fragon (grésic) servait autrefois utilisé aux maçons pour obtenir un crépi personnalisé des façades (balai de houx) ainsi qu'aux  ramoneurs et aux balayeurs.

Aigue marine c'est tout simplement l'eau de mer...

HUGO Victor  (rue) La Teste   (15-06-1885)              

                         (école maternelle) 

                                                     

                                                     La rue Victor Hugo au départ de la place Jean Hameau : la maison d’angle, à gauche, est

                                                   Actuellement un magasin de vêtements, la troisième à droite existe toujours. AM La Teste.

 

Ancienne rue de l'Eglise (13 Février 1847). La montée au pont de Quincarneau sur l'ancien chemin vicinal  N°20 qui allait, depuis "les mounettes", au pont de  la Craste Douce à l'entrée des semis, est dénommée quant à elle, avenue Victor Hugo.    

Victor Hugo, écrivain français, vécut de 1802 au 22 Mai1885. Sa renommée était si grande que trois semaines après ses obsèques nationales, La Teste, comme nombre d'autres communes, lui consacrait une de ses principales rues.

 Photo M. Bonnecaze , (journal Sud ouest).

 

 

Dans cette rue se trouvait jusqu’en Juillet 2012, une des plus ancienne maisons de La teste, ancienne auberge, elle appartint longtemps à la famille Lesca qui dès le début du XIX° siècle se spécialisa dans la fabrication de produits résineux (colophane). En raison de l’absence d’un plan de sauvegarde du ptrimoine architectural local la « maison Lesca » n’a pas résisté à la pression des promoteurs.

 

HUIT MAI (place du) La Teste      (15-05-1973)                                                            

Ancienne partie sud de la place de la mairie.

Date de la capitulation allemande de 1945.

 

HUMEYRE (rue de la)   La Teste       (26-10-1955)

Mot gascon qui signifie "ce qui  fume". C'est vraisemblablement l'origine du ruisseau "la Hume" à Gujan.

 

HURARD Maurice, Bernard, Raoul (Rue)    Clé de Cazaux      (04-06-1998)

Né en 1895 à Sotteville-Lès-Rouen, décédé à Cazaux le 9 Avril 1970. Employé à la base,  il fut Adjoint spécial de Cazaux de 1941 à 1944.

 

HUTTIERS (avenue des)   La Teste       (3-08-1971)                                                     

Les huttiers sont  les chasseurs à la tonne, qui, depuis leur poste de guet recouvert de feuillages et monté, à l'origine, sur un chaland au bord de l'eau, attendent patiemment, attirent par des appeaux puis tuent les sarcelles et autres canards charmés et imprudents. Les prés salés est, tout proches, sont un des lieux favoris pour cette chasse aux migrateurs.

 

ICARE (rue)    La Teste : Lotissement Béranger     (28-11-1984)                                    

La rue dessert le lotissement Béranger (qui devrait s'appeler Bellangé) limité à l'ouest par l'ancien chemin rural de Brouillet classé en 1846, dont le nom évoque un petit marais ("brouill"). Ce chemin allait vers Notre Dame des Monts. Le chemin rural qui, en impasse car coupé par la voie directe, le prolonge au sud , était l'ancien "chemin des Dubrocs" qui, longeant par l'Est, la dune de Baqueyras, entrait dans la Montagne par Crabeyron. Toujours praticable, à sa sortie du quartier des Miquelots, il mériterait d’être balisé.

Icare, fils de Dédale, prisonnier avec son père, s'échappa du Labyrinthe du roi Minos en se fabriquant des ailes et en les  fixant avec de la  cire, mais, ivre de voler, il s'approcha trop du soleil qui les brûla.....C'est l'ancêtre de tous les aviateurs.

 

ICHARD  Docteur Aristide (rue du)   La Teste     (24-06-1999                                   

Maire de La Teste de 1951 à 1977. Première personnalité locale qui  posséda une rue de son vivant. Né le 29 Décembre 1920, près de Carmaux, dans le Tarn, il fut lieutenant- médecin dans les FTP puis dans l'armée De Lattre. Arrivé en 1946 à La Teste, il entra deux ans plus tard au Conseil Municipal, fut adjoint puis Maire de 1950 à 1977. Fut aussi Conseiller Général (1963-69) et député suppléant.

 

IFS (rue des)   La Teste : Pinède de Conteau     (18-11-1987                                        

Conifère traditionnel des cimetières.

 

ILE (avenue et square de l') Le Pyla Lotissement du Domaine        (26-10-1995)

Le nom permet de rêver à  l'Ile aux oiseaux ...qu'on ne voit pas depuis le lotissement .

 

ILE AUX OISEAUX (rue de l')  Les Miquelots : Hameau de la Dune      (27-01-1993)

 

Cette île, au milieu du bassin, était appelée autrefois "Isle de la Teste". Elle fait d'ailleurs toujours partie de la commune. Elle n'apparaît qu'à la fin du Moyen Age, lorsque la Leyre, obligée de contourner le "cap du pays de Buch" à cause de l'allongement de la presqu'île, le coupe en deux donnant ainsi naissance à l’île désormais séparée du continent par le chenal du Teychan.

                                                                         

 L’Isle de La Teste en 1708 (carte de Claude Masse)

                                        

  Depuis 1745, l’île appartenait au Roi et après bien des demandes, la commune de La Teste dut reconnaître, en 1811, qu’elle ne pouvait produire d’actes contraires.                                                      

Le « conflit » continua jusqu’en 1824 puis ce furent les Domaines qui se chargèrent d’affermer l’île dont les habitants tiraient jusque là des ressources telles que lapins, joncs, engrais et terrains de pacage. 

                                                                                                                                              Action de la société immobilière datant de 1932.

                                                                                                                      Publiée par Henri Largeteau in « Girondins d’antan » La Nef, Bordeaux 1993

                           

Une partie de l’île fut vendue par l’Etat en 1925 à une société… immobilière dont les projets échouèrent car ils étaient incompatibles avec la nature du terrain et qu’ils soulevèrent l’hostilité des ostréiculteurs.

Actuellement, tandis qu’une une partie est privée, la plus grande (domaine public maritime) est gérée par le conservatoire du littoral et la Mairie de la Teste qui vient de reconstruire une des deux « cabanes tchanquées ».

Ce territoire exceptionnel est strictement protégé.

 

ILLYRICUS Thomas(avenue) Le Pyla : Bellevue(16-11-1976)                                

 

 Né vers 1485 en Dalmatie, ce religieux franciscain est décédé en 1528 à Carnolès près de Menton.

Frontispice du recueil de ses sermons qui le représente prêchant à Toulouse (in A. Rebsomen : Notre Dame d’Arcachon-1937)

 

Il prêcha en France entre 1516 et 1522 et vint à La Teste dans la « Montagne d'Arcachon » en 1519. Un jour de tempête il sauva, dit-on, par ses prières, deux navires et découvrit ensuite sur la plage une statue de la Vierge. Il construisit pour l'abriter, sur la Pointe du Bernet, un ermitage qui devint un lieu de pèlerinage. Détruit par la mer et les sables, il fut reconstruit deux fois, aux XVIIe et XVIIIe siècles puis englobé dans la basilique d'Arcachon sous le nom de Chapelle des marins.

 

 INDUSTRIE (boulevard de l')      Zone Industrielle  (16-11-1976)                               

 

IRIS (clos des)    La Teste                                            

Ces fleurs poussent à l'état sauvage au bord des crastes.

 

JACQUETS (impasse des)   La Teste, Miquelots : Hameau de Pierille   (04-02-1997)

Lieu-dit de la presqu'île du Ferret dans la commune de Lège qui évoque les petits Jacques.

Les jacquets, c’est aussi le nom que l’on donnait aux pèlerins qui suivaient le chemin de Saint Jacques de Compostelle

 

JAGUDE (avenue de la)   Le Pyla       (06-11-1975)                                                          

La "jagude" est, en gascon, un filet pour la pêche aux soles.

 

JALLES (impasse des) La Teste, Miquelots : Hameau des Barons        (27-01-1993

Il n'y a que des crastes à La Teste, jalle est le nom médocain du fossé ou du ruisseau.

 

JAURES Jean  (place)    La Teste     (02-02-1946

             (école)     «                

             (rue)      Cazaux       (27-02-1948

Ancienne place du Coum, à La Teste, pour laquelle en 1900, le Maire Lutzy avait, sans succès, proposé Voltaire... Ancienne allée du foyer à Cazaux.

Jean Jaurès, 1859-1914, avocat, socialiste et pacifiste, fondateur du journal "L'Humanité", fut, dernier obstacle moral à la guerre, assassiné le 31 Juillet 1914.

 

JOFFRE Maréchal (avenue)     Le Pyla Bellevue      (16-11-1976)

                (rue)         La Teste                 id°                                                            

Joseph Joffre (1852-1931) a combattu au Tonkin, au Soudan et à Madagascar. Il devint Commandant en Chef en 1915 après avoir remporté la bataille de la Marne avant d'être remplacé par ...Nivelle en 1916 et d’être promu maréchal

Elu membre de l'Académie française.

Dans la rue du maréchal Joffre se trouvait, d’après Gustave Labat, la « maison Morange » autrefois Caupos de Lavie, dont une pierre gravée portant la date, 1750, et le nom du constructeur, J.M. Sillac, est conservée par la Société Scientifique d’Arcachon.

 

JOHNSTON Harry Scott (impasse)   La Teste         (31-03-1994)                                      

Né en 1834, disparu en 1918, il était le fils du négociant bordelais Nathaniel Johnston qui, Président de la Compagnie du chemin de fer de Bordeaux à La Teste (1843), fut un des fondateurs d'Arcachon. En 1866, avec deux chalutiers à hélices en fer, le Cormoran et le Héron, il créa  la future Société des Pêcheries de l'Océan d'Arcachon. Il acheta, en 1872, les prés salés Est. (voir d'Armaillé et Prés salés).

 

JOLI BOIS (square)   La Teste : les Miquelots    (28-09-1976)                                       

Mot composé pour l'occasion.

 

JOLIOT CURIE (rue)   La Teste : Cité Grande Dune     (01-08-1964)

On a le choix entre :

Irène Joliot Curie (1897-1955), fille de Pierre et Marie Curie, et

Frédéric Joliot Curie, son mari ( 1900-1958).

Physiciens tous les deux, Prix Nobel en 1935, ils ont travaillé sur les neutrons et la radioactivité artificielle.

 

JOULE James (avenue)   La Teste : Zone Industrielle    (16-11-1976)

Physicien britannique(1818-1889). A déterminé l'équivalent mécanique de la calorie. Son nom a été logiquement donné à une unité de mesure de la chaleur, du travail et de l'énergie.

           

JUIN Maréchal  (rond point du)   Le Pyla : Bellevue      (16-11-1976)

Alphonse Juin (1888-1967). Combat en Italie en 1943-44, Résident Général au Maroc de 1947 à 1951, Commandant des Forces Atlantiques Centre Europe de 1953 à 1956.

 

JULLIAN Camille (allée)   La Teste   (15-05-1973)

Historien (1859-1933), auteur d'une "Histoire de la Gaule " et, en 1895,

d'une "Histoire de Bordeaux depuis les origines .   

 

LABARSOUQUE Henriette (Allée)  LA Teste (Lotissement Labarsouque)  (17-07-2003)

Ce nom a été donné « à la demande de ses enfants »

                            

LABARTHE Michel (rue)   La Teste : cité Marzac      (25-03-1998)

Né le 17 Juillet 1942 à Agen, il était Maréchal des logis chef à la Base Aérienne 120 (section d'hélicoptères), tué le 1.10.1984 lors des opérations de maintien de l'ordre en Nouvelle Calédonie.

 

LABAT Jean  (esplanade) Cazaux      (25-06-1997)

 

La buvette (AM La Teste)     

 

                                                          Le Beau Site (AM La Teste)

 

 

 

 

 

Né à Sanguinet le 8 Septembre 1910, charpentier à Arcachon, c'est en 1935 qu'il vint à Cazaux. Il a, en y ouvrant le café "le beau site", qui prit la suite de la buvette de Madame Olive, contribué à la création de la plage de Cazaux. Décédé le 26 Septembre 1991 au Pyla.

 

LAC (route du)   Cazaux

     

LACASSIE Docteur René (Rue du )   La Teste : les Pins      (29-02-1972)

Médecin testerin, né à Arcachon le 31 Mars 1895, disparu le 25 Novembre 1966.

 

LACOSTE Roger (impasse)   La Teste : les Alouettes       (30-03-1995)

Ostréiculteur (16 Juin 1908 à Cazaux,19 Avril 1993). Propriétaire des terrains qui ont été lotis par ses héritiers.

 

LAFON André (allée)     Cazaux       (27-02-1948)

Soldat au 49° Régiment d'infanterie, né en 1883, mort pour la France sur le front de l'Aisne le 9 Octobre 1914 à l'âge de 31 ans . Etait chargeur de poteaux de mine sur les gabarres à La Teste (face à l'hôtel ostréicole) puis au Porge (ces poteaux étaient envoyés vers l'Angleterre).

 

LAFON Pierre, Charles (groupe scolaire)     Cazaux     (27-02-1948)

Si une Madame Lafon enseigna entre les deux guerres à Cazaux, rien, jusqu'à ce jour n'a permis de retrouver la trace de Pierre Charles Lafon.

