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LA TOPONYMIE DE LA
TESTE DE BUCH Dictionnaire critique
des rues et lieux-dits Par Robert AUFAN |
Mise
à jour en Janvier 2010.
Du
même auteur :
Guide des marais et forêts des bords du lac de Cazaux. SHAA, Arcachon, 1988.
L’industrie des goudrons en
France. Actes du 1° symposium international sur les
goudrons de bois. Biskupin, Pologne, 1993.
La naissance d'Arcachon, de la
forêt à la Ville, 1823-1857. SHAA, Arcachon, 1994.
Les origines de l'Ostréiculture arcachonnaise. SHAA, Arcachon, 1995.
La ville d'hiver d'Arcachon (3° Edition revue et
augmentée). SHAA, Arcachon, 1999
La Teste de Buch racontée par ses rues et lieux dits. SHAA, Arcachon, 2000.
Le Patrimoine des communes de Gironde (Canton de La Teste). FLOHIC, Paris, 2001.
Articles divers dans le bulletin de la Société Historique et
Archéologique d’Arcachon.
En
collaboration
Etude
écologique de la forêt usagère de La Teste (SEPANSO- Ministère de
l’Environnement- 1979)
Etude
économique et propositions d’aménagement de la forêt usagère de La Teste (SEPANSO-UER l’homme et son
environnement, MIACA-1979)
Le Pilat, la grande dune et le Pays de Buch. Arpège, 1983.
Histoire des produits résineux landais : les méthodes artisanales de fabrication des poix, brais et goudrons, de l'époque gallo-romaine à nos
jours.
SHAA, Arcachon, 1990.
Les premiers ostréiculteurs. Actes du colloque sur
l’ostréiculture. Gujan-Mestras, 1994.
Une Histoire du Bassin. Mollat, Bordeaux, 1995.
Léo Drouyn, les albums de dessin : Le bassin d’Arcachon et la Grande
Lande. CLEM, 1998.
Sites internet :
« lesproduitsresineux.free.fr »
« naissancedarcachon .free.fr»
«http://r.aufanforetusagere.free.fr»
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d'édition est donc rigoureusement interdite. En tout état de cause, toute
diffusion des documents devra comporter l’indication d’origine.
Il
y a maintenant bientôt huit ans, je rédigeais une étude intitulée « La Teste de Buch racontée par ses rues et
lieux-dits ». Depuis La Teste de Buch s’est enrichie de nouvelles
rues, et quelques noms ont changé. En relisant ce travail, j’ai aussi repéré des erreurs et des insuffisances.
C’est pourquoi, les premières éditions étant désormais dépassées, j’ai décidé
de le remanier entièrement, de le corriger (près de 110 notices l’ont été), de
le compléter (en ajoutant les nouvelles rues) et de l’enrichir (avec, par
exemple,70 nouvelles photographies et illustrations).
Quant
au choix d’Internet, il est dicté plusieurs raisons :
-
sa souplesse qui permet de maintenir le texte à jour.
-
la possibilité de mettre des photographies en couleur, ce qui n’avait pas été
le cas pour les éditions papier.
-
son libre accès enfin et la possibilité pour le lecteur de signaler des erreurs
ou d’envoyer ses commentaires à l’auteur.

Page de garde des deux premières éditions : La Teste en
1778.
Allégorie de Neptune protégeant le port de La Teste ,
extraite de la carte de Charlevoix de Villers
( Société
Scientifique d’Arcachon) Ph.R.Aufan
On
devine, sur ce dessin, le château, l’église, le port du Caillaou et, au premier
plan, le canal venant du lac de Cazaux, prévu par Charlevoix de Villers, mais
qui ne fut pas réalisé.
Introduction
I-QUE SIGNIFIE « LA TESTE DE
BUCH » ?
A
l’origine les premiers vocables sont « caput
boïorum » puis « testa in
bogio » et enfin La Teste de Buch. Buch
est donc la déformation de boïorum qui
signifie « des boïens ».
Mais
si le nom évoque une peuplade locale, les boïates
(et nom les boïens venus de Bohème avec lesquels on les a souvent confondus),
La Teste n’a jamais été la « tête »,
la capitale de ce Pays de Buch (celle-ci s’appelait Boïos et se trouvait à l’embouchure de la Leyre), et ce ne
fut, au Moyen âge, que le centre du Captalat
de Buch (La Teste + Gujan + Cazaux).