     

LAGARDERE Roger (impasse)    La Teste      (26-01-1994)

Né à Biarritz le 29 Avril 1918, il fut élève de l'Ecole Normale d'Instituteurs de Saint André de Cubzac. Après un an d'exercice à Hourtin, il fit la guerre, fut prisonnier de 1940 à 1945, puis à son retour fut nommé un an à Joué, près de Belin, puis à La Teste où il épousa une institutrice en 1948. Il y fit toute sa carrière et disparut en 1991.

 

LAGRANGE Léo (rue)   La Teste : Clair bois       (28-09-1976)

Avant la rue, ce fut le stade qui porta le 6 Juin 1947 le nom de Léo Lagrange. La proposition  fut adoptée par 13 voix contre 1 et 1 abstention, un conseiller étant  opposé aux noms étrangers à La Teste ....!

Léo Lagrange (1900-1940) était né à Bourg sur Gironde ; il  favorisa le développement du  sport populaire (il fut secrétaire d’Etat de 1936 à 1938).

 

LAGRUA (rue)   La Teste           (28-02-1962)

Ancien chemin vicinal N° 52 "de la forêt d'Arcachon", il empruntait, dans sa partie sud, l'actuelle rue Lagrua puis  passait au pied de la "cabane de Lagrua". La rue actuelle remplace l'ancien chemin noyé sous la voie directe. Le quartier fut cadastré en 1810.

André Rebsomen, sur sa carte de 1934, le prolongeait à partir de la cabane de Lagrua par  un "Ancien chemin de La Teste à la Chapelle d'Arcachon"  qui, passant par l'ancienne "cabane Baheigne",  longeait le pied nord des dunes de Lagrua et de Hourn Somard, pour aboutir près du centre équestre au sud du Lycée. Ce nom est inexact  (Voir Coum).

Un grauà est un marais, un marécage, le verbe groua signifie stagner, pour les eaux. D'ailleurs toute la zone du centre commercial portait avant qu'il n'existe le nom de "prés tremblants" et les crastes de drainage y sont nombreuses. 

     

LAGUNE (allée de la)    Le Pyla : Le Domaine           (26-10-1995)

Une lagune ouverte se forme chaque fois que les bancs de sable qui se trouvent  au milieu des passes se raccrochent à la côte sud, avant d'être érodés, de disparaître et de se reformer plus au sud.

 

                                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                                                                         La côte en 1965 (collection R.Aufan)                                                                                                                                                                                                                     

La plus célèbre, connue au XVIIIe siècle, était le "bassin du Pilat" au large de l'actuelle dune. Auparavant le même phénomène s’était produit plus au nord. En 1890, une nouvelle lagune se trouvait au nord des Galouneys entre la côte et le banc du Matoc, alors rattaché à la côte, puis, au XXe siècle, une autre se forma plus au sud entre le banc de Pineau et la côte, au droit de l'actuel lieu-dit "la lagune".

 

 

 

Evolution de la côte. Document publié dans « Le pilat, la grande dune et le pays de Buch »   (Arpège  1983) 

 

LALANNE Edouard (rue)    La Teste         (19-06-1898)

Ancienne rue Saint-Vincent, qui allait du Saubona aux Places (13 Février 1847) puis rue Notre Dame des Monts  (tandis qu'après 1848 c'est la rue d'Orléans qui devient  Saint- Vincent) enfin rue  Edouard Lalanne "afin de rendre hommage aux qualités privées et publiques de feu Monsieur Edouard Lalanne qui fut durant de longues années docteur médecin à La Teste et l'un des fondateurs de la Société Mutuelle de Bon Secours dont il fut le Président de nombreuses années".

Pierre, dit Edouard, Lalanne (Né et mort à La Teste: 9-01-1824/17-09-1889)    était le fils de Pierre Lalanne, capitaine de frégate, et de Jeanne Tarence. Il fut Docteur en médecine, Officier de la  Légion d'Honneur, obtint la Croix de guerre et fut médecin adjoint de l'hôpital de La Teste. Il possédait, en 1857, un cabinet au Moueng, à l'Aiguillon.

Il avait épousé le 19 Septembre 1853, Jeanne Dumora.

 

LALANNE Docteur  Louis (Boulevard du)    Le Pyla        (16-11-1976)

Jean Marie Louis Lalanne (28 Juillet 1854-14 Janvier 1909, à La Teste), médecin et Président  de la Société Coopérative des Ostréiculteurs vers 1888, fondateur de la Coopérative des résineux (1897), fut, en 1903, le premier Testerin à se déplacer avec un tricycle à moteur. (G.Sore)

Fils du précédent, il épouse, le 8 Mai 1881, Marguerite Marie Jeanne Lestout (1858-1938) qui, à sa mort, lèguera à la Ville la "Maison Lalanne" sur la Place Jean Hameau.

 

LALANNE ( Maison) La Teste

Signalé à l'entrée par un panneau sur lequel est inscrit "hôtel Daisson-Dignac", cet édifice reste pour les Testerins la "maison Lalanne" du nom de celle qui en fit don à la commune en 1928. Le legs fut accepté en 1942, quatre ans après son décès.

La maison, à La Teste, c’était l’«oustau » ».

 

 La maison Lalanne avant sa restauration. Sur la place, la statue de Jean Hameau et, au fond, la « maison De Salles de Hys »détruite pour laisser place à un square.

 

C'était là qu'elle habitait avec son époux. Il faudrait, si l'on veut honorer le constructeur, l'appeler « hôtel » Taffard de la Croix Blanche puisque c'est ce négociant , habitant des Chartrons, à Bordeaux, qui  vendit l'immeuble en 1751 à Jean

Daisson Jeantas auquel on doit peut-être la rénovation de la façade. En 1784, il est habité par sa veuve et troisième épouse, Marie Baleste Dubrocq, il semble (bien que la matrice de 1822 l'attribue à une Veuve Léonard Dignac...), qu'il échut ensuite à sa petite fille "officielle" Anne Elisabeth Daisson, épouse, en 1813, de Pierre Edmond Dignac, laquelle le revendit, en 1851, au docteur Gustave Hameau (Maire de 1857 à 1862. Il passa ensuite aux Lesca (1872) puis aux Lalanne.

Restauré en 1972, il perdit sa balustrade et son cadran solaire considérés comme des ajouts du XIXe siècle.

       

LALESQUE Auguste (rue)  La Teste         (16-03-1896)   

Ancien  "passage Méran  et Caupos"

Né et mort à La Teste (28 Août 1804-31 Octobre 1893), il fut Maire en 1870 démissionna le 9 Novembre, le fut de nouveau de 1871 à 1874, fut révoqué pour avoir refusé de saluer Mac Mahon, puis fut réélu de 1876 à 1878 et démissionna pour raison de santé. Médecin de l'Hôpital Saint Aimé de La Teste, il avait aussi, en 1857, un cabinet à Arcachon au 104 du Boulevard de la Plage. Il publia une "Etude sur le pellagre", une "Topographie médicale de La Teste" et des études sur les vacants et sur la forêt.

En 1896, le Conseil lui dédia cette rue en précisant : "ancien juge de paix et ancien conseiller général de La Teste qui a rendu d'importants services à la commune qu'il a administrée et qui a été le premier vulgarisateur, avec feu Ferdinand Sémiac, des principes républicains dans notre canton".

 

LAMARTINE Alphonse  (rue) La Teste  (16-02-1896)     

Ancienne rue Délis (du chemin du Haou à l'allée de la gare), elle fut consacrée au "grand poète historien et homme d'Etat illustre qui est une des gloires de la France ". Le poète (1790-1869) fut aussi membre du Gouvernement provisoire en 1848, se présenta à la Présidence de la République mais fut battu par le futur Napoléon III.

 

LANDES (Rue des) La Teste     (1847)

Entre la rue Desbiey et le rond-point. Bordant, à l’est, l’ancien lieu-dit des Places, c’est ce qui reste de l’ancienne rue des landes qui a été remplacée par la rue du Président Carnot.

 

LANGEVIN Paul  (rue)    La Teste, les Pins      (28-01-1962)

Physicien français (1872-1946), spécialiste du magnétisme, des ultrasons....

 

LANUSSE Emile (allée et impasse )  Cazaux        (27.02.1948

Le nom de cette rue pose un problème. Lorsqu'il a été donné, en 1948, il n'y avait pas de prénom.

D'après ses descendants, Emile Lanusse était le frère aîné d'Arnaud Paul Lanusse né le 27 Avril 1895  de Jean Lanusse et de Marie Duvignères qui s'étaient mariés le 28 Octobre 1890. Il disparut pendant la guerre de 1914-18 sans qu'on sache ce qui lui était arrivé.

Or les recherches dans les registres de l'Etat civil n'ont permis de retrouver qu'un seul frère, Pierre Lanusse, né des mêmes parents le 29.12.1892 qu'un jugement du 6 Octobre 1920, a reconnu être disparu le 28 Août 1914.

Y a-t-il eu erreur sur le prénom ou Emile était-il un prénom usuel non inscrit à l'Etat civil ?

 

LANUSSE Vincent (rue)   Cazaux: lot. communal    (06-02-1965

Ancienne allée N°6 restée sans appellation depuis le Conseil Municipal du 27.02.1948.  

Né le 15 Mai 1896 à Cazaux, il y est décédé le 29 Mai 1956. Boulanger, employé sur la base, il fut conseiller délégué en 1940 et démissionna fin 1941.

 

LAPEROUSE (rue)    La Teste : cité la grande dune       (01-08-19

Navigateur et explorateur français (1741-1788) qui fit naufrage à Vanikoro.

 

LAPIN BLANC ( impasse du) La Teste                                      ?                                                

Le quartier du lapin blanc tire son origine non d'un lapin mais du mot "sapin blanc". En effet, en 1797, le citoyen Duplantier, chargé d'un rapport sur les premiers semis, préconise de planter  "le sapin blans ou sapin commun , pinus picéa". Est-ce le "picéa alba", un épicéa d'origine canadienne ?

 

LARRIEU Jean (rue)              La Teste        (26-05-1993)

Les terrains forestiers qui s'étendaient au sud  de La Teste, entre le bourg et la grande forêt,  sur les dunes et lettes de Notre Dame des Monts, La Séougue, Baqueyras, Le Sauous et Baron Capet étaient d'anciens semis de l'Etat vendus aux enchères le 5 Août 1863 à Hyppolyte Gorostarzu, de Saint Vincent de Tyrosse, associé à deux autres landais Eugène Neurisse, négociant à Castets et Camille Darrigan de Dax. La famille Gorostarzu en était encore propriétaire entre les deux guerres et une partie de ces forêts fut rachetée par M.Jean Larrieu et sa sœur.

Jean Larrieu était né le 28 Octobre 1898 à Sanguinet; il est décédé à La Teste le 28 Mai 1992 .

C'est à sa mémoire que l'ancien "chemin de crabeyron", où il habitait, a été dédié. Cette rue s'est aussi appelée "chemin du cimetière" ou "des Ninots". Devenu rue de Crabeyron le 27 Janvier 1991, elle prit ensuite le nom de Jean Larrieu.

En 1846, le chemin partait du "Baqueyra, sur le chemin de Brouillet, vers la grande forêt en traversant les semis" et rappelait le souvenir d'un petit chevrier. Rejoignant le chemin des Dubrocs, il entrait, dans la Montagne par la cabane de Crabeyron après être passé, dans les semis, par la lette et la cabane de même nom. On peut actuellement l’emprunter à partir du quartier des Miquelots, au bout de l’allée Magellan.

     

LARRIEU Pierre (rue )        La Teste     (23-04-1948)

Ancienne rue de Francon sur la carte de Rebsomen, elle fut débaptisée en 1947 pour honorer Robert Pierre Jean Larrieu (21.06.1923 - 1941).

Fils de Antoine Jean Georges Larrieu, sellier, et  de Marguerite Lagueyte, il fut arrêté pour distribution de journaux clandestins, déporté politique au camp de Breslau et exécuté lors d'une tentative d'évasion en 1941 (ou selon une autre source de maladie le 5.12.1941) Son décès fut constaté par tribunal de Bordeaux  le 25.02.1948. Il fut déclaré "mort pour la France" le 10 Février 1951.

 

LAS PRIMAS (allée)      La Teste : Bissérié      (24-06-1999)

Décidé par le Conseil Municipal "à la demande des frères Diego", l'allée dessert une propriété appartenant à leurs filles et nièces.

 

LASSEOUGUE (rue de la )    La Teste   (14-02-1990

                          Prolongée le 13-11-1992)                                    

Le nom reprend le toponyme "séougue" de la carte dressée par André Rebsomen en 1934. Jacques Ragot dit, qu'en 1724, un certain Gendrot possédait un bien dit "séougne" et devait  au curé la quantité de foin qu'on pouvait mettre dans un linçole, couverture de lin ou de chanvre dont on couvrait le dos des bovins.

C'était déjà  vraisemblablement une déformation de "la séouba". En 1849 le quartier était celui de La Seuve. De toutes façons le mot devrait s'écrire "la séougue" (voir "lède de la seuve").

 

LATHAM Hubert (rue)     La Teste : la Calendrelle    (10-11-1987)

Aviateur français (1883-1912), il échoua en 1909, le 19 Juillet, six jours avant le succès de Blériot, dans la première tentative de traversée de la Manche. Tué par un buffle au cours d'une chasse en Afrique, il était souvent venu à Arcachon où, entre 1910 et 1913, son beau-frère soignait sans succès sa tuberculose

 

LAUREY (Allée du) La Teste Hôpital       (30-03-2006)

Allée qui Dessert le V 80 (pavillon de gériatrie de l’Hôpital). Le Laurey est le nom de la dune toute proche, au dessus du golf, sur laquelle se trouve le pylône des pompiers

Voir dans les lieux-dits « dune du Laurey »

 

LAURIERS ( allée des ) Le Pyla              (16-11-1976)                                                    

Le "laurey" est fréquent dans les bois et dans les jardins (laurier-sauce ) ;  même son cousin méditerranéen, le laurier rose, s'adapte, mais il craint le gel.

 

LAVANDES (rue des ) La Teste       (18-02-1999)

Plante caractéristique des pays méditerranéens, qui a aussi  colonisé nos jardins .

                                                    

LAVIGNE Jean ( rue et impasse)     Cazaux   (27-02-1948)

Ancienne Route de la gendarmerie elle  porte le nom d'un caporal - chef de brigade de parachutistes, né en 1922 à Cazaux, qui est disparu le 6 Janvier 1947 en Indochine d'où sa dépouille fut rapatriée en 1950.

 

LE BRIX Joseph (rue)La Teste : Lède de la Seuve      (10-11-1987)

Aviateur français (1899-1931), il fit en 1927-28, avec Costes, le premier tour du monde aérien passant par Rio de Janeiro, San Francisco et Tokyo.

 

LECLERC Général (avenue du)  La Teste     (27-02-1948)

                   Maréchal…       (régularisation du 03.12.2009)

Ancienne  Route d’Arcachon, elle prit ce nom suite à un vœu du bureau de La Teste du parti gaulliste, le Rassemblement du Peuple français-RPF.

Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc (1902-1947), commanda du Tchad en Tunisie puis, débarqué en Normandie, fut un des libérateurs de Paris. Commandant en Indochine, mort dans un accident d'avion, il fut déclaré Maréchal à titre posthume en 1952.

 

LECLERC Maréchal (allée du)  Cazaux     (27-02-1948)

Ancienne Allée des sables ou Rive Droite du Canal.

           

LEDE DE LA SEUVE  (rue de la) La Teste    (18-11-1987)

Ancien nom gascon local, seuva, attesté en 1700 sous la forme de seube ou séoube il vient du latin silva, la forêt. En 1849, on mentionne la lède de la seuve, soit la "vallée de la forêt" où se trouvent 24 hectares de bois de pins.

Le lotissement fut incorporé en 1993 (voir lasséougue).               

 

LEGALLAIS François (rue)     La Teste     (15-05-1973)                  

                              

  François. Legallais (Collection privée)

 

 Officier de marine, né à Granville le 11-10-1785, il est décédé à Arcachon le 4 Mars 1864.

Après 12 ans de navigation sur divers navires essentiellement vers les Antilles et l’île de France (île Maurice) dans l’océan indien, il avait épousé, en 1811, le 20 mars, Marie Angélique Dehilotte Philis qui avait en dot plusieurs hectares de terrains dans la montagne  d'Arcachon, laquelle appartenait encore à La Teste.

Il s’associa aux frères Dalis, négociants, pour conduire un bateau destiné à transporter des résines jusqu’à Redon puis passa en 1812 son examen de Maître au petit cabotage conduisant des « chasse marée » de La Teste à Nantes, Bordeaux et Saint Sébastien. Il renoue ensuite avec la navigation transocéanique ralliant Bordeaux aux Antilles (1816) puis de nouveau l’île Maurice (1817).

Comme, après 1816, son épouse hérite de l’autre moitié de la pièce d’Eyrac, c’est là qu’en 1823 il ouvrit le premier hôtel, la villa "Bel air", que Jacques Arago décrit ainsi en 1828 « un péristyle à pilastres, dans le genre de ceux qui ornent toutes les habitations des riches colons de l’Inde, joint les deux ailes »  Cet établissement de bains lança la station balnéaire dont il est donc un des  fondateurs.(Celle-ci prit son indépendance en 1857).Mais il n’oubliait pas la mer puisqu’en 1836 suite au naufrage de nombreux bateaux (« le grand

malheur ») il arma pour la pêche, en 1838, un des 3 premiers bateaux à vapeur à aubes, « le Testerin », mais le succès ne vint pas puisqu’il fut désarmé en 1839.On le retrouve enfin de 1848 à 1851 avec une tillole de pêche, après quoi il resta définitivement à terre

                            Le Testerin (Collection privée)

 

 

 

                                                  L’Hôtel  Legallais vers1830 (A.M. Bx

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

                                                                                                                                                            

 

 

LEGER Fernand (rue)  La Teste : Enclos d'Alis       (21-12-1993)                           

Peintre français (1881-1955).

 

LEGOUEY Marcel(Allée)    Cazaux       (13-11-1992)

1926-1953. Militaire de carrière, "disparu en Indochine". 

                       

LERE (allée) La Teste         (10-05-1960

S'écrivait Laire en 1790 (nom d'un quartier). Il y a cinquante ans, les habitants de la rue évoquaient le souvenir d'une Madame Lère.

 

LESCA André (rue)  La Teste              (22-09-1959)

Ancien « chemin latéral N°1», il suivait la voie de chemin de fer et aboutissait au « Petit Bordes ». Il fut débaptisé suite au décès d'André Lesca (28 Avril 1888 -27 Août 1959) qui était, sur ce chemin, propriétaire d'une usine de produits résineux. Ses ancêtres avaient, en 1810, inventé un procédé de fabrication des  colophanes et en 1817 ouvert la première distillerie de produits résineux du Sud-ouest au quartier des Pigues.

Grand mutilé de la guerre de 14/18, titulaire de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire, il fut le fondateur de l'Union Sportive Testerine, c'est pourquoi son nom fut proposé pour le stade mais il était déjà pris par un autre bienfaiteur du sport : Léo Lagrange.

 

LESTAGE Jean  (rue)    La Teste : Clos Béranger    (04-021997)

Propriétaire d'une ferme, rue Larrieu, Jean Lestage, dit Jeannot, était né le 28 Mars 1926 à La Teste, il y est décédé le 18 Septembre 1984.

 

LEVANT (avenue du)   Le Pyla :  La Forêt  (16-11-1968)

Terme poétique qui désigne l'est.

 

LHERMITTE Alexandre (rue)   La Teste       (28-01-1961)

Ancienne rue Lamy en 1870 en l'honneur du savant Claude Auguste Lamy (1820-1878) découvreur du tallium. Puis rue  Turgan (23-11-1959) débaptisée en 1961  "après lecture par M.Garnung, conseiller municipal, d'une biographie de Turgan qui, si elle est exacte, n'est pas à l'avantage de ce dernier " ou quand les élus se prennent à postériori pour des justiciers… !

Frédéric Turgan, ancien officier, commanda sous la Révolution la place de La Teste, fut un des responsables du district de La Teste puis Conseiller général du département. Désigné comme Maire en 1806, il le reste jusqu'en 1815, avec une parenthèse pendant la première Restauration royaliste.

Alexandre Lhermitte (1879-15 0ctobre 1959) avait été élu Conseiller Municipal en 1929 et avait été l'adjoint de Pierre Dignac qu'il remplaça comme Maire de La Teste sous l'Occupation après la nomination de Pierre Dignac au Conseil National réuni par le gouvernement de Vichy.

 

LIBERATION (allée de la)     Cazaux     (27-02-1948)

Le départ des Allemands de la base eut lieu le 22 Août 1944

 

LIGNON Louis (boulevard) Le Pyla    (01-08-1964)

Ancienne Avenue de La Teste, nommée ainsi "sur proposition du Maire pour perpétuer sa mémoire, son action en faveur de la section et au sein du Conseil Municipal".

Louis Lignon (1899-1963)était propriétaire, par succession de son beau-père Daniel Meller, des terrains situés de part et d'autre de la route du Pyla,

(Voir Meller).   

 

LILAS (rue des)   La Teste : Pinède de Conteau        (22-06-1990)

Arbuste ornemental originaire d'Asie.

 

LINOTS (avenue des) Super Pyla 1 et Haut Pyla         (28-01-1961)

Nom local de la  linotte, passereau à la tête célèbre... au figuré.

 

LISIERE DU GOLF (allée de la) La Teste                (15-05-1973)

Rue du lotissement                      incorporé le  (12.10.1982)

 

LODY  (rue)     La Teste          (21-02-1920)

Ancien Chemin Vicinal N° 10. Une parcelle de terrain a été donnée pour le prolonger par M.Lepreux à condition qu'on honore la mémoire la mémoire de son fils Lodi, né le 13 Mai 1895, mort pour la France le 10 0ctobre 1916, à Landrecourt.

     

LOTI Pierre (rue)    La Teste     (23-11-1959)

Ecrivain français (1850-1923).

 

LOUBINES (avenue des)   Le Pyla        )06-11-1905)

Ancienne partie de l'avenue  Jean Mermoz

Nom gascon de la perche de mer.

 

LOUDE Gustave Jean Baptiste (rue)   La Teste       )16-12-1933)

Ancienne rue des Américains (29.11.1918).

A l’origine c’est le « chemin des Ninots » Ninots est un terme de tendresse pour désigner les tout petits enfants. Le surnom est ancien : ainsi en 1535, y a t-il un Jean de Baleste dit Ninot.

 

Action de la Compagnie ouvrière-1923 (in « Girondins d’antan », Henri Largeteau, La Nef-Bordeaux,1993)

 

 Gustave Loude, né à La Teste le 27 Avril 1845, d'un père Jean Baptiste, coiffeur, et de Jeanne Anaïs Fouet, occupe un emploi de bureau à la perception jusqu'à 16 ans, puis, avec son aîné, travaille à Bordeaux dans une  fabrique de résineux. En 1865, ils créent leur propre  entreprise et, après la mort de son frère, en devient seul directeur. A sa retraite il la confie à ses ouvriers. Avec un comité élu et des bénéfices partagés, "la Société anonyme à participation ouvrière des anciens établissements Loude frères " subsistera jusqu'en 1941, 1 à 25 Rue Plantevigne. Il meurt le 6  Mai 1930 à Bordeaux. Amoureux des fleurs, son cercueil en fut couvert (d'après J.Ragot-Sud Ouest 23.4.1987).     

Le 5 Juin 1928, il donna  25000 francs pour l'hôpital hospice puis le 20 Novembre 1928 il consacra  une rente de 300 francs (12 titres de 25 f.) à un prix scolaire qui devait être attribué par les condisciples du lauréat (100 francs pour les filles, 200 pour les garçons.....) Le 24 Septembre 1929, il donna des titres produisant une rente de 600 francs pour le bureau de bienfaisance et à son décès encore cent mille francs  à transformer en rente pour les œuvres de bienfaisance.

 

LULLI Jean Baptiste  (allée) le Pyla : Lot. de  la forêt     (28-01-1961)

Compositeur (1652-1687). L’allée qui se trouvait entre l’avenue des écureuils et l’avenue du golf, a disparu des cartes de l’Office de tourisme au profit de celle du Sagittaire, qu’elle prolongeait

 

LUTZY Jules (rue)   La  Teste    (16-02-1968)

Anciennement chemin.

Maire de 1895 à 1902, il naquit en 1849, le 4 Novembre, à Damazan (47). Son père étant de nationalité suisse, il ne fut naturalisé, bien que de mère française, qu'en 1892 grâce à une décision favorable de la Cour de Cassation. Il sera donc facile à ses adversaires politiques locaux de lui reprocher de n'avoir pas défendu le pays en 1870!

Il devint Conseiller municipal en 1892 et 1er adjoint. On lui doit, entre autres, la construction de l'ancien marché et celle du cimetière. Battu par Pierre Dignac, il en fut ensuite un des principaux adversaires. Il est décédé à La Teste le 11 Avril 1935.

 

LYAUTEY Maréchal ( boulevard du ) Le Pyla Bellevue      (07-12-1955)

Ancien boulevard de La Teste dont le nom faisait double emploi.       

Louis Hubert Lyautey (1854-1934 ) combattit au Tonkin et à Madagascar. De 1912 à 1925, il organisa le protectorat du Maroc et fut aussi Ministre de la guerre de 1916 à 1917.

                                                                

MADON Georges (rue)   La Teste : La Magrette     (12-10-1971)

Aviateur français (1892 Bizerte - 1924). Pilote en 1911, il obtient un record d'altitude (3800 m.). Membre de l'escadrille  BL 30 de bombardement de nuit, il est fait prisonnier en 1915 et s'évade. Commandant de l'escadrille de chasse 38 en 1918, il est, avec ses 41 victoires le quatrième as français.

Il est mort au cours d'une exhibition aérienne.

 

MAGELLAN Fernand de (allée)  LT Miquelots, Marbella   (28-11-1994)

La rue emprunte une partie de l'ancien "chemin de crabeyron" qui menait, par la lette du même nom, à la grande forêt.

Navigateur portugais (1480-1521). Son expédition réalisa le premier tour du monde mais il mourut aux Philippines.     

           

MAGNOLIAS(rue des)      La Teste : Pinède de Conteau     (22-06-1990)

Arbres ou arbrisseaux importés d'Amérique ou d'Asie auquel Linné donna  le nom du botaniste Magnol (1638-1715).

 

MAGRETTE (chemin de la )     La Teste     (12-11-1971)

Le nom de ce lotissement, crée en 1965 et incorporé le 12 Novembre 1971, serait un chaffre, un surnom, donné à une personne (certains disent une vache) maigre. Le chemin de la magrette (CV N°5 selon le classement de 1867, allait « du pré salé aux pins du coutou », il empruntait donc les actuelles rues de Bordes et du Moulin de Bordes qui le prolongent vers le nord.