Le
sens de Teste est donc plus imprécis.
Le mot «caput» peut
se traduire par tête qu’il faut donc
exclure, mais aussi, selon les auteurs, par extrémité
(Quinte Curce) ou embouchure (Jules
César).
Ce pourrait donc être l’extrémité du pays des boïens et donc peut-être le cap qui s’avance dans la mer, ce qui
correspondrait au promontoire Sud-Nord qui englobait alors l’actuelle « île aux oiseaux » et repoussait l’embouchure de la Leyre au Nord-Ouest.
La région au début de notre ère : « Le cap du pays des Boïens ? (dessin R.Aufan d’après F.Manaud 1971)
L’abbé Baurein, en 1786, parle du Cap de Buch évoquant nombre de
géographes qui l’assimilaient avec le promontoire
Curian, du grec Ptolémée. Mais à cette époque on ne pensait qu’au Cap
Ferret.
Enfin,
sur nombre de cartes anciennes, en particulier celles de Nicolas Sanson
(1600-1657),il est indiqué « La Teste de Buch ou Cap de Buch ».
D’autres,
partant de Cicéron pour qui testa est
une coquille de mollusque, et d’Horace qui l’emploie pour l’huître, ont relié
le mot aux huîtres effectivement
consommées dès l’époque romaine.
Enfin
certains considèrent que c’est un terme de relief. Il est vrai qu’avec ses
dunes anciennes, c’était aussi le point le plus haut du pays de Buch.
II-L’EVOLUTION DE LA POPULATION

Extrait de l’introduction de la seconde édition
(2000).
La
population de La Teste, comme le montre le graphique, s'est au fil des temps
considérablement étoffée, et parallèlement ses traditions se sont estompées.
Or, un Pays qui n'a plus de mémoire est un pays qui se meurt...ou se transforme
!
C'est
pourquoi, bien qu'estrangey pour les
puristes - j'ai passé toute mon enfance à ....Arcachon - mais la majorité des "Testerins" le sont
aussi...,j'ai entrepris ce travail.
En
effet, jamais un inventaire systématique n'a été réalisé malgré les très
nombreuses recherches de Jacques Ragot, dont j'ai, dans la mesure du possible,
tenu le plus grand compte et celles d'Edgar Courtès, qui, dans ses manuscrits
déposés aux Archives Municipales de La Teste, a consigné ses souvenirs.
Ce
travail est cependant imparfait.
En
effet , il aurait fallu le faire il y a une trentaine d'année quand les
anciens, nés à la fin du XIXe siècle et nourris des souvenirs de leurs parents,
étaient encore parmi nous, "Un vieux
qui disparaît c'est une bibliothèque qui brûle" dit-on souvent...
De
plus, nombre de noms, surtout pour les lieux, sont issus des profondeurs du
passé et d'un parler gascon médiéval qui, comme l’a dit le Professeur Jacques
Bernard, "n'a guère laissé de traces
écrites et se survit toutefois dans l'onomastique : noms de lieux et de
personnes, sobriquets et chaffres".
Chaque
petit terroir avait en effet son propre dialecte et les habitants de chaque "pays"
avaient l'habitude de se forger un "patois" particulier, fait de mots
nouveaux et populaires qui, transmis par voie orale, n'ont jamais figuré dans
les dictionnaires.
Le
seul ouvrage entièrement utilisable est donc celui de Pierre Moureau qui date
de 1870. Ce "Dictionnaire du patois
de La Teste" est malheureusement très incomplet et l'auteur constatait
déjà que "le patois qu'on entend
encore n'est déjà plus qu'un mélange de français et des patois des familles
étrangères qui sont venues depuis peu tripler la population".
Aussi
la ressource essentielle pour les noms locaux est-elle constituée par les
archives mais un autre obstacle surgit, c'est celui de l'orthographe.
En
effet, les notaires n'écrivaient pas toujours de la même façon ; quant aux
cartographes, la plupart du temps francophones, la transposition des noms
gascons qu'ils entendaient donne parfois des résultats étonnants ; enfin les
différents scribes qui ont recopié au fil des temps les documents (cadastres,
archives municipales....) ont aussi, sans le vouloir, changé l'orthographe,
voire le sens des mots.