 

MANCILLIA(rue)   La Teste l’Aiguillon        (23 -11-1959)

Origine inconnue

 

MALINE (Allée de la petite) La Teste La petite maline      (29-03-2007)

Mot local désignant la marée. Moureau disait « l’ensemble des hautes marées »

Par extension désigne le réservoir d’eau de mer qui se trouve au nord-est du port

 

MANGIN Général (avenue du )  Le Pyla    (16-11-1976)

Charles Mangin (1866-1925) s'illustra pendant la guerre de 1914-18.

 

MANOIR Yves du (rue)  La Teste : Clair bois     (15-05-1973)

Joueur de rugby (1904-1928),15 fois sélectionné en équipe de France, il trouva la mort à 24 ans aux commandes de son avion. En sa mémoire le Challenge Yves du Manoir fut organisé par le Racing Club de France. 

     

MAPOUCHET (rue de) La Teste: Miquelots, hameau des Barons     (27-01-1993)

Crassat au sud de l'île dont il est actuellement séparé, appelé "mapouchette" en 1860 ou "Montpouchet".

 

MARAICHERS (rue des) La Teste      (22-01-1961)

Ancien chemin  des Goïnes (1846), lieu -dit cité en 1787, puis Chemin  Vicinal N° 23 de Goïnes

Le gascon goyne désigne  une collerette que portait les femmes mais aussi un « désir violent » ou « de mauvaises intentions », à rapprocher donc de gouine, mot qui viendrait du normand et évoque une femme de mauvaise vie. D'après J. Ragot, la proximité du château et donc de soldats, explique peut-être cette appellation....En 1749 on le trouve sous la forme de "guoyne".

Le nom actuel vient d'anciens maraîchers  qui travaillaient surtout pour fournir Arcachon en légumes frais. Ce n'était pas le seul quartier, il y en avait aussi au Laourey, à Bris, la Palu, les Ninots, Cap lande et Bordes.

 

MARELLE (square de la)  La Teste  (28-11-1984)

On aurait pu penser à une déformation de marélhe ( bourbier, mare), mais c'est bien du jeu qu'il s'agit. En effet le plan du square évoque deux terrains de "marelle des jours" mis bout à bout et inversés.

Le lotissement est créé en 1983.

 

MARENS (impasse des) La Teste: Miquelots, hameau de Pierille    (04-02-1997

Marens est un crassat à l'ouest de l'île, entre l'estey de Marens et Jeanne Blanc.

En gascon c'est un nom de personne dont les activités sont maritimes.

                 

MARINA (allée)    La Teste  (13-11-1992)

Pas de marina construite en cet endroit bien éloigné de la mer...! Est-ce un prénom ? Une célèbre Marina fut la maîtresse du conquérant Hernan Cortès.

 

MARINS (rue des )   La Teste      (26-11-1991)

Ancien chemin vicinal du port.

 

MARIOLAN (chemin de )   La Teste    (06-01-1970)

Famille arcachonnaise, dont le caveau se trouve au cimetière d'Arcachon, qui devait être propriétaire des terrains situés au bout du chemin de Lagrua, là où se trouvent les services techniques de la Ville d'Arcachon.

 

MARIOTTE Abbé Edmé (avenue)  Zone Industrielle     (21-11-1981)

                   (prolongation)                  (24-05-2007)

Physicien français (vers1620 -1684),auteur d'une célèbre loi sur la compressibilité des gaz.

 

MARNE (rue de la )   La Teste  (29-11-1918)

Ancienne rue Peyjehan. Les Peyjehan étaient une famille de notables testerins avec une branche noble (Peyjehan, Seigneurs de Francon ) apparue au début du XVI° siècle qui s'est éteinte au début du XIX°, et une branche bourgeoise dont Jean Baptiste Peyjehan qui fut l'adjoint de Brémontier.

Deux grandes batailles eurent lieu sur la Marne : en Septembre 1914 où s'illustrèrent les fameux taxis et en Juillet 1918.

 

MARRONIERS (allée des ) La  Teste : la fagotière    (28-11-1984)

Le marronnier d'Inde donne des fruits appréciés faute de châtaignes....

 

MAROUQUETS (imp.des) La Teste : Miquelots hameau de Pierille     (04-02-1997)

Deux crassats, le grand  et le petit marrouquet, se trouvent au Nord-est de l'île.

Les marrouquets ou marresqueyres sont en 1628 des filets de pêche destinées à pêcher des oiseaux  sur les "tachs",les hauts fonds découverts à marée basse.

Le Masson du Parc en 1727 écrit marescayre. Voir l’article sur la rue des chasseurs.

 

MARZAC Commandant (rue et impasse du)   Cazaux      (18-12-1936)

Ancienne route du Terrestre goudronnée en 1933

 

Photo : musée de la base de Cazaux

 

Créateur de la base de Cazaux. La création de la base décidée en 1913 eut lieu le 12 Août 1915 suite aux deux rapports établis par le capitaine Marzac

Né le 18 Août 1875, à Bordeaux, et décédé le 28 Décembre 1933 à Casablanca.

Engagé à 20 ans, aviateur en 1909, observateur en ballon (1910), il obtint, en 1912, le prix de la photographie aérienne, décerné par l'Aéro Club de France. Capitaine puis Commandant (1917), il quitta la base en 1919.

 

MASSENET Jules (avenue) Le Pyla :Chapelle forestière      (28-11-1984)

Compositeur français (1842-1912).

 

MATOLLES (impasse des) La Teste : Le clos de la chênaie   (3-03-2006)

         (rue des)      «    «  :Le clos des Ninots     (14-12-2006)

Les matoles sont des pièges à ortolans.

 

MAUGIS (chemin de)  La Teste  (16-11-1976)

       (Salle municipale)

Attesté en 1810, ce nom de quartier se retrouve dès 1814 avec "la digue de la ligne des Maugis" destinée à contenir les eaux de la lande. L'expression évoque donc un nom de famille. C'est l'ancien chemin vicinal N°12.

En 1745, c'est le surnom d'un Deligey ; en 1822, on trouve un Bertrand de Maugis. Maugis est un vieux nom français qui se trouve être celui du héros d'une chanson de geste "Maugis d'Aigremont" au XIII° siècle.

     

MATELLE  (hameau de la) La Teste       (14-04-1981)

Jacques  Ragot, reprenant Palay, dit que la Matèle est l'épouse de  Mathieu (Matéu) .

Ce pourrait être aussi une déformation de matole, piège à oiseaux pour attraper les ortolans.

                                                                

MAUPASSANT (allée de)   La Teste : les Eglantiers      (22-10-1990)

Ecrivain français (1850-1893)

 

MAURIAC François  (rue) La Teste : Clair bois     (20-01-1978)

Ecrivain français (1855-1970) qui est quelquefois venu à Arcachon qu'il n'aimait guère.

 

MAY SUR ORNE   (rue)    La Teste  (19-12-1946)

                       (impasse)   id°          (31-03-1993)                       

Commune sinistrée du Calvados dont le parrainage est accepté le 7 Août 1945 .

                                                                                                      

                                                                                                                                                           May sur Orne (Ph. R.Aufan

 

La commune de La Teste y envoya  du bois de  chauffage ouvré (Janvier 1948), puis  150.000 frs le 3 Mai 1947 tandis que 20 enfants furent hébergés pendant un mois en 1948.En reconnaissance, une  "rue de La Teste de Buch" y existe.

                                                                                                                                                        

MELEZES (rue des) La Teste : Pinède de Conteau         (18-11-1987)

Les mélèzes croissent naturellement en ...montagne, au dessus des sapins.

 

MELLER Daniel  (place)-Le Pyla (1933) 

le nom est officiellement attribué le 23-11-1959

 

La place Meller , à l’origine.

 

Afin de pouvoir réaliser des lotissements au Pyla, et l'Etat ne voulant pas vendre, il acheta 463 hectares de terrains à Maubruc et Curepipe, sur les bords du lac, et les échangea ensuite contre 143 hectares du Moulleau à la dune du Sabloney (autorisée par un acte préfectoral du 12 Novembre 1913, la vente fut réalisée le 4 Avril 1915). Ces terrains déjà mis en vente par l'Etat en 1866 n'avaient pas trouvé preneur parce que menacés par la mer...

Dès 1915, il lance la station de Pyla prévoyant, le long du rivage, un boulevard qui ne vit pas le jour (voir le plan dans l’ introduction)

Les statuts sont déposés en 1920. Après avoir contribué à la prolongation de la route qui s'arrêtait au Moulleau et projeté un tramway depuis La Teste, il lance en 1925 le projet de route depuis La Teste qui sera réalisée à frais partagés par la commune et inaugurée en 1931. Daniel Meller décédé à Nice, fut inhumé à Bordeaux le 15 Février 1947.

Son frère dirigea, en 1903, l'hippodrome du Becquet (voir ce mot).

 

MENAN (rue de)    La Teste    (28-11-1961)

Ancien chemin vicinal N°19 de Menan, en 1867. Il vient du nom d'un quartier mentionné en 1791.

D'après M. Sémiac, la croix de Menan était un tertre entouré d'ormeaux séculaires avec au sommet, sur un socle de pierre, une croix de bois. Sur le ruisseau, un tronc d'arbre "lou poun dou Frigan (?)" évoquait, d'après J.Ragot,  un pauvre diable retrouvé noyé après une beuverie.

Menan est un quartier cadastré en 1810, c'était, en 1535, le surnom de Jean Baptiste Mesteyreau.

Peut-être issu du verbe "mena" qui signifie mener.

La craste de Menan a porté plusieurs noms : dans sa partie amont elle s'appela "ruisseau de Notre Dame des Monts" (1849), dans sa partie aval elle aussi fut nommée "ruisseau de Quincarnon" (Rebsomen) et elle débouchait dans les prés salés par le "chenal du hourquet" (1810).

 

MER (avenue de la)   Le Pyla Bellevue     (16-11-1976)    

MERLES (avenue des)     Le Pyla           (24-08-1924)

Passereau. Faute de grives.......

 

MERMOZ Jean (avenue)Pilat Plage     (17-01-1948)

Aviateur français (1901-1936).

 

MESANGES (avenue des) Super Pyla 1      (28-01-1961)

Passereau .

 

MESSIDOR (allée) Le Pyla, la Forêt      (16-11-1976)

Dixième mois du calendrier républicain : du 19 Juin au 18 Juillet. C'est le mois des moissons.

 

METZ (Rue de)           La Teste        (29-11-1918)                                           

Symbole de la Lorraine libérée.

Le 28 Novembre 1967, le Conseil Municipal, sur proposition de M.Lefort, décida de l'appeler rue d'Alsace-Lorraine. Ce changement ne fut pas réalisé puisqu'elle existe toujours.

 

MICHELET  Jean (Rue et impasse)   L'Aiguillon  (23-11-1959)

 Tailleur de pierre (16 Février 1835 - 3 Janvier 1904), inventeur du procédé de chaulage des tuiles ostréicoles avec un mélange de chaux hydraulique et de sable.

 

                                                                                                                                                                         Jean Michelet (in « L’Ostréiculture arcachonnaise », SHAA 1994)

                                                                                                                                                                    

 

MIGREQUE (rue de la)  La Teste   (18- 11-1987)

En 1846, l'ancien chemin vicinal de la Migrèque, aujourd'hui disparu, prolongeait vers l'ouest la rue de la Séoube. A partir de cette  rue, l'actuelle rue de la Migrèque, s'appelait  chemin des Baillons qui "menait à la grande forêt passant dans la lette de Jaougut vers le Truc et la pièce  des Baillons".Ce chemin, classé chemin rural en 1846, existe toujours, passant devant les cabane de Jaougut et de la cabane rouge, il est ensuite coupé par la route qui mène à la dune qu’on traverse au niveau de la piste de Cabo pour se diriger vers  la route de Biscarrosse face au chemin qui mène « chez Tintin ».

Ce nom venait de la famille de Baleste -Baillon, issue en 1615 d'un notaire royal, Gérard Baleste Baillon.

Le nom de Migrèque pourrait éventuellement être rapproché de crec : nom gascon de la pie grèche, mais l'origine n'est pas prouvée. 

                 

MIMOSAS (avenue des) Le Pyla, l’Ermitage       (20-08-1928)

Les mimosas fleurissent en Février et embellissent la région.

 

MIQUELOTS (boulevard des )   La Teste     (27-01-1993)

          (groupe scolaire)

Miquelot, le petit Michel, Miqueu ou michelou, est le nom, mal orthographié, de la maison forestière en dur qui se trouve sur le chemin qui va des Miquelots au Truc de la Truque. C'était, d'après Jacques Ragot, le surnom du résinier de la famille de Gorostarzu qui étaient effectivement propriétaire  depuis 1863 de ces terrains acquis de l'Etat.

Mais le surnom qui signifie "petit michel" est ancien : on le trouve en 1684, chaffre de Laurent de Peyres, en 1777  pour le résinier des Taffard et  en 1790 pour un citoyen éligible qui habitait quartier de Laire.

Il désignait aussi les pèlerins qui étaient allés au Mont Saint-Michel.

 

MISTRAL (square du )    Super pyla 2     (06-01-1975)

Doté d'une avenue, (le 11-09-1974), qui a disparu, le mistral n'a plus qu'un square. Mais il ne souffle toujours pas sur l'Aquitaine.