La
conséquence de toutes ces remarques, c'est que le conditionnel est assez
souvent utilisé et que parfois le lecteur trouvera la mention "sens
inconnu" que j'ai préférée à des interprétations douteuses.
III-L’EVOLUTION DE L’URBANISATION ET DE LA
TOPONYMIE LOCALE (1708 à nos jours)
A
La Teste, jusqu'en 1847, les adresses, dans un pays où tous se connaissaient,
se limitaient à l'énoncé du quartier. C'est cette année-là que les rues
testerines reçurent systématiquement un nom.
Auparavant
la commune comportait en effet plus de
chemins que de rues. Une partie de ceux-ci a été recensée et classée en 1847, les autres
étaient beaucoup plus anciens. La plupart sont repérables car ils correspondent
à des rues actuelles mais pour certains, ce n'est pas évident, faute de
cartographie et surtout à cause du
développement de la ville qui, de nos
jours, ne les respecte plus guère.
En
effet, nombre de lotissements ont été autorisés sans exiger que les chemins
ruraux qu'ils chevauchaient et détruisaient, deviennent des voies publiques et
ne soient pas obstrués par des clôtures ou des constructions.
J'ai
essayé de les retrouver d'après les indications données en 1847 et en m'aidant
des cartes signalées dans la bibliographie . J'espère ne pas m'être trop
trompé.
J'ai
choisi une présentation alphabétique des
rues afin de faciliter les recherches, mais malheureusement elle masque
l'évolution de la toponymie communale
que je vais donc préciser.
Carte de Claude Masse-1708
Au
XVIIIe siècle, il n'y a que 2 "rues" (les chemins du port et de Bordeaux) et deux places (de Lavie
et du Saubonna), pour le reste, les
habitants s'orientent en fonction des lieux-dits correspondant à des activités
(moulins, réunion des troupeaux…)ou à des noms de propriétaires.

Carte de
Belleyme(1791) : Les relevés sur le terrain sont antérieurs puisque les semis
Peyjehan-Brémontier ne sont pas portés. En fait, les relevés ont été effectués
par Mesnil, qui travaillait pour Cassini, en 1762, Belleyme ayant été chargé
ensuite de graver les planches qui seront publiées plus tard. Quant aux noms, il y a des erreurs de
situation (Abatilles…)
Mais
les places reprirent très vite leur nom et jusqu'en 1846, un seul patronyme
nouveau apparut : celui du Préfet Tournon.
Son action fut certes bénéfique mais il faut noter qu'il était encore en
fonction à Bordeaux quand
son
nom fut retenu !
C'est
1846 la grande année avec la
dénomination officielle (qui reprend des noms utilisés depuis des temps
immémoriaux) de 36 chemins.
Puis,
en 1847, ce sont 25 rues qui sont baptisées : les noms utilisés sont puisés
dans les principaux sites ou édifices (églises, port, gare, hôpital...), les
lieux voisins auxquels ces rues permettent d'accéder, les bienfaiteurs du
pays,
sans oublier les anciens seigneurs.
La Teste en 1875.
Carte du Conseil général
Il
faudra attendre 1883 pour voir apparaître de grandes figures nationales (Thiers, Gambetta, Chanzy) ou locales (Peyjehan) ainsi que la rue du Quatorze
Juillet. En 1885, à peine un mois après sa mort, on honore Victor Hugo, suivi en 1896 de Carnot,
Favre et Lamartine, et, en 1898, de Pasteur
et Ferry, mélangés à des notables
locaux (Hameau, Lalesque, Lalanne).
C'est
tout pour le XIXe siècle. Il n'y a guère de différence avec les autres communes
françaises quant au choix des célébrités : comme partout les souvenirs de la
Révolution ont été effacés, comme d'ailleurs ceux de la Monarchie de Juillet
(le duc d'Orléans, honoré car il
était venu en 1839, perd sa rue dès
1848).
Les
édiles testerins sont en effet très prudents voire conservateurs :
Voltaire et Jean Jacques Rousseau ont été refusés en 1900, et Pierre Mendès France
le sera en 1982..! De la même façon les acteurs locaux, trop jacobins, de la
Révolution sont exclus, ainsi du seul Général que compta La Teste :
Nicolas Cravey (La Teste 1767 - Saint Domingue 1802) ou de Turgan dont on
supprima le nom.