 

MOGA Gilbert  Plaine des sports         (2007)

Né à La Teste le 14 Avril 1917, il y est décédé le 16 Avril 2006. Conseiller municipal et adjoint aux sports de 1965 à 1977, il fut ensuite Maire de La Teste de 1977 à 1989. Il sut tout au long de ses mandats, accompagner l’évolution de la ville qui gagna, pendant qu’il était élu, près de 7000 habitants. Outre ses réalisations en faveur des retraités (Saint Georges, le Saubonna…,) du tourisme (port de Cazaux, aire de la dune…) il autorisa aussi de nouveaux quartiers (Les Miquelots), agrandit la zone industrielle et s’intéressa beaucoup au sport (cercles de voile…) aménageant les 45 hectares de ce qui fut la plaine Bonneval (voir lieux-dits)et qui désormais porte son nom.

  

MOINEAUX (allée des )  Le Pyla    (16-11-1976)

Passereau commun.

 

MONTAIGNE (avenue)   La Teste : Cite Grande dune          (01-08-1964)

Ecrivain français (1533-1592), une des gloires du Bordelais.

 

MONTEIL Pierre    Salle de l'Ecole de musique      (19-12-1991)

Né le 28 Janvier 1915 à Arcachon, il apprit le métier de charpentier mais ses aptitudes musicales lui firent suivre aussi le Conservatoire de Bordeaux . Il en sortit musicien dans l'orchestre du Grand Théâtre et, après la guerre, il vint à La Teste. Exerçant toujours son premier métier, il entra à l'Harmonie le 1 Février 1945 et créa l'Ecole de Musique qu'il quitta le 1 Mai 1995. Décédé à La Hume le 1 Mai 1989.

 

MONTGOLFIER Frères  (rue des)   La Teste : Moulin de Braouet    (10-11-1987)

Joseph (1740-1810) et Etienne (1745-1799) inventèrent les premiers aérostats en 1783 . Ils portent depuis leur nom.

 

MORILLES (allée des)  La Teste : Les sternes    (27-05-1975)

Champignons.     

 

MOROGE Eugène (rue)  Cazaux    (06-02-1965)

Né le 27 Juin 1897 à Givors il fut Adjoint spécial de Cazaux d'Octobre 1947 jusqu'à son décès le 19 Août  1952. Adjudant dans l'aviation, il eut de brillants services militaires et participa à la Résistance.

 

MOUCHETS (impasse des)  Cazaux    (27-06-1996)

Nom mal orthographié, dès le cadastre de 1849, de l'ancien chemin rural des mouchuts qui allait vers la craste des Cent Francs.

"Moussu" signifie en gascon " Monsieur" avec le sens de fier. En 1790, "mouchut" était ainsi le chaffre de Pierre Desprian. Le Conseil Municipal opta malgré cela - et les observations d'un élu cazalin - pour "mouchets" !

 

MOUETTES (avenue des)   Super Pyla 1      (24-08-1928)

Ancienne rue, promue depuis, elle désigne les cayocs locaux..

 

MOULIETS Léopold ( place )  La Teste      (11-08-1934)

                 (salle)    La Teste      (16-10-1996)                

Ancienne place de l'Eglise. Avant 1789, il y avait, devant l'Eglise, une allée plantée d'ormes qui appartenait à Madame de Verthamon. Achetée en 1794 par Jean Fleury, elle fut vendue à la commune par son gendre Jean Hameau (1841).

Né le 20 Août 1868, disparu le 4 Octobre 1932,Léopold Mouliets était pharmacien, président de l'Association Ostréicole du Bassin et de la Société de Secours Mutuel des marins, il fut aussi membre de la Société Historique et Juge de Paix suppléant. Titulaire de la Légion d'Honneur(1928), du Mérite Maritime, il était  aussi Officier de l'Instruction Publique.

Conseiller municipal en 1919 puis Premier Adjoint, il démissionna le 11-02-1927 pour incompatibilité avec ses activités syndicales mais fut réélu en 1929 Il assura l'intérim du Maire P. Dignac, appelé à des fonctions ministérielles  (1931). La pharmacie Mouliets se trouvait à l'angle des rues Victor Hugo et du 14 Juillet occupé actuellement par la « pharmacie du marché ».

 

MOULIN (allée du)   Cazaux     (06-02-1965)

Vers 1960 il restait, de ce moulin à vent des meules en grès ; portées dans le jardin du curé, elles auraient disparu lors des travaux de réfection de l'église.

(Voir lieux-dits)

 

MOULIN DE BORDES (rue du)    La Teste   (24-10-1988)

Chemin du moulin (31 Mars 1949) puis rue prolongeant la rue de Bordes.

Il évoque le moulin de Bordes qui doit dater du XIX siècle. En effet s’il ne figure pas sur le plan cadastral de 1810, alors que s’y trouvent ceux des Prés et du Pujeau ; il est représenté sur celui de 1849.                                                              

 

Ce moulin de Bordes s'est aussi appelé Moulin d'Argilas du nom d'Antonin Argilas, charpentier au Peys de Guits en 1848.

 

Le moulin de Bordes existe toujours : il a appartenu jusqu’en 1962 à la famille Rocher qui a donné son nom au port (voir Port de Rocher). Restaurée, sa tour est le seul témoin des moulins à vent d'antan.

 

Le moulin de Bordes actuel

(Ph. R.Aufan avec l’aimable autorisation de M.Doussy)

 

 

                                                

                                                                                                                                                Le moulin à la fin du XIX° siècle  (document aimablement fourni par M. Quinton)

 

Une borde était une bergerie au toit de chaume ou de brandes.(voir lieux-dits)

 

 

MOULIN DE DUTRUCH (chemin du)  La Teste     (24-10-1988)

Ce moulin attesté en 1850 tire son nom d'un de ses propriétaires, Louis Dutruch, domicilié alors à La Palu. En 1841, un projet, avorté, prévoyait d'y faire arriver une déviation du canal Cazaux - La Teste.

(Voir lieux-dits).

 

MOULIN Jean (rue) La Teste : Clair bois    (28-09-1976)

Préfet (1899-1943), fondateur du conseil National de la Résistance, arrêté à Calluire par Klaus Barbie.

 

MOULLEAU (Chemin du) La Teste      (1846)

Allait "du chemin Brémontier à l'entrée des semis puis vers Moulleau et à la  mer" , au nord de l'actuelle route du Pyla.

Il  ne subsiste de ce chemin rural, classé en 1847, qu'un tronçon au sud du golf, du "carrefour David" au rond point de l'hôpital, qui est actuellement la voie principale du lotissement « Les greens de Brémontier ».

Ensuite il traverse le golf, qui en a donc interdit l’accès, puis après un tracé en forêt, il est de nouveau interrompu par le lotissement de l'Ermitage, en ressort  puis arrive au Moulleau, au bout de l'avenue Saint Thomas d’Aquin.

C’est l’exemple caricatural de l’incapacité des municipalités successives à faire respecter ces chemins ruraux classés (voir aussi les « chemin du pilat » et des « Abatilles »)

Le "moùlo" est, d'après Palay, un gros tas.... de sable ?

(voit lieux-dits : dune de l'échine de l'âne.)

  

MOUREAU Jean, dit Oscar  ( rue) La Teste : le Dadé     (28-11-1984)

Né le 4 Octobre 1824, il fut Maire provisoire de La Teste du 1 Mars au 6 Mai 1882. Il fut, le 7 Mai, le premier à bénéficier de la nouvelle loi (28 Mars 1882) prévoyant l'élection des Maires par les Conseils Municipaux . Auparavant ils étaient nommés par le pouvoir.

Cette avancée de la démocratie connut des débuts difficiles puisqu' Oscar Moureau, démissionnaire dès le 15 Mai, fut en Août, après nombre de péripéties, remplacé par Guillaume Bon puis par Jules Lalesque. Il disparut le 2 Août 1916.

 

MOURILLAT (chemin de) La Teste    (15-12-1992)

La première rue du Mourillat fut remplacée par la rue Chemin des Dames ; le nom réapparut à l'emplacement de l'ancienne impasse Louis Lignon. C'est le nom de l'ancien quartier cadastré en 1849.

Le nom pourrait venir de " mourilhou" les morilles (S.Palay) ou plus vraisemblablement d'un patronyme  (Moureau) ou d'un surnom : on trouve en effet en 1535, à Gujan, un Mesteyreau dit de Mourille.

 

MOUSQUETAIRES (allée des) La Teste     (20-09-1994)

Les trois mousquetaires de Dumas étaient quatre : Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan .

 

MOUSSERONS (allée des) La Teste : Les Courlis      (28-09-1976)

Champignons.

 

MOUSSETTES (impasse des) La Teste Miquelots, hameau de Pierille     (27-01-1993)

Un crassat du bassin porte ce nom entre les chenaux de Girouasse et du Courant.

En français les moussettes sont une variété de pommes...

Peut-être y a-t-il aussi un rapport avec les mousses ?

 

MOUTCHALETTE (rue de) La Teste : Miquelots      id°      (27-01-1993)

Crassat du bassin qui fait suite au chenal de Taussat. Il s'appelait "mouchtalette ou girouasse " en 1860.

En gascon (S. Palay), le mot "moutche" signifie mou en parlant d'un temps pluvieux. Est-ce l'origine ?

       

MOZART Wolfang Amadéus (avenue) Cazaux      (22-04-1986)

Compositeur autrichien (1756-1791)

 

MURES (Avenue des)  Le Pyla    (24-07-1925)

Fruit des ronces, on en fait de la  confiture.

 

MYOSOTIS (allée des ) Les pins de Cazaux    (19-09-2000)

                                renommée    (23-09-2005)

C'est le symbole du souvenir. Dans une légende allemande, un jeune homme plonge dans une rivière pour attraper un myosotis que charriaient les flots, en se noyant, il le jette à sa fiancée  en criant : "Ne m'oubliez pas ".

 

NARCISSES (Allée des) Cazaux       voie privée

Selon la couleur de ses fleurs , blanche c’est celle des poètes, jaunes c’est la jonquille.

 

NEZER (Allée de ) Cazaux   (12-07-2007)

Le 5 Février 1765, le Captal de Buch concéda à un banquier suisse Nezer, « 40000 journaux, mesure bordelaise, de landes vacantes, terres incultes et en friche » entre Cazaux et Le Teich. (20248 au Teich et 19752 dans le captalat, Gujan et la Teste) ce qui fait, avec un journal bordelais de presque 32 ares, environ 13000 hectares.

 

Carte de Cassini : les forêts sont sur la paroisse du Teich ; sur le reste de la colonie, des chemins ont été tracés mais tout est en landes.

 

 

Mais la baillette de 1550 interdisant, dans le captalat, de concéder des terres pour autre chose que d’y planter du blé, les seules forêts le furent donc dans la paroisse du Teich.

Ne pouvant obtenir l’autorisation d’émettre des actions, Nezer et ses associés firent  donc faillite (1769) et les terrains restèrent, sauf au Teich, en état de landes parsemées de quelques concessions antérieures. Il mourut en 1770

 

 

 NINOTS (rue des) La Teste le clos des Ninots     (14-12-2006)

Terme de tendresse : les tout petits enfants (Voir ND des Monts)

 

NIVOSE (Allée) Le Pyla :  la Forêt    (30-06-1992)

4° mois du calendrier républicain, du 21 décembre au 19 Janvier. Mois de la neige.

 

NOISETIERS (Allée des ) La Teste : La Pastourelle  (28-11-1984)

 

NOTRE DAME DES MONTS (Rue)   La Teste     (28-01-1961)

Ancienne rue Edouard Lalanne prolongée ou chemin vicinal N°14 qu'on appelait autrefois "chemin de brouillet" . (Voir ce mot). Le lotissement  a été incorporé le 11.01.1964. Il y avait déjà une voie portant ce nom en 1848 .

 

                                                                                       La statue de la Vierge ( bois de chêne peint du XV° siècle).Elle se trouve depuis 1952 dans  l'Eglise Saint Vincent.

 

Notre Dame des Monts était un ancien prieuré grangier (exploitation agricole tenue par des frères convers de l'ordre de Citeaux) dépendant de l'abbaye de Bonlieu à Carbon Blanc. « Nostre done dous montz en Buyhz » est citée le 21 Mai 1300, dans le testament d'Amanieu de Bordeaux. Elle l'est aussi en 1349 dans les revenus de l'Archevêché. C'est en 1498 une "sauvetat", une sauveté, un lieu d'asile. En 1538, les moines recevaient des « dîmes » dans les paroisses de Lège, Gujan et La Teste, ainsi que des droits d’ancrage « sur tous les navires qui viennent au port et hâvre de La Teste ». Ils touchaient aussi des droits sur les essaims d’abeilles. Les moines partirent en 1641 et les revenus de la la chapelle furent cédés, contre une rente, à la paroisse de La Teste. En ruines au XVIII° siècle, il fut projeté en 1783 d'en faire un "hôpital" ce qui aurait été, en quelque sorte, un retour aux sources. Mais  la chapelle et ses terres furent vendues comme bien national le 27 Juin 1791 et achetées par Cravey jeune pour 1550 livres.

 

NUNGESSER Charles (rue) La Teste : La Magrette    (12-10-1971)     

Aviateur français (1892 -1827). Affecté au 2° hussard en 1914, les "hussard de la mort", il fut titulaire de 43 victoires et obtint la Croix de guerre. Il mourut, avec Coli, le 8 Mai 1927 à bord de "l'Oiseau blanc" en tentant la traversée Paris New York sans escale.