Les
élus suivent l'air du temps comme ils le feront dès la fin de la guerre de
1914-18 avec, jusqu'en
En
1925, commence l'urbanisation du Pyla.
A
partir de là, nous allons avoir, jusqu'en 1928, des séries : 6 végétaux et 9
oiseaux locaux entrecoupés de quelques lieux-dits et couronnés pour finir, en
1933, par le nom du créateur de la station, Meller.
Cela reprendra de 1935 à 1938 avec 5 végétaux supplémentaires.
Plan du
lotissement du Pyla établi en 1915.
Le
boulevard promenade prévu en front de mer n’a pas été réalisé et la
municipalité, imposant des rues à intervalles réguliers, a préservé le libre
accès à la mer.
Pendant
cet entre deux guerres, le bourg, qui n'évolue pas, s'est enrichi de trois
personnalités locales (Loude, Mouliets,
Daussy) tandis que Cazaux, où il n'y a encore que des voies
traditionnelles, a honoré le commandant Marzac.

Carte d’André
Rebsomen : La Teste-bourg en 1935
Le
20 Mars 1940, une instruction ministérielle demande aux Maires de changer les
noms des rues "qui ont reçu le nom
d'hommes s'étant réclamé de l'Internationale Communiste" tout en leur
laissant le soin d'apprécier pour ceux qui , "par leurs erreurs ou leurs fautes ont contribué à précipiter
notre patrie dans sa ruine ".
En
Avril 1941, le Préfet donne une liste de noms prohibés dont : Jaurès, Blanqui, Guesde, Vaillant, Sembat...,
mais ces noms n'existaient pas à La Teste et la municipalité n'eut même pas
besoin d'appliquer les directives concernant l'hommage à rendre à Philippe Pétain répondant que c'était déjà fait depuis...1918.
C'est
ensuite l'après guerre, mais hormis les noms de
De Gaulle, du 18 Juin, de la Libération, ce dernier uniquement à Cazaux (!), d’un résistant, Doré, et de la commune sinistrée de May sur Orne, notre filleule, la guerre
n'a pas apporté de grands bouleversements toponymiques. Deux nouveaux noms sont
apparus (Jaurès, à cause de la
sensibilité politique des élus de l'époque) et Sémiac une personnalité médicale locale.
Puis
c'est Pilat Plage qui démarre, peu d'originalité là encore si ce n'est deux
noms basques pour promouvoir le "style Gaume", puis, toujours en
1948, c'est Cazaux qui se dote de 24 noms de rues, la plupart du temps en
honorant des personnalités locales (anciens élus, combattants des deux guerres
disparus au combat ) et, comme au bourg, quelques grands personnages (De Gaulle, Jaurès). Au bourg d'ailleurs,
avec les certitudes qui tombent sur le sort des disparus, on honore les
résistants déportés qui ne sont pas revenus (Dheurle, Larrieu).
De
1949 à 1959, 13 nouveaux noms apparaissent, tous locaux sauf pour deux disparus
(Leclerc et De Lattre). On honore
aussi le premier Testerin tué en 39-45 (Dignac)
et le premier mort testerin de la guerre d'Indochine (Ornon). Apparaissent aussi quelques oubliés (Clémenceau et Gallieni).
A
partir de là, La Teste va commencer, avec les lotissements, une urbanisation
qui ne s'est plus arrêtée.
Si,
au début, on continue à prendre des noms locaux, très vite, les nouvelles rues
se multipliant, les séries vont réapparaître, certains lotissements vont
devenir de véritables volières, d'autres des arborétums, des aquariums, des
expositions mycologiques. On utilisera aussi
les vents, les signes du zodiaque, le calendrier républicain (non qu'un
vent révolutionnaire ait soufflé sur La Teste
mais pour la poésie des noms), les provinces françaises, les peintres,
les écrivains, les compositeurs, sans oublier les marins, les explorateurs...
Pendant
ce temps, on épuisera, base de Cazaux oblige, les listes d'aviateurs célèbres
et par souci pédagogique, les savants, les inventeurs, les techniciens, surtout
dans la zone industrielle dont la première rue est baptisée en 1976.
Il
y eut aussi des variations sur la forêt, la mer, les lieux-dits du Bassin et
j'en passe certainement.
Se
promener dans les rues de La Teste, permet donc d'enregistrer un savoir quasi
encyclopédique et j'espère que ce petit ouvrage y contribuera.