 

OBSERVATOIRE (avenue de l')  Pilat plage   (27-01-1948)

Il n'y a jamais eu d'observatoire en cet endroit... Peut-être la situation de l'allée ,assez haute dans la dune, faisait qu'on y voyait assez loin ?   

     

OCEAN  (boulevard de l') Le Pyla      (24-07-1925)

       (impasse)            «         (08-09-1978)

Ancienne "Avenue centrale" puis, au delà du Figuier, Route  Nationale vers Biarritz (projet non réalisé de 1916).

A la sortie du Moulleau, il prend la suite du boulevard de la Côte d'argent. Ce nom, créé par le poète Maurice Martin (1861-1941) à l'occasion de la naissance le 20 Mai 1905 du "Comité pour la construction d'un boulevard Arcachon- Biarritz", évoque le  scintillement du soleil sur le sable et l'eau.

                                        

 ONZE NOVEMBRE (place du) La Teste : Place de la Mairie nord     (15-05-1973)

Sur cette place dont le nom évoque l’armistice du 11 novembre 1918, se trouve naturellement le Monument aux Morts. Celui-ci fut destiné, à l’origine, à honorer les 192 testerins disparus en 1914-18. On y a ajouté depuis les victimes des guerres plus récentes.

 

Le monument aux morts (ph. R.Aufan)

 

Construit par Messieurs Buthaud, artiste statuaire et Elie Chaveron sculpteur bordelais, il a été inauguré le 9 novembre 1924.Ce « retard » est dû au fait qu’il a fallu d’abord détruire les bâtiments de l’ancienne école de filles qui jouxtaient la mairie.

 Il représente deux soldats : un fantassin et un marin lequel brandit un drapeau. Sur le devant du socle, une femme ,drapée à l’antique , tient une couronne et une palme. Symbole du deuil elle pleure, le visage caché dans ses mains.  

 

OREE DU LAC (allée de l’) Cazaux  (27.11.2012).
L’allée porte le nom du lotissement.

 

ORFILA Docteur (rue du) Cazaux  (28-11-1984)

Ancienne allée des jogues (27.2.1948), les jaugues sont en gascon des ajoncs.

Médecin (1787-1853), "père de la toxicologie mondiale et de la médecine légale moderne, Professeur à l'Université de Paris, Président de l'Académie de mèdecine".

Il était né à Majorque . Il fut membre du Conseil de salubrité de la Compagnie d'Exploitation et de Colonisation des Landes de Bordeaux, qui, de 1834 à 1860 construisit et exploita le canal Cazaux-La Teste.

 

ORMES (allée des) La Teste : La Fagotière       (28-11-1984)

           

ORNON Henri  (rue et impasse)  La Teste   (17-12-1955)

Dénommée ainsi à la demande de la Section des mutilés  et anciens combattants de La Teste .

Henri Ornon, matelot cuisinier né le 26 Août 1928 à Arcachon, habitait La Teste. Il disparut en Indochine le 27 Mars 1954. Il était titulaire de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et Chevalier de la Légion d'Honneur.

 

ORONGES (square des)  La Teste : Les courlis  (28-11-1976)

Champignons.     

 

ORTOLANS (impasse des)  La Teste : les alouettes      (13-11-1992)

Bruhants d'Europe dont la chasse très appréciée dans les Landes est interdite depuis le 7 Mars 1999. C'était un  mets de choix  dont se régalaient déjà les Romains et un ancien Président de la République.... Ils s'attrapaient vivants, soit au filet, soit, dans le Sud Ouest, à la matole, piège à trébuchet, puis ils étaient engraissés avant d'être étouffés, la tête maintenue dans de l'armagnac.

Savouré lentement par le gourmet recueilli, voilé d'une serviette, l'ortolan était un "gibier-Roi".

 

OSTREA EDULIS (rue) La teste l’Aiguillon     (25-06-1997)

Nom "savant " de l'huître portugaise qui succéda à la gravette avant d'être remplacée par la "gigas", japonaise venue ....d'Amérique du Nord.

 

OSTREICULTEURS (avenue des)  La Teste   (10-02-1967)  

                                                                                                                   Le port vu de la  digue est au début du XX° siècle

 

 

Anciennement " digue Est "du port. Cette digue fut bâtie entre 1852 et 1854.

 

 

 

 

OUSTALET (chemin et  rue de l')   La Teste   (31-03-1949)

Ancien chemin vicinal N°16 du « pin franc » en 1867, il allait « des chapets au chemin de Braouet » .

Un oustalot est une maisonnette (un petit oustau), parfois écrit oustaley avec un sens familier.

Il devait y avoir là un « pin de maître » (voir pin franc)

 

OYATS (allée des) La Teste : les Marjolaines    (28- 11-1984)  

                                                                                             

 

"Arundo arénaria" ou roseau des sables se dit ici gourbet. D'après Larousse, oyat est picard et gourbet médocain.

Il est utilisé en plantation pour fixer les sables dunaires, ainsi dès 1518 près de Bayonne, et aussi pour recouvrir les cabanes.

          

Plantations d’oyats (Ph. R.Aufan)                                                                                                                                                       

 

 

 PAGNOL Marcel (avenue) La Teste : Clairbois     (28-09-1976)

Ecrivain et cinéaste français (1895-1974).

 

PALOMBES (avenue des)  Le Pyla    (24-08-1928)

"L'oiseau bleu", pigeon ramier sauvage et migrateur, «la paloume", est l'objet de passions et de gastronomie des Landes aux Pyrénées.             

     

PALOMBIERE (allée de la)     Cazaux      (28-11-1984) 

Si la palombière landaise est une longue cabane dissimulée par des branchages et des fougères, construite à même le sol, lieu de chasse et de convivialité des "paloumayres", la cazaline, comme partout sur la côte, est montée sur un pylone, parfois appelé pitey, dépassant à peine le sommet des pins comme celui des chasseurs de tourterelles.

 

                                                                              « Pitey pour la chasse » en forêt aux Gangails (Ph. R.Aufan 1980)

 

Cela n'a rien à voir avec les casemates en parpaings qui, louées très cher, hérissent et défigurent certains passages des Pyrénées basques et ont remplacé les "pantières" traditionnelles qui, attestées depuis le Moyen Age, ne sont plus qu'une dizaine.

 

 PALOURDEY (impasse du)  La Teste : Les Miquelots (27-01-1993)

Le Palourdey est un estey au sud de l'île aux oiseaux. Ecrit palourdey sur la carte de 1860, le mot vient du médiéval  palorde transformé en palourde en 1484. Le suffixe ey indique celui qui les ramasse. Transformé maladroitement en Pélourdey sur des cartes récentes, il a pu donner lieu à des interprétations erronées (pied lourd).

 

PALU (chemin de la)  La Teste    (1846)     

Le 23 Février 2000 le nom est donné à la voie qui va du boulevard du Pyla à l'échangeur du Braouet parallèlement à la voie directe. A la sortie de la forêt, il emprunte un tracé qui était celui d'une branche de l'ancien chemin  du Moulleau  en 1846.   

Lieu-dit connu sous le nom de pré de la palue (24-02-1774), le nom vient du latin puis de "palud" (1112) qui désigne un marais. Ce lieu était un fief , possession concédée par le seigneur Captal auquel on rendait hommage.    

En 1422,  Marie de Bardin fait hommage pour ce fief à Jean de Grailly . En  1476 c'est Jean de Palu  à Jean de Foix . En 1535 c'est Guitard de Podio à Gaston III et en 1604, Antoine de Podio au Duc d'Epernon, Captal de Buch .

 

PANTIERE (rue et lotissement de la) La Teste    (28-11-1984)

Filet vertical pour la chasse à la bécasse appelé ici betey.

(Voir Allée des bécasses)

 

PAPIN Denis (avenue) Zone Industrielle (16-11-1976)

Ingénieur français (1647-1714) qui travailla sur la machine à vapeur. Protestant chassé par l'Edit de Nantes, c'est en Allemagne qu'il construisit le premier bateau à vapeur, à aubes (1707).

  

PARADIS DES CANARDS (rue du) Hauts de Bordes           (04-02-1997)

On aurait pu croire (comme je l’avais fait dans la première édition de cet ouvrage) que l'humour municipal s'était appliqué à nommer ainsi cette rue proche des prés salés Est où les électeurs  tonayres (cachés dans des tonnes) pratiquent leur art .....à l'encontre des canards. En réalité, on y creusa, dans les années cinquante, une mare où des canards de différentes espèces furent élevés par M. Brunet. Ce « paradis » se visitait. C’est l’origine du nom.

 

PARC D’ACTIVITES DU PAYS DE BUCH          (23-03-2000)

Nom donné à la Zone industrielle de La Teste, à la demande du GUPI, association regroupant les entreprises du secteur.

 

PARC DE L'ESTEY (rue du)       La Teste           (22-11-1984)

L'estey est, dans le bassin, un petit chenal.

 

PARC DES EXPOSITIONS (Avenue du) La Teste Lande des deux crastes)   (23-03-2000)

                     (prolongation)                                 (24-05-2007)

 

PARQUEURS (Allée des )        (30-06-2006)

Autre nom des ostréiculteurs. Il vient de l’expression « parc aux huîtres » (1765) devenue ensuite « parc à huîtres » (1848).


La pêche des huîtres à la drague (Le Masson du Parc 1727)

                   Evocation du parc impérial de Lahillon)

 

Avant l’élevage sur les parcs, l’huître se pêchait « à la drague ».Les premiers parcs furent établis au XIX siècle : à Crastorbe et au Grand Cès en 1862, à Lahillon, au nord de l’île, en 1866.  

                                                                                                            PARIS (avenue de) Le Pyla : Pêcheries de l’Océan  (16-11-1976)

     

PASSANT (rue du)  La Teste    (26-10-1995)

Ancien "Chemin du Port".

 

Le Passant est, au droit de La Hume, la branche nord du chenal de Gujan séparé en deux par le crassat de la Matelle.

 

Le Pêcheur (Photo R.Aufan)

 

Au point de rencontre entre la rue du Passant, le boulevard de Curepipe et l’avenue du Général Leclerc, a été aménagé un petit rond point qui porte une œuvre d’art originale, représentant un pêcheur lançant son filet. Œuvre du sculpteur Maëro, elle fut acquise par la ville en 2007.

 

 PASSEREAUX (rue des) La Teste     (21-01-1998)

 

PASTEUR    (avenue et impasse)       La Teste             (19-06-1998) 

           (allée)                   Cazaux               (06-02-1965)                                            

           (avenue)                  Le Pyla Bellevue     (16-11-1976)                        

A La Teste, l'avenue Pasteur, déjà dénommée le 16-02-1896, est l'ancien "chemin de graouilla" du nom du quartier situé au sud, entre la craste darriet et le chemin de fer. C'était un lieu où les grenouilles (graouhle) étaient nombreuses. Cadastré en 1849, ce quartier est attesté dès 1621 confrontant « de nuict à la craste Darriet, du nord au chemin de Bordes » .

Louis Pasteur (1822 -1895) a démontré que la "génération spontanée des microbes " n'existait pas. Célèbre pour son vaccin contre la rage (1886) et l'Institut qui porte son nom (1888).

     

PAYS DE BUCH (avenue du)  La Teste : Les Miquelots       (28-09-1976)

Territoire des anciens "boïens" (voir ce mot), il s'étend de Lacanau au Nord à Marcheprime et Beliet à l'Est. Il regroupe donc les communes d 'Arcachon, La Teste de Buch, Gujan, Le Teich, Mios, Salles, Belin dans sa partie Beliet, Biganos, Marcheprime, Audenge, Lanton, Andernos, Arès, Lège, Le Porge, Lacanau, Saumos et Le Temple.

Souvent orthographié différemment c'est en 1336 qu'on le trouve sous cette forme.
Le Captalat n'était qu'une petite partie du Pays de Buch.

 

PECHEURS (avenue des)   La Teste   (10-02-1967)     

Ancienne jetée ouest du port.

 

PECHIC (chemin de)La Teste       (31-03-1993)

C'est le nom d'un quartier cadastré en 1810 dont on trouve la trace en 1723.

Vieux mot gascon qui a le sens de "peu de choses" ou de "lambeau" en parlant d'un tissu.

Il est aussi utilisé pour désigner une personne avare. C'est donc devenu un surnom, celui, en 1662, de Gérard de Baleste dit Péchic, oeuvrier de l'église Saint Vincent, d'un Guiraud de Taffard dit "péchicq" en 1697 et, en 1746, d'un résinier, Jean Taffard et d'un bouvier.

 

PEGUILLIERE (chemin de la)   La Teste : Bordes    (06-01-1970)

Ancien chemin vicinal N° 6 en 1867

La "pegulhe" étant le bétail, il s'agit d'un chemin dans la lande dévolu au passage des troupeaux de moutons et de vaches.

                                                          

PELLETAN Camille (rue) La Teste        (29-11-1918)

Ancienne voie Edmond Rostand, chemin vicinal N°25 sur la carte de Rebsomen, elle a été goudronnée en 1933.

Ce député d'Aix en 1880, Ministre de la marine en 1902, dans le cabinet Combes, vint à La Teste le 18 Juillet 1903 pour assister à une conférence et naviguer dans les passes. En reconnaissance, une délégation testerine composée du Maire P.Dignac et de M. Lehimas, se rendit à Paris pour son mariage et offrit une gerbe. Né et mort à Paris (1846-1915), il joua un grand rôle dans la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

 

PEPINIERE (rue de la) La Teste : les Pins verts  (28-11-1984)

 

PERDRIX (impasse des) La Teste.                                               Voie privée

Ce n'est point la peine, comme Pagnol, d'espérer chasser la bartavelle, mais par contre la grise est abondante.

 

PETIT BORDES (chemin du)  La Teste : les Chênes verts   (24-10-1977)

Le lotissement de Petit Bordes ou de la conserverie (le chemin menait à la conserverie de poissons "la Caravelle" de La Hume) a été incorporé le 22.02.1972. Les bordes étaient des bergeries couvertes de brandes ou de chaumes mais il y avait aussi quelques pins, on en dénombre 1 hectare en 1849.

Le quartier de Petit Bordes, près de l'estey du même nom, est cadastré en 1810. On retrouve déjà son nom en 1747  (voir Bordes).

 

PETIT PRINCE (rue du) La Teste      (27-06-1997)

Personnage créé, en 1943, par  Antoine de Saint Exupéry, sa rue mène à une école privée

 

PEYJEHAN (rue)    La Teste : la Migrèque           (17-02-1988)

Pierre Peyjehan aîné (7 Juillet 1749 - 27 Février 1827), juge de paix, Maire de La Teste en 1798, donna son  nom à la place de Tournon en 1855, avant d'être remplacé par celui de Jean Hameau.

 

Ce haut de porte situé à côté de la pâtisserie Marquet, a été démonté à cause de la future construction de la Poste (désormais abandonnée). Datant de 1701, il rappelle certainement la demeure d’un Peyjehan. (Ph. Studio Image)

 

Il y eut le 16 Février 1896, une rue Pierre Peyjehan qui fut débaptisée le 29 Septembre 1918 et devint rue de la Marne.

Son nom fut donc totalement occulté et ce n'est qu'en 1988 qu'il fut tiré de l'oubli et "exilé " à la Lède de la Seuve, mais son prénom n'a pas suivi. L’ajouter sur les plaques rétablirait la vérité historique et rendrait la paix à ce personnage si longtemps balloté.

Le nom de Peyjehan fut en effet porté par une illustre famille locale  issue d'un certain .... gujanais Guiraud de Peyjehan en 1593.

 

Linteau de porte avec une inscription datant de 1611 »Seigneur, tout mon désir est devant toi…Sainte Marie, priez pour nous » (in G.Labat, Le vieux La Teste 1900)

 

La mention du Conseil Municipal de 1896 concernant Pierre :"ancienne notoriété locale qui a été l'inspirateur avec l'illustre Brémontier de l'ensemencement  sur les dunes de La Teste des pins maritimes qui ont protégé et protègent encore notre ville" est inexacte car c'est  Jean-Baptiste Peyjehan jeune (14 janvier 1753-20 Frimaire An XII,1804) qui fut l'adjoint de Brémontier et l'inventeur de la  technique de protection des semis par des branchages ce qui permit la réussite des premiers semis de 1787.

Cette confusion partagée par nombre d’historiens locaux s’explique par le fait suivant : les terrains sur lesquels Brémontier fit exécuter les premiers semis étaient des sables qui avaient, avant 1762, recouvert une forêt. Celle-ci, continue, du Bernet jusqu’aux pins du Moulleau, vestige de la forêt usagère, est attestée en 1748,. Ces terrains appartenaient à François Honoré Peyjehan de Francon(1748-1804) qui entreprit de les réensemencer entre 1763 et 1772 avant de les revendre, sauf une parcelle appelée Hourn Somart, à un Daisson (1775).De nouveau recouverts à partir de 1780 ce sont ces terrains que Brémontier choisit en 1787.

Les jalousies locales firent qu’en 1791, sa cousine, veuve du notaire et juge Pierre Peyjehan (v.1720-1785) dut déclarer que ni elle, ni ses enfants, Pierre Peyjehan aîné et Jean Baptiste Peyjehan n’avait aucun droit « sur les sables d’Arcachon dont on fait actuellement l’ensemencement »

 

PEYLE  (rue de la)    La Teste : la Migrèque    (18-11-1987)

Il y avait, en 1846, un chemin rural de la Peyle. Il partait "du croisement entre le chemin des Ninots et de la Migrèque, allait vers les pins de Notre Dame  des Monts, longeait  le fossé de la Chapelle jusqu'au coin sud de Baleste, tournait à gauche, traversait le chemin des Ninots et le fossé, la troisième  branche du chemin de Brouillet et allait sur la première  au départ du chemin de la procession"!

Actuellement une partie de ce chemin est la rue de la Peyle.

En 1621, c'est la carreyre de la Peylou ; en 1781 c'est une "pièce de forêt et jauga" (ajoncs), enfin le nom d'une dune qui est celle du cimetière.

Le quartier était cadastré en 1849. Son nom évoque un pey, une éminence, dune "blanche" qui fut semée en 1818.     

 

PEYRET POQUE (rue et impasse) La Teste    (15-05 -1973)

Bienfaiteur qui a légué à la commune, en 1916, la villa Saint  Georges pour en faire une maison de bienfaisance. En plus il donna  tous ses biens dont, à Arcachon, les villas Olympe (mise à prix 12000 francs) et Toutledit (8000 francs), rue Thomas Illyricus, ainsi que deux  immeubles à Bordeaux.

Jean Edouard Peyret Poque avait acheté la villa Saint Georges en 1901 de M.Delmas.

Il meurt en 1915. Il est enterré dans le parc où son épouse Olympe le rejoindra  en I916.Il n'eut pas d'enfants, il était rentier et propriétaire.

     

PIERRE-BLOCH Gabrielle (place)     Pyla       (25-06-1997)

Epouse de Jean Pierre Bloch, ancien ministre, (Président honoraire de la LICRA) ; elle fut Commandeur de la Légion d'Honneur, titulaire de la Croix de guerre 39/45, des médailles de la Résistance et de la France Libre, ainsi que de la Croix du Combattant Volontaire. (1908/1996).

 

PIGNADA (impasse de la)  Cazaux  ( 21-01-1998)

Orthographe phonétique du nom masculin gascon  "pinhadar", la pinède.

 

PIGNOTS (allée des) Cazaux les platanes de Castera.      (28-12-2008)

 

Ce nom a été proposé par le Maire à la place de celui de « Petit airial » En effet deux conseillers avaient remarqué que la voie était une impasse alors qu’un airial est une surface étendue.

Installation des pignots(Collection privée) 

 

Les pignots sont des troncs de jeunes pins qui servent à délimiter les parcs à huitres ; disposés près du chenal, ils brisent le courant et empêchent les poissons de pénétrer, surtout les terres, raies friandes d’huîtres.

                                           

 

PILAT (chemin du Pilat)

Du bout du chemin de Braouet partait en 1846 le "chemin du Pilat" qui, par la Montagnette, allait, à travers les semis, vers l'Océan et aboutissait au gartiou (lieu de rassemblement du bétail, la plaine entre la mer et la dune de Pissens). C'est le seul chemin rural forestier classé qui  existe encore. Il le fut le 2 Septembre 1846 "pour que l'Administration locale puisse veiller à sa conservation" . Malheureusement il a été récemment fermé par un propriétaire forestier qui a clôturé sa parcelle sans que les autorités, maintes fois sollicitées, ne réagissent alors que le libre parcours existe chez nous depuis 1550...De même il a aussi été interrompu à son extrémité, au Pyla, par un lotissement privé ; mais, après procès, cette partie a été rouverte.

 

PILAT PLAGE (Rond point de)

Nom du quartier au pied de la dune du même nom.

 

PILATRE DE ROZIER François (rue) La Teste : Moulin de Braouet     ‘10-01-1987)

Passionné par l'invention de la montgolfière, il entreprit en 1783 la première ascension libre. Né en 1756, il disparut en tentant de traverser la Manche (1785).

 

PINASSE (calante de la)  La Teste    ‘16-11-1976)

La pinasse, est un bateau en pin monté pour la pêche par une dizaine d'hommes, appelé aussi au XVIII° siècle "tilholle" pour la différencier des pinasses basques de 20 tonneaux, construites en chêne et attestées dès 1545. A rames et à voile elle fut pourvue à la fin du XIX° siècle d'une dérive centrale.

Pinasses du bassin d’Arcachon par Le Masson du Parc 1727. (CLEM).

 

Elle devint, vers 1850, le bateau des ostréiculteurs et fut dotée d'un moteur à partir de 1905 gagnant ainsi le surnom de "pétroleuse".

 

                                                                                                                     Pinasse d’ostréiculteur vers 1930 (Collection privée)

 

La vogue des pinasses à voile a repris ces dernières années.

Lire « La pinasse » in Mémoire du Bassin ,des bateaux et des hommes »

 

 PINATELLE (allée de la )  Le Pyla Domaine          (26-10-1995)

Autre variation sur les "bois de pin" mais celle-ci est d'origine ... italienne et surtout utilisée en Provence, Dauphiné et Savoie .Vient du latin "pinastellus" utilisé par Apulée au IV° siècle.

 

PINEDE (allée de la)  Le Pyla, les Fauvettes       (16-11-1976)

Encore des pins...mais le mot est français et n'a jamais été utilisé localement. Il est né en 1842 du provençal "pinedo" ou "pineda" au XII° siècle.

 

PINEDE DE CONTEAU (avenue de la)   La Teste        (10-11-1987)     

Le nom s'écrit Conton en 1748, puis Coutou en 1797 , Conteau en 1849, Cantau en 1867 . Il a aussi donné "coutoum"(voir ce mot).

Le lotissement a été construit sur l'ancien "bois de Borde" qu'on retrouve sur les cartes du XVIII° siècle .

                       

PINS (avenue des) Le Pyla , l'Ermitage             (28-01-1961)

La première avenue des pins en 1937 est devenue en 1975 celle des ...galipes. Celle -ci en est proche.

 

PINS MARITIMES (rue des) a Teste : Pinede de Conteau   (21-11-1989)

"Pinus pinaster" aurait fait plus savant ....

 

PINS VERTS (rue des)    La Teste                   (28-11-1984)

Fin de la série....le pin reste en effet toujours vert !

D'après Durègne de Launaguet (1899), un lieu-dit du même nom aurait disparu sous les dunes.

 

PINSONS (avenue des)    Super Pyla 1  (28-01-1961)   

Passereau commun.

 

PIQUEY (impasse du)  La Teste : Miquelots, Hameau de Pierille    (21-01-1998)

Le Piquey est un lieu dit sur la presqu'île, autrefois dans la commune de La Teste, il est depuis 1975 rattaché à celle de Lège. Un piquey est un monticule formé par du sable apporté par le vent. Il y en a deux : le Grand et le Petit.

 

PIRELONS (calante des)  La Teste Le Hameau   (1-02-1982)

Le poisson appelé  pirelon est le grondin gris, mais c'est surtout le surnom amical des gens de l'Aiguillon, au sens de gourmands voire voraces .

Calante doit être une déformation du provençal "calanca" qui, au XIII°siècle, désignait un chemin ou un sentier avant de s'élargir sous la forme "calanco" puis "calanque" à une cale ou une crique.

 

PIREOU (de)    La Teste Miquelots, hameau de Pierille  (04-02-1997)

Un péiraou est une pierre attachée à un filet pour qu'il s'enfonce ou un pierre servant de fondation, le mot pourrait venir de là.

 

PISTE 214(Forêt usagère)     (27-06-1959)

La piste forestière 214, qui traverse la Grande Montagne, fut construite en 1951 à la demande de la DFCI (Défense Forestière Contre l'Incendie). Comme elle se trouve en Forêt Usagère, cela n'alla pas sans remous..... En effet les syndics vendirent les arbres situés sur le tracé en vertu de la transaction de 1917 conçue pour les cas "d'incendie, de cyclone ou de tout autre fléau" ce qui entraîna, le 16 Février, une manifestation des ...usagers. Comme le terrain était privé, il fut exproprié pour cause d'utilité publique le 5 Juillet 1951 (et 12 Novembre 1955). Terminée le 6 Octobre, sa réception définitive eut lieu le 5 Janvier 1952.

Voie au statut de piste forestière, la décision de l'incorporer dans la voirie communale fut prise le 27 Juin 1959, la commune obtenant à l'occasion une subvention de la Caisse de Prévoyance des Landes de Gascogne, d'un montant de "cent mille francs" par kilomètre pour sa réfection et son  entretien. Le 19 Décembre 1972, face à son utilisation de plus en plus fréquente pour desservir les plages, le Conseil Municipal demanda sans succès son classement en voierie départementale. Cependant, d’après les experts chargés de la procédure du cantonnement de la forêt, la route « dépend du domaine privé de l’Etat affecté au Ministère de l’Agriculture » et a été « rendue aux Domaines le 10 Novembre 1989 », précisant, à propos du transfert de propriété de l’Etat vers la commune qui s’engagerait à l’entretenir « cette procédure n’a pas encore abouti »

 Le bruit  qu'elle fait au passage des véhicules (dans ses parties anciennes) est dû à l'utilisation d'un revêtement spécial, mélange de sable et de goudron, inventé lors de sa construction.

 

PIVERTS (allée des ) Les Pins de Cazaux        (18-09-2000)

                         Confirmation          (29-03-2005)

Le pic vert s'attaque, à coups de bec, aux insectes qui nichent sur les arbres.