Il
faut cependant noter que pendant cette même période, les responsables se sont
efforcés de rappeler les noms locaux (chemins, lieux-dits, personnalités) et
cela dans des proportions importantes puisque plus de 70 % des noms actuels
sont d'origine locale et souvent gasconne. Cela ne fut pas toujours du goût de
tous les élus puisqu'en 1973,l'un d'entre eux estima, lors du Conseil municipal
du 15 Mai, que les "dénominations
locales devaient être évitées".
Depuis
que, au début des années 70, le bourg a été ceinturé par la « voie
directe »,les vides intérieurs ont été
systématiquement urbanisés alors que les zones extérieures étaient sauf
au sud (Les Miquelots) et à l’ouest (entre l’échangeur et l’Hôpital). C'est un
phénomène qui, dans l'avenir, devrait se stabiliser voire s'arrêter.
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La
Teste en 1954 : face à l’église, le marché n’existe pas encore et à
l’ouest ce ne sont que prairies et champs (AM. La Teste)
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La Teste en 1965
(collection R.Aufan) La
Teste en 1971 (id°)
Sur ces deux photos,la voie directe n’existe pas encore, ls
prairies ui, en 1965, enserrent le bourg
sont,six ans plus tard, déjà grignotées par une urbanisation qui ne va plus s’arrêter.

La Teste en1998(collectionR.Aufan)
La Teste en 2008 (photo Google earth)
En 2008, le bourg s’est
densifié de plus en plus, mais l’urbanisation de la forêt au-delà de la voie
rapide est enrayée
En
effet, dès 1978, la commune, face au risque d’urbanisation galopante, a décidé
de classer la plus grande partie du massif boisé testerin en "espace
boisé classé à conserver", ce périmètre a ensuite été "inscrit
à l'inventaire des sites" (1978 et 1979)et la plus grande partie
en a été, le 28 Juin 1994, "classée au titre de la loi de
1930" parachevant ainsi la politique de protection commencée
quinze ans plus tôt, enfin la majorité de ces terrains sont désormais concernés
par la directive européenne connue sous le nom de Natura 2000.
Ces
textes devraient rendre impossible la « consommation d’espace » contre laquelle s’est déclaré, dans la
presse, le nouveau Maire, élu le 16 Mars 2008, déclaration modérée par celle de
son adjoint à l’urbanisme qui, lors du Conseil municipal du 29 avril
Le site classé à
l’ouest du bourg tel que défini en 1994.
Les parties en jaune font partie du site inscrit
en 1979. Le classement les a englobées (sud du Pyla +) ou les a ignorées (ouest
de l’hôpital, Miquelots) ce qui a permis de les urbaniser.
Le litige actuel concerne essentiellement la
partie au nord de la route du Pyla qui n’est concernée que par la directive
« Natura 2000 » et que la précédente majorité avait gelée
La
conséquence la plus visible sur la toponymie locale, si ces textes sont effectivement respectés par les générations
actuelles et futures, sera que l'urbanisation périphérique, s'arrêtera d'elle
même pour laisser place à une densification des zones déjà urbanisées, soit par
le remplissage, à l'intérieur et en périphérie immédiate, des espaces libres,
soit par la construction d'immeubles dans le centre, politique qui a déjà
commencé.
Dans
ces conditions il est vraisemblable que le nombre de voies nouvelles diminuera,
inversant ainsi la tendance inflationniste que le pays a connu ces dernières
années. Leur trouver des noms sera alors plus facile d'autant que le patrimoine
local est encore riche de ressources onomastiques.
Robert
AUFAN
La Teste de
Buch, Juin 2008
Plan de l’ouvrage
Introduction
(ci-dessus)
I Que signifie La Teste de
Buch ?
II L’évolution de la population
III L’évolution de
l’urbanisation et de la toponymie de 1708 à nos jours.
I-Les Rues de La Teste, Pyla
et Cazaux
1-Quartiers cadastrés et lieux-dits du bourg de La Teste.
2-Quartiers disparus du bourg.
3-Quartiers et lieux-dits de Cazaux.
A-Lieux-dits de la lande.
B-Lieux-dits des semis :
a-
au nord de la forêt usagère.
b-
à l’ouest et au sud de la forêt usagère.
C-Lieux-dits de la forêt
usagère.
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