 

PLAGE (avenue)    Le Pyla                     (06-11-1975)   

       

PLATANES (rue des)  La Teste Lot Triscos      (13-08-1971)

Ancien chemin du Puyoou ou du Pujeau qui menait au moulin.

Combien de fois n'a-t-on, étant enfant, rapporté, à l'automne, des feuilles de platane à l'école pour les dessiner. Mais cet arbre familier semble, de nos jours, attirer particulièrement les élagueurs.

 

PLATANES DE CASTERA (Les)  Lotissement à Cazaux

Voir Castéra

 

PLOS Gustave Fernand (rue)   Clef de Cazaux       (31-06-1996)

                             Les Pins de Cazaux (prolongation)      (18-09-2000)

                             Confirmation       (29-03-2005)  

Né le 4 Juillet 1861 à Orbieu dans l'Aude, décédé le 12 Février 1934 à Cazaux, il fut conseiller municipal de 1891 à 1910. Il tenait une épicerie Avenue de Verdun et était propriétaire d'un terrain rive gauche du canal. Sa veuve, Adélaïde Dumeil, donna à l'Hospice civil de La Teste une maison de 8 pièces à l'angle du canal et de la route de La Teste. En échange la commune pourvut à son hébergement dans cet établissement jusqu'à la fin de ses jours.

 

PLUVIERS (avenue des)   Super Pyla (28-01-1961)

Echassier migrateur.

 

POILUS (rue des) La Teste (29-11-1918)

Surnom donné aux combattants de 1914-18 qui, dans les tranchées, n'avaient pas toujours le temps de se raser.

Le dernier poilu français, Lazare Ponticelli, s’est éteint le 12 Mars 2008.

 

PONTHUS DE THIARD (allée) La Teste : Nouveau Logis    (28-11-1984)

Poète français (1521-1605), membre de la Pléiade.

 

PORT ( Allée du Hameau du) La Teste Le hameau du port  (27-06-2006)

 

PORT (rue du)   La Teste   (13-02-1847)                                          

   La rue du port en 1912 (Collection privée)                       

 

            Ancien  chemin du Port depuis 1750, il va en 1847 de la place de Labie au "moulin du pré" (situé sur la placette plantée de platanes devant l'ancien Hôtel Ostréicole, moulin, dessiné par Léo Drouyn en 1851, qui existait déjà en 1776). Il a failli s'appeler rue du 14 Juillet en 1855, sous le second empire, mais ce fut refusé.

Un "chemin du port " fut dénommé le 23.11.1959, de la rue Lesca à l'Avenue des Huttiers, il fut remplacé par la rue du Passant, il n'en reste que la "contre allée du port".

 

PORTE TENY (rue) .Cazaux: lotissement communal       (06-02-1965)

Viendrait de la déformation d'une expression gasconne locale, "porte t'en i" qui signifie : portes t'en ici ( des choses).

 

PORTES DE L'OCEAN (boulevard des) La Teste: les Miquelots   (27-01-1993)

Amorce de la voie qui mène à la Dune et ... beaucoup plus loin aux plages océanes.

 

PORTES DU BASSIN (allée des) La Teste        (30-06-1992)

Encore une porte mais celle-ci est une impasse et ne mène pas au bassin !

Le lotissement a été crée en 1985.(voir Pyla)

 

PORTES DU PYLA (rue et impasse)

Deux voies qui irriguent le lotissement situé à droite de l’allée de l’hôpital. Ces « portes » sont à plusieurs kilomètres du Pyla qui traditionnellement ne commence qu’à partir du sommet de la « côte de Gaume », à l’est c’est La Teste même si un scribe du XIX° a qualifié, par erreur, de « Pyla » les forêts qui vont jusqu’au « cabaret des pins ».

 

PORTILLON (impasse)     La Teste    (06-01-1970)

Ancien chemin vicinal N°1 de Bordes fermé par un  portillon sur la voie du chemin de fer.

 

POUSSIN Nicolas (rue)      La Teste : Les Gouardes     (28-11-1984)

Peintre français (1594-1665).

 

PRAIRIAL (allée)  Le Pyla    (16-11-1976)     

Neuvième mois du calendrier Républicain, du 20 Mai au 18 Juin . C'est le mois où l'on fauche les prés.

     

PRAT André  (rue et square)   La Teste : Clairbois     (15-05-1973)

Né le 19 Octobre 1897 à La Teste, il y est décédé le 25 Avril 1955 . Industriel, il fut nommé conseiller  municipal par arrêté préfectoral le 18 Août 1942 en remplacement de M. Brülh, démissionnaire.

 

PRES FLEURIS (allée des)     La Teste: N. D. des Monts  (26-10-1995

 

PRES DES GREENS (rue Les..) La Teste      (14.09.2006)

Donnant sur le chemin du Moulleau. Ce lotissement, comme son voisin « Les greens de Brémontier» est à côté des gazons du golf…

                                                                

PRES SAINT JEAN (allée des) La Teste      (01-07-1991)

La Fontaine Saint Jean, d'où sourdait la craste douesse ou douce, était une fontaine actuellement ruinée, située au pied du grand chêne à l'angle sud-est de Branquecourau. Jean Hameau, en 1807, écrivait à son propos : «le lieu  est surtout renommé, depuis un temps immémorial, par la bonté de l’eau qu’il fournit ».      

                                                                                                            Ce qui reste de la fontaine (Ph. R.Aufan)  

                                                                                                                                                                                                

La tradition dit qu'on y allait, jeunes mariés, y accrocher un mouchoir ou y jeter des pièces de monnaie. Célèbre aussi pour prévenir les maladies des yeux, cette source cadastrée sous le nom "de fontaine de dévotion" en 1810, n'est pourtant jamais mentionnée par les autorités religieuses de Saint-Vincent ou de Notre-Dame des Monts ! Ce n'est qu'à la fin du XIX° siècle qu'on en parle dans la plupart des guides touristiques d'Arcachon !                                                           

Pourtant, les prés qui s'étendaient au devant, actuellement marécageux  faute de drainage, étaient, au début du XX° siècle, le lieu de fêtes populaires, (elles ont été dépeintes par le poète Gilbert Sore) : on allait y pique-niquer au milieu des marchands de gâteaux appelés "millas".

Il semble que les prêtres aient alors participé à la fête plus ou moins profane puisqu'on dit que, vers 1920, la manifestation fut arrêtée parce que le curé avait été bousculé dans le marais !

Le lotissement fut autorisé en 1987 et incorporé en 1993.

 

 PRES SAINT VINCENT (Allée des)     La Teste.       (10-11-1987)  

 Saint Vincent est le Saint patron de la paroisse de La Teste dont le vocable, certainement antérieur, apparaît au XIII° siècle. Il s'agit vraisemblablement du diacre mort à Saragosse en 304, patron des vignerons. 

Saint Vincent (Tableau, église de La Teste)

 

En effet il y eut beaucoup de vignes à La Teste, en 1827 on en comptait encore 180 hectares. Il en reste encore quelques rares pieds. (voir allée des vignes)                                                                                                                                                                                                                               

Le lotissement fut autorisé en 1986 et incorporé en 1993.

 

PRES SALES (impasse et rue des)    La Teste     (28-01-1961)                                            

Depuis que La Teste existe, les prés salés sont source de conflits :

-entre habitants et seigneurs jusqu'en 1550  quand celui-ci leur accorda, du moins la tradition s'en établit alors, des droits d'usage, en particulier au "coup", terreau pris sur ces padouens pour servir d'engrais

-entre les captaux et le Roi d'Angleterre puis de France, les deux affirmant leur souveraineté et le Roi gagnant en légalisant la sienne au XVII° siècle sur les "lais et relais de la mer" et sur les terres recouvertes par la marée. C’était en effet le cas, avant qu'on ne construise la route d'Arcachon (1845) de tous les terrains entre la mer et le quartier de Bris (La lisière du Golf). Cela n'empêcha pas les seigneurs du XVIII° siècle de concéder le domaine public maritime à des particuliers ce qui relança jusqu'à nos jours le conflit.

-entre les propriétaires et la commune : l'Etat restant, au XIX°, souvent spectateur ou partisan   permettant ainsi l'endiguement des prés salés Est en 1869 puis ne réagissant pas au coup de force des propriétaires endiguant illégalement les prés salés Ouest en 1938 . Mais la nature veillait : cette digue s'effondra en 1942 et une partie de la  digue Est fut emportée en 1951. Cela relança les conflits (bornages, procès) et si la partie Est resta privée, l'Ouest, bien que « privé » lui aussi, réintégra le Domaine Public Maritime. Dans cette dernière période de conflits, la brèche de la digue ouest fut de nouveau colmatée, ce qui changea radicalement la végétation des "prés salés" qui sont maintenant coupés de la mer.

                                        

                                    Le port de La Teste et les prés salés ouest à marée basse en 1965. (Collection R.Aufan)

 

         Le conflit s'est ensuite déplacé puisque ce sont les riverains et les usagers du port d'une part, le Conseil Général gestionnaire du port de La Teste d'autre part, qui se sont opposés à la Commune en ce qui concerne le futur aménagement des prés salés Ouest, l'Etat essayant de jouer un rôle d'arbitre et de proposer, dans le cadre du Schéma d'Aménagement de la Mer, un compromis qui, repoussant la solution d'un port en eau profonde, beaucoup trop risquée, permettrait celle d'un port d'échouage, couplé à un stockage à terre.

La dernière municipalité élue en 2001, décida, avec l’aide de l’Etat, un aménagement écologique conciliant  la nécessité d’avoir une zone d’épandage (eaux douces), une zone d’eau salée et le reste en « nature » avec des sentiers piétonniers. Les travaux ont commencé en 2007 et se poursuivent. Les opposants, qui,  en mars 2008, reprirent la mairie, refusaient ce projet et  proposaient, pendant la campagne électorale, une remise en eau totale avec des plages, ainsi qu’un un port de 400 places au-delà de la digue, couplé à un port à sec. En ce début 2011 la situation sur le terrain n’a toujours pas évoluée et la réalisation donne satisfaction, la mairie y organisant même des visites…

 

PRES TREMBLANTS (chemin des )La Teste : Bris      (21-11-1964)

Anciennement dénommés "Trembleyre" et désignée communément sous le nom de "tremblants" par les habitants, cette zone fut, jusqu'en 1841, inondable et recouverte lors des grandes marées. C'est la construction de la route d'Arcachon qui la protégea de la mer . Mais cette zone de convergence entre les ruisseaux de la Craste douce et du Laurey d'une part et le chenal du Hourquet d'autre part, est restée très instable, à preuve les nombreuses crastes qui, de part et d'autre de la voie directe (du Golf au Centre commercial), la traversent et la drainent.

                 

PRES VERTS (place des)  La Teste      (28-11-1984)

Comme pour les pins, c'est une évidence...

Le lotissement fut autorisé en 1984.

 

PROCESSION (chemin de la) La Teste      (1846)

Partant du chemin de Brouillet, il allait vers La Hume, en traversant  les chemins de Maugis et Cap lande, longeant  la petite douesse et le fossé du Moulin de la Lande, il rejoignait la route  départementale. Actuellement seule en subsiste la partie au nord de la voie directe. Le Lundi de la Pentecôte, les Testerins y attendaient les Gujanais et Teichois dans le bois de Bordes pour ensemble conduire, par ce chemin, la procession à Notre-Dame des Monts.

     

PROVENCE (allée de)     La Teste : Les chênes verts   (13-10-1984)     

Province, française depuis 1481.

       

PRUNUS (Rue des)  La Teste : Pinède de conteau    (22-06-1990)

Nom de famille latin des pruniers.

 

PYLA (boulevard du)     (16-11-1976)  

Ancien Chemin vicinal N°59 de La Teste au Pyla  longtemps appelé Boulevard Louis Lignon  (seule la partie Est a conservé ce nom). Le changement de nom se fait au niveau du « pare feu du centre ». Historiquement, la station de « Pyla sur mer » était (comme en témoignent les plans d’origine) délimitée par les lignes de crêtes de Pissens.

Mais depuis quelques année la volonté de s’étendre vers l’est est manifeste certaines associations n’hésitant pas à revendiquer tout le territoire jusqu’au rond-point de l’Hôpital. Cela vient de l’erreur commise par un scribe ignorant qui, au XIX° siècle, donna le nom générique de pilat à toutes ces parcelles forestières, alors qu’elles avaient des noms spécifiques. (voir la carte des semis)

Les travaux de la route furent adjugés le 7 janvier 1929. Il avait été prévu,  le 10 Mars 1926, qu'elle  emprunterait le chemin de la craste douce, ce fut le 7 Septembre 1937

Celui de Bris dit aussi de Brémontier qui fut choisi. D'une longueur de 4300 mètres sur 13 à 15 de large, elle menait à la  station de "Pyla sur mer" qui fut ainsi dénommée par le Conseil Municipal le 23 Septembre 1930.

Cartouche sur la carte du lotissement prévu

en 1915  

 

Cette station, avant qu'on harmonise récemment tous les noms par une décision aussi  arbitraire qu'injustifiée, était  la seule à porter le nom de "pyla" puisque il fut inventé en 1915 par son créateur Meller, pour évoquer, les "portes du bassin" par référence au grec thermopyles (les portes chaudes), le but étant de flatter le besoin d'exotisme des futurs acheteurs.

La dune s'appelait du Pilat et, à ses pieds on trouvait logiquement la station de Pilat-Plage.

                   Pilat-Plage en 1915 (livret de présentation du futur lotissement)